1 août 2016

Lectures de juillet

Comme je l'avais prédit le mois dernier, le bilan de mes lectures de juillet est plutôt chargé, car j'ai bien profité de mes congés pour me poser au jardin sous mon figuier préféré (chaise longue, chapeau, lunettes de soleil, cocktail à portée de main, avez-vous besoin d'un dessin ?).

Du coup, vous êtes prévenus, ce bilan est long. Difficile de faire autrement...

J'ai débuté mes congés avec une série de romances, histoire de buller. A moindre frais car elles ont été acquises pendant l'opération ebooks à 0,99 € proposée fin juin par les éditions Bragelonne / Milady / Castelmore. J'ai ainsi boulotté 2 romances contemporaines et 3 romances historiques.
C'était sympa mais j'ai vite préféré basculer sur autre chose*.

* à traduire, pour ceux qui me connaissent, par "en fait, ça m'a vite gonflée ; surtout les romances historiques".

J'ai débuté ces lectures avec Baiser sucré, le 1er tome de la série Cupcake Club de Donna Kauffman, paru aux éditions Milady. Je n'ai pas grand-chose à en dire, je suis plutôt déçue par le traitement global du sujet. Je suppose que ce roman basculera dans la catégorie "vite lu, vite oublié". Je suis d'autant plus confuse que je crois que Melindra l'a aussi acheté, par ma faute, car j'avais lu un autre titre de cette même série il y a quelques années et que j'en avais un bon souvenir. Bon, bref, passons.



J'ai enchaîné avec 3 romances historiques de Sally MacKenzie, traduites par Pauline Buscail, pour les éditions Milady. :
- Lord Ned à tout prix & Lord Jack à tout prix, tome 1 et 2 de la série La duchesse des cœurs.
- Le duc mis à nu, tome 1 de la série Noblesse oblige.
En fait, j'ai payé Lord Jack à tout prix au prix normal en pensant qu'il serait aussi sympa que le tome 1 et... pas du tout ! J'ai été sacrément déçue.

 

Concernant Lord Ash à tout prix, j'ai du coup hésité à lui donner sa chance, forcément. J'ai laissé l'idée de côté pour le moment, inquiète à l'idée d'y retrouver les défauts du tome 2 (ça fait cher payer la déception, au final, et ce n'est pas comme si je n'avais pas une pile à lire débordante).

Comme Le duc mis à nu est aussi une (très grosse) déception, je ne poursuivrai pas non plus la série Noblesse oblige. J'arrête-là les frais côté romance historique, pour le moment.

Le dernier ebooks à 0,99 € lu en juillet est le roman La meilleure chose qui me soit (jamais) arrivée de Laura Tait et Jimmy Rice, traduit par Claire Allouch, toujours pour les éditions Milady.
J'ai un avis qui peut paraître mitigé sur ce roman car, d'une certaine façon, je l'ai trouvé plutôt longuet.
Pourtant, il coule tout seul et j'ai beaucoup aimé tout un aspect du traitement des relations entre les personnages, l'auteur n'hésitant pas à pointer du doigt leurs actes manqués, autant ceux de leur passé (pendant la transition lycée / études) que ceux du présent.

Puis j'ai particulièrement apprécié le regard que pose Alex sur Holly, lorsqu'ils se retrouvent à Londres, surpris du décalage entre ce qu'elle est et ce qu'elle promettait de devenir, surpris qu'elle ait "oublié" ses rêves... au final, tout s'explique, et de plus c'est justement ce regard qui va en partie permettre à Holly de se secouer.
Au final, c'est un bon roman, une belle surprise, et celui qui m'a le plus séduite parmi les romances testées pendant mes congés ; seulement, il est à réserver aux amateurs de contemporain pur et dur.


Après cette série de romances, il fallait que j'en revienne à des "valeurs sûres", des romans conseillés par des amies ou dont je savais qu'ils ne me décevraient pas. Je ne me sentais plus trop aventurière.

J'ai commencé avec les courts romans Légion et A fleur de peau, tomes 1 et 2 de la série Légion de Brandon Sanderson, traduits par Mélanie Fazi, éditions Orbit / Le Livre de Poche.
Ces romans ont été une véritable bonne surprise, pas seulement par le concept développé mais aussi par le fait qu'il est particulièrement bien exploité, à mon sens.

