26 mai 2016

Lectures d'avril

Ouf, l'honneur est sauf, je parviens à les mettre en ligne avant le mois de juin !

Comme j'en ai déjà parlé sur la chronique dédiée, vous savez déjà tout le bien que j'ai pensé du roman de Polly Shulman Le cauchemar Edgar Poe, traduit par Karine Suhard-Guié pour les éditions Bayard.

Dans la foulée, j'ai donc lu L'aventure H. G. Wells, mêmes auteure et traductrice, mais récupéré chez France Loisirs. Il est très différent et pourtant j'ai tout autant aimé. Je caresse donc l'idée de mette la main sur le 1er tome de la série dès que possible !

Ce sont clairement des lectures d'un style particulier, je sais que tout le monde n'accrochera pas - ce n'est pas pour rien que j'ai comparé aux romans de D. W. Jones - pour ma part, j'adore !

 



Après ces lectures young adult, j'ai changé radicalement de cap en m'attaquant au livre Les 4 lois de la prospérité financière, de Blaine Harris et Charles Coonradt, traduit par Marie-Andrée Gagnon, et publié par les éditions du Trésor Caché.

Je ne m'attarderai pas sur les aspects typiques de la mentalité nord-américaine qui me sidèrent toujours, ce petit livre est quand même bien fichu et d'utilité publique. D'ailleurs, je l'ai prêté dans la foulée à une collègue, en espérant qu'il l'aidera.
C'est un livre pratique, concret, qui permet de saisir les raisons pour lesquelles, quand on n'a pas de bonnes bases / qu'on est handicapé par de mauvaises habitudes, on ne peut pas s'en sortir.

De plus, au lieu de simplement permettre de diagnostiquer ses propres faiblesses, il pousse à réfléchir, à adopter des outils et il propose des solutions.
Vraiment très utile et ça me fait regretter que le système scolaire n'aborde pas ce sujet pourtant vital pour les futurs citoyens (car clairement, il ne faut pas forcément compter sur la famille pour prendre de bonnes habitudes, bien au contraire, surtout dans un pays où tout ce qui touche aux salaires et aux finances est tabou).



Malgré toutes les qualités des précédentes lecteurs, j'ai eu envie de quelque chose de plus léger et j'ai jeté mon dévolu sur Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, de Jonas Jonasson, traduit par Caroline Berg, dans la version des éditions Pocket.

Je ne vais pas trop m'attarder sur ce titre dont tout le monde a entendu parler... J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans et j'ai trouvé quelques longueurs cependant, sur l'ensemble, j'ai vraiment bien rigolé ! Allan est extra, c'est tout à fait le genre de personnage que j'adore suivre, et il est de plus sacrément bien entouré (entendez par là que les personnages secondaires n'ont rien à lui envier).

J'ai d'autant plus aimé que l'auteur prend le contre-pied de clichés que l'on retrouve dans bien des thrillers. Par exemple, dans un roman comme Je suis Pilgrim (exemple tout à fait choisi au hasard...) le super agent va deviner tous les tenants et aboutissants grâce à sa super intelligence supérieure... enfin, vous voyez le genre. Dans Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, c'est au contraire la foire des bras cassés, des flics à côté de la plaque, des politiciens véreux, des imprévus qui tombent bien, des hasard qui tombent mal... et c'est truculent !


J'ai ensuite réalisé un nouveau virage à 180° pour m'offrir une lecture toute mignonne avec Une larme de Sirène, d'Anne Rossi, paru aux éditions Sortilèges (une petite maison d'édition qui a malheureusement disparu, à mon grand regret !).

Dans ce court roman jeunesse, on suit les aventures de Liam, un garçon délaissé par ses parents et obligé de les suivre aux USA où ils s'installent pour booster leur carrière respective... ce qui signifie qu'il sera encore plus livré à lui-même.
Liam a le cœur lourd car il quitte ses rares amis, perd ses repères, alors qu'il n'a même pas terminé de faire le deuil de son grand-père breton, dont il était très proche.

Cependant, au cours de la traversée de l'océan (ses parents profitent du changement de continent pour s'offrir une croisière), le dernier cadeau de son aïeul - une larme de sirène - va lui révéler un autre monde surprenant... un monde malheureusement en danger et Liam va devoir découvrir de nouvelles ressources mais aussi combattre sa peur du noir afin d'aider les créatures marines dont il vient de faire connaissance.
Cela donne un petit livre très sympa, sans temps mort, plein de peps et d'anémones ! Du coup, ça m'a rappelé que j'ai d'autres romans de l'auteur en stock, donc je reparlerai de la plume d'Anne Rossi dès le mois prochain.

