26 décembre 2016

Miracle quoi ?...

Cela faisait un petit moment que cela me trottait dans la tête, j’ai décidé d’aborder un sujet personnel et, comme d’habitude, je me suis révélée incapable de le faire de façon synthétique. Je ne pouvais pas parler de rythme de vie, d’organisation, de relation au sommeil / réveil / levé en 3 petits paragraphes. Impossible. Pour me faire pardonner, je vous offre donc quelques gifs, histoire d’illustrer et d’animer un peu pour faire passer la pilule l’article.
(après, comme d’habitude, rien ne vous oblige à tout lire !)


En cette période de digestion post Noël pré-jour jour de l’an, je ne vous parlerai pas de régime (aucun risque ! le gras, c’est la vie !) mais d’un « phénomène » apparu aux USA aux alentours de 2012 et qui a fait grand bruit en France cette année suite à la traduction du livre phare qui le porte : le Miracle Morning. Notez que je n’ai pas lu le livre en question, je n’en ai pas l’intention (sauf si on me le prête / offre / donne). Ce qui m’a inspiré cet article provient uniquement de ressources du web (blogs, sites et forums).

J’ai commencé à m’intéresser au Miracle Morning via un regard biaisé, en soupirant « encore un phénomène marketing qui nous « vend » un truc qui existe depuis belle lurette après en avoir refait le packaging ».

En effet, qui ne connait pas l’expression « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt… » ?
Elle ne date pas d’hier et elle est fondée.
Je me suis quand même renseignée sur le Miracle Morning (histoire de ne pas mourir bêtement bouffie d’a priori) ; en toute honnêteté, je n’ai pas changé d’avis, par contre ça n’empêche pas que je trouve que le concept soit bon. Sinon, il n’existerait pas depuis belle lurette et ne ferait pas autant jaser.

En fait, je suis convaincue qu’associer un levé (très) matinal régulier à des activités bien ciblées, organisées et planifiées ne peut pas faire de mal, à condition de ne pas rogner sur son besoin en sommeil et de se sentir mieux en prenant du temps pour soi le matin (ce qui est loin d’être le cas pour tout le monde).
C’est donc à chacun de décider de ce qui est bon pour lui, une « recette » ne peut pas plaire et fonctionner de façon universelle. Nous avons tous des rythmes et des contraintes différents.
Si je reste sceptique, c’est donc plutôt vis-à-vis du ton dogmatique de certains articles sur le sujet.

(j'ai vraiment du mal avec les injonctions)
(ça ne contribue pas à me mettre bon poil)

Surtout que je connais des personnes qui n’ont pas eu besoin du « phénomène Miracle Morning » pour savoir qu’elles sont du matin, se lever tôt et se bouger. Chez ces veinards, c’est un fonctionnement naturel et là je ne peux que saluer ma Chapardeuse, qui s’est toujours gentiment moquée de mes petites difficultés à me sortir du lit le matin.

Pourtant, je ne suis pas à proprement parlé une personne qui se réveille tard (tout est relatif, me direz-vous). C’est juste que je n’apprécie pas spécialement de me lever. Je suis si bien sous ma couette.  Certains jours, c’est même carrément difficile d’en quitter la protection, si je n’ai pas assez dormi (ou qu’il fait 12°C dans la chambre, mais ceci est une autre histoire).
Je me lève quand même. Il faut juste ne pas m’adresser la parole et me laisser zoner au moins 3/4 d’heure, le temps que j’arrive à quitter mon mode zombie.
Quant à me taper dès le réveil une combo méditation – sport – lecture – écriture et je me bourre le mou de « phrases de winers » et yeah ! le monde sera à moi.
Non.
Juste.
Non.


Mais alors, me direz-vous, pourquoi m’intéresser au Miracle Morning ?

Tout est parti d’une citation du Dr Royant-Parola, spécialiste du sommeil, tirée d’un article paru le 06 avril 2016 sur LCI.
« Cette méthode a également le mérite de mettre en place une sorte de sas de mise en route entre le réveil et le départ de la maison. Mais cela vaut même dans le cas où on ne choisit pas de se lever si tôt. Le fait de prendre son temps diminue l’état de stress du sujet. On n’est pas obligé d’écrire ou de faire du sport comme le préconise l’auteur, même s’il est effectivement possible d’être productif si tôt le matin. Mais ne pas être dans une course effrénée dès le matin redonne à l’individu du temps pour lui et c’est une bonne chose. »
Il n’est donc pas utile / nécessaire de suivre le concept à la lettre, je pense même qu’il est fondamental de se l’approprier pour l’adapter à nos besoins, sinon on risque d’en perdre tous les bénéfices et d’en sortir encore plus stressé.