Si le 1er volet de Stephen Leeds pose le concept en question, le deuxième le complexifie... Stephen est en effet très particulier. Surnommé "Légion" par ceux qui l'étudient (ou tentent de le faire...) il vit avec ses hallucinations, qu'il préfère nommer "aspects", chacune possédant sa personnalité, ses propres spécialités et... une certaine dose de folie. Ce qui est impressionnant, c'est que pour Stephen, elles sont belle et bien réelles même s'il a conscience de leur nature 'imaginaire', ce qui l'oblige sans cesse à adapter son environnement à leur présence.
Stephen est-il fou ou juste à ce point dépassé par son propre génie qu'il est obligé de se créer des avatars pour le canaliser ? Peu importe. Il arrive à vivre avec et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'est jamais seul !

Au final, ces romans sont des petites enquêtes simples, efficaces, avec un des personnages à la fois complexes et attachants (chaque aspect étant génial à sa façon et apportant beaucoup !). Avec, en fil rouge, la crainte de Stephen de perdre pied pour de bon. Car tout n'est qu'une question de maîtrise...
Du coup, gros coup de cœur pour ma part !

 

Après cette excellente surprise, j'en ai eu une autre avec Les ombres de la ville, tome 1 de la série urban fantasy Hantée de Maureen Johnson, traduit par Maud Desurvire pour les éditions Michel Lafon Poche.
La couverture est magnifique, cependant ne vous laissez pas piéger : elle n'a aucun rapport avec le roman à part ce qu'on devine en arrière plan... en effet, elle donne une impression très romanesque et si c'est ce que vous cherchez, clairement, vous serez surpris (dans le sens "sans doute déçus") car ce roman est un thriller fantastique et que son héroïne n'a rien d'une sentimentale dégoulinante de mièvrerie.

Bien que destiné à un public young adultLes ombres de la ville esquive ainsi pas mal de travers fréquent dans la littérature destinée à cette cible marketing. Ce roman met en scène une narratrice parfois déconcertante de maturité et dotée d'un humour caractéristique. En effet, Rori exploite à fond ses origines dans certaines situations : elle "débarque" de sa Louisiane natale, venant d'une petite ville construite en plein milieu d'un marais et son éducation, la relation étrange qu'elle partage avec ses parents et ses expériences lui offrent une personnalité très particulière, indépendante, et il lui faut au moins ça pour accepter ce qui lui arrive à Londres et s'y adapter.
J'ai aimé la façon dont l'auteur a situé son intrigue, les personnages qui gravitent autour de Rori, les amitiés qui se nouent et surtout les membres de la nouvelle brigade des Ombres. Surtout que l'histoire de cette dernière est pleine de surprises.
J'ai hâte de lire la suite !


Entre la lecture de deux romans, j'ai profité d'un passage à ma librairie BD de prédilection pour mettre la main sur Vingt mois avant, le tome 11 de la série De Cape et de Crocs d'Ayroles et Masbou, paru aux éditions Delcourt.

Ce tome 11 est plutôt à lire comme un début de spin-off de la célèbre série, car on suit les aventures d'Eusèbe, le lapin beaucoup trop mignon et naïf pour son propre bien, dont on se demandait ce qu'il avait bien pu faire dans cette galère...
Ceux qui connaissent la série comprendront la référence, j'encourage les autres à rattraper, car c'est vraiment un bonheur à lire. Je n'en parle pas plus : inutile de spoiler.
Vivement la suite, en tout cas !


J'ai aussi glissé un "guide pratique" au milieu de mes lectures, à savoir le titre Je trie, je range, je respire ! de Geralin Thomas, paru aux éditions France Loisirs.
Alors, je sais bien, acheter un livre dans une optique de désencombrement, c'est un peu contradictoire, cependant c'est un achat que je ne regrette pas, bien qu'il arrive trop tard dans ma démarche. Le livre est bien conçu, avec des illustrations inspirantes et surtout il respecte différents styles de vie (il n'impose pas le minimalisme aseptisé).


Après ce petit aparté BD et guide pratique, je suis revenue à une série urban fantasy destinée à un public young adult dont j'ai déjà parlé, à savoir Les faucheurs, une série qui esquive elle aussi les clichés romanesques qui ont tendance à me faire grincer des dents.

J'ai boulotté Gant rouge et Coeur noir, respectivement les tomes 2 et 3 de la série de Holly Black, traduits par Jean-Daniel Breque pour les éditions Fleuve.
Je n'ai que du bien à en dire, seulement par volonté de ne pas spoiler, je vais éviter d'en parler plus que ça. J'y ai retrouvé les qualités de Chat blanc, le 1er tome, toujours aussi bien exploitées et la série se tient parfaitement sur les trois tomes.

