13 avril 2016

Bullet Journal et expérience perso

Après ma digression sur le désencombrement, petit retour sur mes outils d'organisation.
Vous n'avez tout de même pas cru que c'était terminé, n'est-ce pas ?... (oui, je compte reparler de licornes et de nains de jardin, comptez sur moi) (mais pas aujourd'hui).

Suite à un premier article généraliste sur ce qu'est un Bullet Journal (BuJo), j'ai pris le temps de présenter The Alastair Method puis les trackers.

Ce 3ème article revient à l'utilisation du BuJo et sera dédié à mon retour d'expérience.

J'en suis à mon 3ème support en 8 mois d'usage personnel ; je reste pour le moment sur des petits modèles pour leur côté nomade / pratique : partout où je vais, ils doivent me suivre.
Je mériterais presque un magnet  " my BuJo", non ?
(non)

Maintenant que je maîtrise mieux l'utilisation du concept, je sais que peux me permettre de m'étaler, remplir de pleines pages de mon BuJo et je ne m'en prive pas ; d'autant plus que mes copines se sont assurées de m'offrir un stock conséquent pour que je ne manque jamais de carnets (je vous aime, les filles, vraiment).
Il m'arrive aussi de rester plusieurs jours sans m'en servir, je n'ai pas de scrupules à ce sujet.

Mon actuel BuJo, un cadeau de la marque Legami, que je ne connaissais pas.
Je suis complètement charmée par ce notebook made in Italy, qui est juste parfait pour mon usage !

L'avantage énorme du BuJo, c'est qu'on peut utiliser n'importe quel support, selon ses goûts et les moyens que l'on souhaite y mettre. Du coup, pour les petits budgets, c'est top : pas besoin d'investir dans un carnet de marque hors de prix, un cahier ou un carnet à 2 € récupéré en solderie fait aussi bien l'affaire !

Surtout qu'on peut ensuite customiser à loisir. Ou pas. La sobriété, c'est bien aussi.



Chaque utilisateur est donc complètement libre d'appliquer ce concept basé sur la flexibilité.
Ce qui me convient à la perfection.
Je commence un BuJo quand le précédent se termine, sans contrainte : ainsi, je ne vais pas me forcer à entamer une nouveau carnet pour correspondre à un calendrier civile ou scolaire.

Si mon tout premier Bullet Journal était minimaliste, les suivants sont devenus plus sophistiqués. Les supports évoluent ainsi au fil du temps, tout comme leurs utilisateurs.

A l'origine, quand j'ouvrais mon BuJo, cela ressemblait à ça...
C'était déjà bien sympa.
Après customisation, ça a bien changé et ça l'est encore plus ! 
On ne pourrait plus confondre mon BuJo avec un autre.

J'ai conservé :
  • La numérotation des pages (tant que l'on utilise l'index, il est difficile de s'en passer...).
  • Les symboles (bullets) (idem, surtout que c'est un peu la base du concept, quand même).
  • L'index, même si au final je m'y reporte peu car je n'ai pas beaucoup d'entrées ou de "collections".
    Je ne sais pas s'il survivra au changement de support (idem pour la pagination) : je vais sans doute les faire sauter dans mon 4ème BuJo.
  • Le calendrier mensuel, dans une version sobre : je prévois 2 lignes par jour, de façon à ce qu'il tienne sur 3 pages.
  • Les objectifs / la to-do-list du mois, que j'essaye de classer un minimum par thématiques sans trop entrer dans le détail.
  • La méthode de migration des tâches non réalisées / incomplètes.
    Je dois admettre que c'est sans doute ce en quoi je suis la plus à l'aise, du fait de ma tendance à la procrastination chronique.
    Ce qui explique sans doute pourquoi j'apprécie autant mon BuJo, puisque la migration des tâches est la grande force de l'outil.
J'ai supprimé :
  • La légende, qui ne me servait pas : j'utilise toujours les mêmes symboles (bullets), en nombre réduit ; je les connais par cœur.
J'ai ajouté plusieurs entrées correspondant à mes besoins ou mes centres d'intérêts :

Entrées indépendantes (souvent uniques) :
  • Les numéros de téléphones utiles (indispensables).
  • Des informations personnelles de base.
  • Le listing des anniversaires (familles et amis).
    (je n'ai plus d'excuse si j'en oublie...)
  • Les rendez-vous et événements prévus pour les mois suivants.
    Pour cela, j'utilise The Alastair Method.
  • Une table de hasard (je n'ai jamais de dé sur moi ; ça peut toujours servir !).
  • Le domaine de Muse, qui synthétise mes projets d'écriture en court.
    J'ai détourné The Alastair Method, donc ça y ressemble comme deux gouttes d'eau : j'ai remplacé les périodes par les étapes de projets (cogitation, scénarisation, écriture, correction).
    Cela me permet de savoir où en sont chacun de mes romans.
    (OK, pour le moment c'est simple, tout est au point mort, mais chuuuut !)
  • Une wish-list romans.
  • Une wish-list BD / artbooks.
  • Une wish-list loisirs créatifs.
  • Deux to-do-list couture : une personnelle, une pour les cadeaux à réaliser.
  • Des palettes pour avoir rapidement sous les yeux l'ensemble des couleurs dont je dispose aussi bien en feutres qu'en crayons (accessoirement : cela m'évite d'acheter des doublons !).
Entrées mensuelles, que je crée chaque mois :
  • Achats (maîtriser son budget, c'est bien...).
  • Lectures (histoire de ne rien oublier dans mon bilan mensuel, côté blog).
  • Couture & DIY.
  • Jardin (cette entrée a fait timidement son apparition en mars, elle devient carrément indispensable en avril).
J'hésite toujours à (re) créer une entrée mensuelle avec une sorte de to-do-list de recettes de saison à tester. J'ai peur que ce soit trop contraignant... en même temps, ce serait un bon moyen de m'obliger à mettre le nez dans les livres de cuisine et sortir de ma zone de confort.

Côté customisation, mon BuJo reste sobre.
Avec ma nouvelle lubie coloriage qui m'a fait acquérir pas mal de feutres, je mets un peu de couleur, sans non plus que ça vire carnaval.

J'ai aussi ajouté quelques illustrations, pour pimper le carnet et le rendre plus personnel, plus cosy.
Un bon point, aussi : même si j'ai une écriture pourrie, j'ai abandonné les étiquettes. Je triche quand même un peu en copiant des polices afin d'avoir des titres un peu plus sympa et surtout uniformes.

En effectuant mes recherches, j'ai ainsi découvert de chouettes talents, comme Mathieu Potvin et Yrgane Ramon... la douceur de leurs illustrations et leur vision d'Alice au Pays des Merveilles m'ont vraiment séduite. Je n'ose pas vous montrer leur création ici-même car j'ai peur de ne pas en avoir le droit, je vous invite juste à suivre les liens et découvrir leurs univers.

4 commentaires:

  1. Merci pour ce partage d'expérience ! Pour l'instant, j'en reste à ma non-organisation, mais tu finiras peut-être par me corrompre ! :-)

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    1. L'avenir le dira ! (en général, c'est un coup de coeur pour un carnet qui fait sauter le pas, quand on n'a pas réellement l'usage du truc ^^)

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  2. J'aime beaucoup ces articles sur le BuJo! Mais ça me semble impossible pour moi, je ne suis vraiment pas assez rigoureuse!

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    1. Tu n'en as sans doute pas l'usage, ce qui n'est pas grave du tout, au contraire ! ;)

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