Pour ma part, avant même de m’intéresser au Miracle Morning, il s’écoulait déjà jusqu’à 2 bonnes heures entre mon réveil et mon départ pour le travail. Mon sas de sécurité était déjà là.
  • Je suis clairement du genre « slow morning », j’ai besoin de prendre mon temps, de protéger ma bulle. Il ne faut pas me bousculer.
  • A cela s’ajoute le fait que je suis une marmotte : j’ai un gros besoin en sommeil, depuis toujours.
    C’est un véritable besoin, pas une lubie. Un fondamental sur lequel je ne peux pas rogner.
  • Du coup, impossible de me lever trop tôt si je veux quand même profiter un minimum de mes soirées.
    Il faut bien un
    équilibre entre les deux : me coucher avec les poules ne me motive pas plus que ça.
  • Ensuite, je fais déjà pas mal de sport (souvent entre midi et deux) donc il ne me parait pas indispensable de me coller au yoga avant le petit déjeuner.
(on a dit yoga, pas Yoda, pffff, allez, va prendre un autre café, tu en as besoin)
(la force, visiblement, ça ne suffit pas)

Tout ça mit bout à bout, je n’ai pas intérêt à suivre la « recette » du Miracle Morning.
Est-ce gênant ? Non.
Par contre, m’inspirer du concept me botte : mieux me canaliser à partir du moment où je me réveille pour gagner en bien-être, c’est motivant.
Mais, par pitié, qu’on ne me parle pas d’efficience.
Le faire « pour réussir », non ; au passage, je trouve cette manie américaine de toujours mettre en avant la réussite comme source de motivation bien puante (ça n’engage que moi).
Je ne dis pas que réussir est mal (bien au contraire) mais en faire son seul but dans l’existence me sidère ; j’estime que c’est une source de mal-être, de culpabilité, de malaise social et que le poids de ce genre d’injonction sociétale est nuisible, d’autant plus qu’elle n’est pas franchement compatible avec certaines valeurs qui me tiennent à cœur.

Enfin, revenons à nos moutons, heu, non, pas les moutons, on parle de routine du réveil, là, ce n’est pas le moment de commencer à compter des bestioles frisées pour se rendormir…

Quand j’ai ciblé ce qui pouvait m’être utile dans le Miracle Morning, j’ai défini mes objectifs en les recroisant avec mes contraintes / limites personnelles.
Il n’était pas question pour moi de me faire mal.
Ce qui m’a motivée, c’est de réussir à partir au travail à 8h tapantes sans me lever plus tôt ni avoir eu la sensation de courir – au contraire – tout en ayant pourtant :
  • Bouclé ce dont j’ai besoin pour bien entamer ma journée.
  • Pris le temps de réaliser des choses qui me tiennent à cœur.
  • Sur un rythme serein.
(si seulement j'étais aussi choupi au réveil...)

Ce que j’apprécie déjà en me levant tôt, c’est que je me lève pour moi, pour des réalisations personnelles, et non juste pour aller trimer au boulot. Ne cherchez pas plus loin l'explication au fait que mon sas de mise en route ne date pas d’hier.
J’ai commencé par noter ce que je faisais le matin et repéré qu’il m’arrive très souvent de me disperser. Changer la chronologie de certains items a remédié à cela. Ensuite, je me suis déroulé un petit programme indicatif ; il restera souple et adaptable, car le but principal est d’éviter tout effet anxiogène.
Premier constat ? Il n’y a plus de place pour allumer le PC et naviguer sur Internet, sauf si cela remplace la lecture (pendant le petit déjeuner) ; je dois être capable de lire ou naviguer sans déborder, donc me contraindre à faire tenir mon petit déjeuner sur le temps imparti, là où j’avais trop tendance à laisser déborder (le nombre de fois où je suis arrivée en retard au boulot à cause d’un roman ou d’un article de blog… autant s’éviter ce stress-là !).

(si vous n'êtes vraiment pas du matin, inutile de vous faire du mal !)

Au final, rien de révolutionnaire, juste la volonté de me sentir mieux et d’avoir du temps pour moi.
En réalisant certaines petites tâches le matin, je suis certaine qu’elles ont été faites, c’est ça de moins à faire en rentrant du travail, et de la culpabilité évitée si je n’ai pas d’énergie à y consacrer à 20h.

