2 février 2016

Lectures de janvier

Reprise de l'écriture (et gros pavé de début d'année) oblige, j'ai sévèrement levé le pied sur mon rythme de lecture...

Bilan du mois maigrichon, donc, sans surprise.

En tout premier, LE pavé - 900 pages, je ne blague pas ! - offert par des amis, à savoir le best-seller Je suis Pilgrim, de Terry Hayes, traduit par Sophie Bastilde-Foltz, aux éditions Le Livre de Poche.
Ce roman est du pur thriller géo-politique, écrit de façon efficace (vu le pavé, il valait mieux) cependant j'avoue que ça ne m'a pas empêchée de survoler un peu certaines parties (sorry...).
Bref, du bon roman pour le genre.
J'étais prévenue que ce serait peut-être un poil trop american-powa à mon goût, pourtant cela ne m'a pas dérangée plus que ça : c'est quand même (nettement) moins flagrant que dans d'autres romans du même genre que j'ai pu lire de la part d'auteurs estampillés USA.
Puis la fin est tellement parfaite de justesse ! J'ai adoré.
Le seul reproche que j'ai à faire concerne la narration...
mais ça c'est un truc auquel je suis sensible qui n'a sans doute dérangé que moi : qu'un narrateur connaisse les actes, actions et pensées de personnes qu'il n'a même pas croisées / connues, ça me dépasse ! L'auteur a oublié qu'il n'était pas en narration externe et ce côté omniscient de son personnage m'a carrément dérangée.


Mon deuxième roman du mois est le très attendu Élémentale, le 3ème et dernier tome de la série jeunesse La balance brisée, de Lise Syven, aux éditions Castelmore, toujours servi par une couverture à tomber par terre.
Ce roman est juste par-fait. C'est bien simple : lu en un temps record, rien à critiquer, j'ai adoré retrouver Élie, sa famille, ses amis et Mirza (au passage : moi aussi, je veux une "piscine" comme ça !).
Ce dernier tome conclut à la perfection la série, au point que j'ai eu du mal à le lâcher à la fin... 
Syven, si tu passes par là, merci énormément pour cette lecture ! La balance brisée se confirme comme un must have en matière de série jeunesse trans-générationnelle.



Entre les deux romans, j'ai feuilleté, au coin du feu l'art-book Abracadabra de Minerva Tramunt, parut aux éditions Artemis. Un bel ouvrage, qui reprend en couverture le même design que la série de carnets Paperblank que j'adore (mes actuels répertoire et BuJo).
Je suis par contre assez réservée sur le fond / contenu de ce Grimoire de magie blanche qui me donne l'impression de mélanger un peu tout et n'importe quoi côté sources (peut-être parce que c'est de la vulgarisation grand public ?). Quoi qu'il en soit, ne comptez pas sur moi pour tester les recettes, oups, pardon, les sortilèges, conseillés et décrits tout au long du livre. Je sais, c'est un comble pour une lectrice assidue de SFFF, mais je suis un poil trop pragmatique pour ça.
Reste que c'est un joli livre qui offre de belles sources d'inspiration, c'est le principal à mes yeux.



Besoin d'humour (noir ?) j'ai ressorti Le Petit Livre des épitaphes les plus drôles, de Philippe Héraclès, paru aux éditions Le Cherche Midi.
Toutes ne sont pas super inspirées, loin de là, mais beaucoup sont vraiment très drôles et / ou originales. Il y en a même que j'aimerais beaucoup avoir sur ma tombe, si je dois en avoir une.

C'est une fatalité, même quand on est imperméable à la poésie, on finit par se mettre aux vers.


Pour terminer le mois, j'ai ressorti et relu une BD qui m'avait marquée en 2014 : Le singe de Hartlepool, de Wilfrid Lupano (scénario) et Jérémie Moreau (illustrations), parue aux éditions Delcourt.
J'avoue que je ne l'aurais sans doute jamais acquise et lue spontanément, car les graphismes sont particuliers. Comme quoi, parfois, il faut vraiment écouter les recommandations des libraires spécialisés...
Les illustrations de ce petit bijou possèdent une certaine brutalité - qui convient parfaitement pour porter l'histoire de la pauvre bestiole - et j'avoue que j'ai été surprise d'accrocher, d'autant plus que la douceur des couleurs apporte un bel équilibre à l'ensemble.
Cette BD possède une grande force car elle arrive, par le biais du regard de deux adolescents, à montrer de façon simple et efficace l'insondable profondeur de la connerie humaine.
Rien que ça...



L'envie de la relire est venue suite à un retour de lecture posté par L'Ancre Littéraire sur le dernier bébé de Jérémie Moreau, paru en octobre dernier chez Rue de Sèvres
Vu les thèmes abordés, Tempête au haras, initialement un roman que son auteur Chris Donner a scénarisé pour la BD, a rejoint ma wish-list d'office.

4 commentaires:

  1. Je rougis jusque dans mes chaussettes ! Merci Roanne ! Trop contente que la fin t'ait plu !

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    1. Merci à toi d'avoir écrit une série aussi sympa ! ;)

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  2. Pas si maigrichon que ça je trouve ce bilan!

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    1. J'ai un peu triché avec les titres graphiques. ^^

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