En fait, je reste surprise qu'elle ne semble pas plus connue que ça, car je la trouve excellente.
Surtout que le prix à payer par les faucheurs quand ils font usage de leur "don" n'est pas esquivé. La dureté des rétro-chocs fait même partie intégrante de l'intrigue, et ce n'est pas rien de le dire.
Honnêtement, si vous aimez les héros en demi-teinte, l'urban fantasy et que les familles dysfonctionnelles ne vous font pas peur, lisez cette série !

 
Toujours dans mon trip série, j'ai aussi repris la lecture des Charley Davidson, parce que l'urban fantasy reste ce que j'ai envie de lire en ce moment (OK, si je suis honnête, c'est ce que j'ai tout le temps envie de lire). Je n'ai rien à ajouter de plus que ce que j'ai déjà dit dessus le mois dernier... Avec un personnage comme Reyes, forcément, l'été parait encore plus chaud !
En effet, l'auteur continue d'y aller à fond dans le fan-service et j'avoue que certains passages m'ont vraiment fait marrer... non mais, des fans club ? sans déc' ?

Blague à part, ce n'est pas ce qui fait l'intérêt de la série à mes yeux, j'avoue que l'humour de Charley et ses légers troubles de l'attention payent bien plus à mon niveau. Ainsi que les intrigues, évidemment, qui font de ces romans des page-turner efficaces.
Pour le moment, je me suis arrêtée au tome 4 (que j'ai relu pour me remettre les détails en tête) et j'ai hâte de poursuivre, même si je fais une petite pause avant d'enchaîner.

 

Enfin, j'ai terminé ce mois de juillet avec un autre roman de Brandon Sanderson, dans un genre complètement différent de ceux dont je parlais plus haut.
En effet, L'âme de l'empereur est incontestablement de la fantasy, il n'a de ce fait rien en commun avec les titres de la série Légion, si ce n'est la plume de l'auteur : toujours aussi efficace, il est parvenu à écrire encore une fois un roman concis et pourtant juste parfait, équilibré, à l'opposé des pavés auxquels la fantasy m'a habituée.

Si vous ajoutez à cela l'ambiance, la complexité de la magie particulière, l'usage des spiritampes... j'ai dévoré ce petit bijou paru chez Le Livre de Poche, au point d'en désirer une suite. Je me demande en effet si Shai arrivera à retrouver le Fou impérial qui l'a trahie. Par sa faute, elle se retrouve prisonnière des Arbitres et de leurs intrigues de cours, contrainte d'employer son art (que les Arbitres en question considèrent pourtant comme blasphématoire... comme quoi, quand le pouvoir est en jeu...) dans un délai intenable pour tenter l'impossible : créer un simulacre de l'âme de l'empereur.

Je n'en dis pas plus... je me contenterai de le conseiller aux amateurs de fantasy inspirée par l'Asie (ici, l'auteur s'est ouvertement inspiré de l'histoire de l'art Chinois et de la Corée, la post-face du roman est tout aussi passionnante à lire !).


Le bilan de juillet se termine (enfin !) et je vous promets que celui d'août sera beaucoup plus court !

7 commentaires:

  1. J'aime beaucoup Brian Sanderson et tu me donnes envie de lire L'âme de l'Empereur. Moi, une auteur inspirée de l'Asie ? *sifflote*

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    1. Justement, je te l'ai mis de côté et j'allais te le proposer, je pense que tu vas beaucoup aimer ! (on le rendra à sa légitime propriétaire à la conv')

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    2. Oui, et moi j'essaierai de te rendre les bouquins que tu m'as prêtée d'ici là ! (Merci encore, ça m'a fait un bien fou).
      Célia

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    3. Vraiment pas d'urgence, on fera le point sur notre trafic de romans en octobre. ;)

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  2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  3. J'ai découvert Charley à la fin de l'été (oui, je suis un peu longue à la détente!) et j'ai avalé les 5 premiers tomes en une semaine. Vraiment très efficace, et elle me fait beaucoup rire!

    D'autres lectures sympas à ce que je vois, même si je suis déçue pour toi pour la série des Lord... J'avais bien aimé le 1, mais je vais attendre pour la suite je crois!

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    1. Lord Ned était sympa, c'est vraiment la suite que j'ai trouvé... très bof. Mais bon, une amie vient de me mettre un roman avec du Highlander inside entre les mains et il en est tombé, j'ai vraiment du mal avec les romances ces derniers temps (ça passe ou ça casse).
      Je me retiens d'acheter le 5ème opus de Charley mais je pense qu'au premier coup de blues, je vais craquer.
      Son humour est génial.
      Moi aussi, je veux un survêtement "Exit only" ! *rires*

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