Je termine 2016 avec l’objectif de tester cette petite routine adaptée du Miracle Morning.
Reste à savoir comment m’organiser, le soir, pour replacer mes autres activités et centres d’intérêts au cœur de mes préoccupations. Je songe en particulier à l’écriture, qui a énormément souffert depuis deux ans.
Je me demande comment je pourrais me recentrer, passer moins de temps sur Internet sans pour autant « lâcher » complètement mes blogs et forums de prédilection, prendre le temps d’écrire sans non plus tout sacrifier à cette passion chronophage.
Et surtout, écrire de nouveau pour le plaisir, sans nourrir la moindre visée éditoriale.
Cette année, j’ai vraiment eu du mal à me mettre devant mon PC dans la perspective de bosser de 21h à 22h30… alors qu’en semaine, c’est le seul créneau dont je dispose.

(allez ! on y croit !)

Le weekend, je pense que des sessions de travail le matin (en sabordant la routine façon Miracle Morning de la semaine) seraient peut-être plus efficaces et me laisseraient mes soirées libres pour me faire plaisir devant un film, un reportage ou une série.
Les journées resteraient consacrées à mes autres contraintes et loisirs, d’autant plus qu’en 2017, j’aimerais reprendre l’équitation, ce que je ne cesse de repousser, générant ainsi une véritable frustration.
Avant cela, je dois assainir mes finances pour avoir les moyens de m’offrir des cours sans tirer la langue. Du coup, cela  fait pleinement partie de mes principaux objectifs.

Est-ce que je vais tenir la distance avec cette version simplifiée et aménagée du Miracle Morning ? On verra bien.

Ce qu’il ne faut jamais oublier…
« L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt… mais profite à ceux qui se couchent tard ! »

Nous n’avons pas tous besoin du même temps de sommeil, et ça, ça fait une sacrée différence.

Mais un jour, je vous le dis, à force de mignonitude, les marmottes domineront le monde…

(marmotte powa !)

5 commentaires:

  1. Quelle belle manière de recycler un concept neuneu pour te permettre de mener toutes tes envies de front ! Perso, je suis bien plus efficace le matin pour écrire, mais ça ne vaut que le week end. La semaine, mon chien me promène pour me réveiller.
    Et pour mon cas, qui dit lève-tôt dit couche-tôt. Tu es autorisée à te moquer aussi (d'ailleurs tu ne t'en prives pas ! ^^).

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    1. Tu noteras quand même que je ne me suis pas moquée à ce sujet depuis très longtemps. D'ailleurs, je ne l'ai même pas abordé lors de notre dernier tea-time ! ;)

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  2. J'ai tout lu et c'était passionnant ! En réalité, je trouve les questions que tu t'es posée très pertinente et ta façon de t'approprier la méthode me parle complètement. J'ai toujours été du matin, dans le sens où je suis une lève-tôt. Par contre, j'avais le sentiment que me lever tôt ne m'aidait pas forcément à m'organiser, à faire des trucs que je devais faire ( genre écrire, ou des fois juste, faire un brin de ménage avant le boulot), j'étais plus du genre à broyer du noir en buvant mon café à l'idée de la belle journée qui m'attendait au boulot ^^ Et puis j'ai découvert youtube et là, c'était cool pour broyer du noir sans en avoir l'air ^^
    C'est pour arrêter cette spirale que je me suis intéressée au MM, mais comme toi, j'ai horreur qu'on me donne des injonctions, et je n'ai jamais pu m'imaginer répéter des affirmations devant ma glace, genre: t'es une winneuse, tu vas l'écrire ton putain de roman et tu vas gagner plein de sous avec! :D Et tu vas perdre du poids, en prime ! Go!!!
    Non, ça c'est pas moi non plus. Par contre, j'apprécie de plus en plus mon réveil tonique avec 10 15 mn de sport ( rien de violent, je n'ai pas envie de faire du jogging sous la pluie tous les matins, je reste au chaud !) et du temps pour écrire avant le taf. Chacun sa méthode, je crois, il faut respecter ses besoins d'abord, comme tu l'expliques si bien :-)

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  3. Kikou !
    J'arrive ici après avoir lu l'article d'Aemarielle et je suis bien d'accord avec vous deux sur le contenu : s'approprier des techniques qui marchent pour nous aider à mieux gérer notre vie, je dis oui !!! :)
    Et j'ai beaucoup aimé le ton humoristique et enlevé de ton article.
    Maintenant, deux ans et demi plus tard, ce serait cool de rajouter un Edit à ton article pour faire le point sur ce qui a marché ou pas. :)
    Bisous !

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    1. Deux ans et demi plus tard ?
      Heu... j'ai vaguement tenté il y a 6 mois et ce fut bref : j'ai vite arrêté de me faire du mal. *rires*

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