11 novembre 2016

Pulpeuse fiction

Roman chick-lit de Sophie Noël, paru aux éditions City.

Il y a des petits romans pétillants, comme ça, sur lesquels on a la chance de tomber et de dévorer. Ensuite, on est pris de l'envie de les coller dans les mains de toutes ses copines, parce qu'on sait que la lecture leur fera du bien. C'est exactement l'impression sur laquelle je reste après la découverte de Pulpeuse fiction, que j'ai eu la chance de recevoir dans le cadre d'un partenariat entre l'éditeur et le forum Mort Sûre.
Quand je pense que j'ai failli passer à côté de cette petite pépite feel good par manque de temps !


Car feel good, Pulpeuse fiction l'est, de façon incontestable.
Tout d'abord par le style narratif adopté par l'autrice, qui colle complètement à la personnalité de son héroïne. Ensuite par les tribulations de Victoire, sa façon de voir les choses, de les subir parfois et de réagir toujours, même s'il lui faut à certaines reprises être poussée dans ses retranchements pour défendre ses propres intérêts, tellement elle est adorable de nature.

Pourtant, accrocher autant à ce roman n'était pas gagné me concernant, car j'avais peur d'une énième romance véhiculant certaines valeurs dont je me sens de plus en plus éloignée. Le roman possède clairement quelques petits trucs qui m'ont fait tiquer. Cependant dans son ensemble il est tellement sympathique que je n'ai même pas envie de développer les points sujets à retenue.

Tout ce qui compte, c'est que la lecture coule de source et que passer du temps en compagnie de Victoire, ses amies et ses collègues, c'est un peu comme s'enrouler dans un bon plaid, une tasse de thé à la main.

Pourtant, n'allez pas croire que tout est rose dans le monde de cette jeune femme. Si le titre ne ment pas et qu'elle est en réel sur-poids au début du roman, ce n'est pourtant pas son principal problème. Elle souffre surtout d'un manque de confiance en elle, en particulier dans certaines situations, qui s'avère handicapant. Ce qu'il y a de terrible, c'est que c'est un cercle vicieux : elle stresse, réagit à côté de la plaque ou s'exprime mal, se sent ainsi ridicule, cela dégrade encore son estime d'elle-même et c'est reparti pour un tour...
Ce que j'ai apprécié, dans ce roman, ce n'est donc pas seulement la lutte pour retrouver un poids de forme "socialement acceptable" mais surtout le combat que mène Victoire, jusqu'au bout, pour gagner en assurance. Surtout qu'avec une si belle personnalité, il serait bien dommage qu'elle continue à se cacher.

En plus de tout cela, on retrouve le type de situations chères aux autrices de chick-lit, souvent décalées, drôles, avec des clins d’œils qui rappellent forcément des expériences que nous faisons tous et des imbroglios qui sont un vrai plaisir à suivre. Pas vraiment de grande surprise, certes, mais aucune déception ! Ce roman se boit comme du petit lait et, quand Victoire panique et se ridiculise toute seule, ou quand quelqu'un profite de sa gentillesse de façon mesquine, on a vraiment envie de la soutenir (ou de lui offrir un bon verre de vin pour décompresser !) et non pas de lui claquer le museau. C'est à cela qu'on reconnaît un bon auteur, Victoire attire la compassion et on rêve d'une amie comme elle, là où d'autres personnages seraient juste des cruches imbuvables.

Si vous n'avez pas le moral, que vous êtes victime d'une baisse de forme ou tout simplement que vous avez passé une sale journée, vous savez sur quel titre vous pouvez miser pour vous sentir moins abattu !

Accro à ses copines, à son chat et à ses soirées pizza-vidéo-pinard, Victoire est une gaffeuse invétérée. Avec ses rondeurs en trop, cette prof de collège de trente ans passés a bien du mal à trouver le prince charmant. Son dernier amoureux l'a même quittée pour devenir... prêtre ! De quoi la faire douter de son sex-appeal.
Mais Victoire possède une détermination à toute épreuve. Quand elle rencontre Arnaud, un beau prof de musique, elle a le coup de foudre. Bien décidée à le séduire, elle commence un régime. Sauf qu'Arnaud ne semble pas prêter attention à sa pulpeuse prétendante.
A-t-il déjà une petite amie ? Pour en avoir le cœur net, elle fouille dans son casier. Mais, forcément, elle se fait prendre la main dans le sac par Axel, le sexy surveillant du collège. Pour acheter son silence, il lui propose alors un
deal : une liaison avec elle. C'est là que les ennuis commencent...

Les plus du roman :
- l'héroïne hyper attachante, façon girl next door
- les persos secondaires qui ne sont pas en reste
- l'écriture et le style pétillants
- les coulisses du métier de prof

2 commentaires:

  1. Sans ton avis, je crois que je serais passée à côté de ce titre, mais je crois que je vais garder ce roman sous le coude, pour les périodes où le moral est un peu en berne...

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    1. Je te l'ai mis de côté, si tu veux le lire ;)

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