(la couverture girly cache un vrai petit roman d'aventure 
qui peut plaire autant aux filles qu'aux garçons !)

Puisque j'étais sur du jeunesse, j'ai continué dans la tendance mais en changeant de tranche d'âge pour revenir sur du young adult avec le Livre 2 de la série Silver, de Kerstin Gier, traduit par Nelly Lemaire pour les éditions Milan.

Si vous suivez ce blog, vous savez déjà que je convoitais ce tome 2 pour la bonne raison que je m'étais bien marrée avec le précédent.

Je n'ai pas été déçue du tout par cette suite dans laquelle j'ai retrouvé les personnages égaux à eux-mêmes, de nouveau venus parfois bien tête à claques et un univers parallèle onirique de plus en plus complexe, dans lequel le temps passé se paye cher et surtout... de plus en plus peuplé. Et comme tout le monde n'y accède pas motivé par de bonnes intentions, les nuits de Liv deviennent de plus en plus fatigantes et même angoissantes. Surtout que dans ce tome 2, c'est sa propre petite sœur qui se retrouve en danger, rongée par un "mal" qu'elle n'a aucun moyen de combattre. Heureusement, Liv n'est pas seule... mais je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler !

(non, vous ne rêvez pas : la couv' du tome 2 est pire que celle du tome 1)

Oups, en parlant de ne pas spoiler, je ne vais pas avoir grand-chose à vous dire sur les romans lus par la suite, même si je me suis bien éclatée avec et que j'en conseille la lecture si c'est le genre / style que vous appréciez.

D'une part, j'ai repris la série L’exécutrice, de Jennifer Estep, traduite par Laurence Murphy pour les éditions J'ai Lu. J'ai boulotté les tomes 2 Trahisons et 3 Venin.

Evidemment, le souci de les avoir lus coup sur coup, c'est que j'ai dû me "retaper" la description des spécificités de cet univers urban fantasy particulier, cependant c'est un moindre mal car la série est excellente.
Les nouveaux personnages apportent beaucoup, les sœurs naines sont de plus en plus intrigantes et indispensables - on se demande vraiment ce qui a pu arriver à celle qui a adopté un look gothique, Gin évolue de façon cohérente.

J'ai certes quelques petits bémols, en particuliers sur la crédibilité de certains personnages secondaires et sur le fait que les gros bobos sont trop facilement soignés et oubliés (sans contrepartie / séquelle digne de ce nom), mais globalement, j'ai dévoré ces deux tomes avec beaucoup de mal à décrocher (que les nuits furent courtes...).

 
(moui, ok, je sais, côté couvertures ce n'est pas franchement mieux)
(ce n'est pas parce que badass rime avec pétasse qu'il faut confondre les deux, mais bon...)

Avant de lire les suites traduites en VF (c'est à dire les tomes 4 et 5), j'ai terminé le mois d'avril avec la suite d'une autre série qu'elle est trop bonne et que j'en redemande, Le dernier apprentis sorcier

Le tome 3 Murmures souterrains, toujours traduit par Benoît Domis pour les éditions J'ai Lu, est malencontreusement tombé dans mon caddie (notez que ça faisait longtemps qu'une pareille chose ne m'était pas arrivée !).

Cette suite ne m'a pas déçue, bien au contraire. Je crois même que je l'ai préférée au tome 2.
Je peux difficilement en parler sans spoiler méchamment, donc je vais m'abstenir. Je continue de penser que cette série est un must have quand on aime les polars, l'urban fantasy, Londres et les styles purement british, car c'est une bonne combo de tout ça !
(vivement que je mette la main sur le tome 4 !)


En résumé, mes lectures d'avril ont été sacrément éclectiques et truffées de bonnes surprises ou de suites qui confirment la bonne qualité des séries auxquelles elles se rattachent... 
Vu mon retard, je peux déjà affirmer qu'il en sera de même en mai.

2 commentaires:

  1. Merci pour ces retours !
    Tu as mille fois raison pour le badasse, qui ne rime pas avec pétasse, non mais !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. De rien !
      C'est clair que la plupart des couvertures d'urban fantasy "destinée à public féminin" sont juste... *roule des yeux*
      Il suffit de voir la différence avec la série Le dernier apprenti sorcier = personnage principal masculin = couverture type polard plus classique.
      Le pire c'est que les couv' de L'Exécutrice ne collent pas du tout au personnage de Gin, qui est une vraie pro, très "pragmatique" (question de survie !) donc hormis les rares cas où elle adopte des codes particulier pour s'infiltrer (= déguisement) elle a vraiment un dress code très pratique (confort et liberté de mouvement avant tout + possibilité de cacher au moins 5 couteaux ^^).

      Supprimer