12 août 2013

Une année de lecture numérique

Depuis 1 an, j’expérimente avec bonheur la lecture numérique d’ebooks sur liseuse (sous format .epub).
À peine quelques mois avant l’achat de ma « bestiole », j’étais persuadée que mon attachement au livre papier serait un frein à mon enthousiasme… argument vite balayé au final.
La liseuse est de loin le meilleur investissement que j’ai jamais fait en matière de gadget électronique : 
  •  Aucun souci technique à ce jour
  • Très bonne qualité de lecture
  • Poids plume
  • Pratique à emporter partout (elle se glisse dans n’importe quel sac)
  • Évite d’avoir du stock de romans qui prend de la place chez soi
De façon étonnante, ce dernier point s’est révélé particulièrement important ces derniers mois.


Je n’ai pas arrêté de faire du tri pour essayer de « virer » un maximum de romans lus, et même jamais lus, pour faire de la place, car j’en manque. C’est un crève cœur. Avec la liseuse, je peux acheter autant d’ebooks que je veux, en lire tout autant, sans avoir à me soucier de leur conservation.
Je ne suis pas un hamster. Je lis pour le plaisir immédiat de découvrir un texte, pas pour celui de stocker. Je n’envisage pas de vivre dans une bibliothèque.

Après 1 an de lecture numérique, les chiffres sont parlants : j’ai toujours une pile à lire énorme de romans papiers en attente de lecture, mais ma pile à lire électronique ne cesse elle non plus de s'étoffer. Par contre, elle tourne vite et mieux. Ces dernières semaines, j’ai lu plus d’ebooks que de romans papiers.
Parce qu’ils sont plus pratique à promener partout.

De plus, passer à la lecture électronique fait évoluer mes habitudes de consommation. De nouveaux modes de découverte des textes et des auteurs se mettent en place et j’ai testé, pour mon plus grand bonheur…
  • Les librairies 100% numériques : immatériel.fr et Feedbooks sont mes deux « fournisseurs officiels de came » : du choix, jamais aucun souci pour payer ou récupérer les fichiers acquis, pratiques, proposant régulièrement des offres promotionnelles, et pas obsédées par les DRM.
  • Les feuilletons : Passeurs d’ombre (NumerikLivres), Chronique d’un amour fou (Éditions Láska), et très bientôt Toxic (Walrus), je suis convaincue par le format. Surtout que le 1er épisode est gratuit, cela permet de s’assurer que l’on accroche avant de poursuivre.
    Je ne m’arrêterai pas là, je surveille d’ailleurs la sortie du Serpentaire (Éditions Láska).
    Comme « par hasard », les 3 éditeurs cités sont des éditeurs 100% numériques… mais j’ai entendu dire que des éditeurs traditionnels qui croient au numérique et sont proactifs dans le domaine sont aussi dans les starting-blocks pour sortir des feuilletons. J’ai hâte de voir ça.
    (en tout cas, les feuilletons c’est à découvrir avec modération, on devient vite accro)
  • Les classiques d’œuvres libres de droit : mis en ligne gratuitement, je n’aurais jamais pensé à les acquérir sous format papier pour les (re)lire. Merci à Feedbooks, à ce sujet, car le site propose une offre intéressante.
  • Les systèmes d’abonnement : j’expérimente depuis environ 1 mois le système des Éditions Láska. Cet éditeur de romance m’a convaincue d’essayer, bien que ce ne soit pas mon genre de prédilection, et je suis très agréablement surprise. La qualité des textes est irréprochable et celle des ebooks presqu’autant (pour une raison qui m’échappe, un certain nombre de couvertures ne s’affichent pas sur ma liseuse, c’est un détail mineur mais ennuyeux). De plus, je m’y retrouve côté rapport prix / lectures. Certes, il y a des textes que j’apprécie plus que d’autres, c’est normal.
    Par contre, je ne multiplierai pas les abonnements en souscrivant auprès de multiples éditeurs, afin de conserver l’opportunité de papillonner. L’abonnement est une solution valable avec les maisons d’édition dont on apprécie les parutions et dont on lit un minimum de titres / séries de façon régulière.
Du côté du rapport aux auteurs, pour le moment je n’ai pas vu de réelle différence, car je n’ai pas encore exploité Adopte un Auteur. Surtout, je ne cherche pas forcément à discuter avec les auteurs que je ne connais pas personnellement. Je m’approprie mes lectures, autant que possible je rédige un retour sur ce blog, je le communique sur Mort-Sûre, j’en parle avec mes amis (s’ils ont lu aussi) et cela s’arrête là.
Pas timide mais presque.
J’ai tout de même sauté le pas du côté des Éditions Láska en laissant quelques commentaires, en espérant que les auteurs ne s’en formalisent pas trop (c’est le risque, encore faut-il qu’ils soient validés). Je verrai bien ce que cela donnera.
Par contre, avec les auteurs que je connais personnellement, c’est autre chose, surtout que je les suis sur Facebook, en général, ce qui fait que j’essaye de me tenir au courant de leurs parutions. Je n’hésite pas à les encourager quand ils parlent de leur projet ou à leur faire un retour plus personnel.

Et le livre papier, dans tout ça ? Je ne l’abandonne pas pour autant.
Tout d’abord, il y a des maisons d’édition qui n’ont toujours pas compris qu’un ebook 20% moins cher que son homologue papier "grand format", les lecteurs sur liseuse et tablettes estiment que c’est de l’arnaque… moi la première. La plupart des gros éditeurs ne nous laissent pas d’autre choix que d’acheter la version papier de leurs romans car leur politique numérique n’est pas attractive.
Pour ma part, c’est psychologique, il faut que le prix de l’ebook soit équivalent à celui d’un livre de poche (je suis maintenant bien placée pour savoir que les plateformes de distribution sont gourmandes, donc je n’attends pas non plus un prix trop bas, il faut bien qu’auteur, éditeur, correcteurs, illustrateur, infographiste et j’en oublie soient rémunérés). Mais il ne faut pas abuser.
De plus, il y a des romans qui ne sont tout simplement pas disponibles en ebooks.
Ensuite, il y a ceux que l’on veut en papier… parce que l’objet livre est très beau, ou que son achat est l’occasion de discuter avec l’auteur et de rapporter une dédicace, lors d’un salon ou d’un festival.
Enfin, il reste les œuvres graphiques : BD, artbooks, romans graphiques, impossible de les acheter autrement qu’en version papier. Du coup, depuis 1 an, c’est dans une librairie spécialisée, L’Hydragon de Niort, que j’ai le plus dépensé côté achats papiers, en dehors des évènements (Utopiales, Zone Franche, Imaginales).

Reste que mon année de lecture numérique est un succès total, je me félicite régulièrement d’avoir osé sauter le pas.
Le résultat, c’est que mon entourage s’y met aussi. Des amis que je pensais incorruptibles se laissent tenter à leur tour… 

2 commentaires:

  1. Bilan plus que positif de mon côté aussi. Et croire qu'il y a trois/quatre ans, j'étais über contre...

    RépondreSupprimer
  2. Tout pareil ici ! Le numérique, c'est super, et c'est loin d'être la mort du livre papier ^^

    RépondreSupprimer