27 décembre 2015

Mes lectures d'octobre

J'étais partie pour pooler 3 mois de lectures en un seul article, mais ça aurait été un peu long, donc je vais tenter de rattraper mon retard avec 3 articles distincts, avant le changement d'année...

J'ai tenté de faire court côté avis / impressions mais j'ai plutôt échoué... j'ai malgré tout regroupé les titres quand il s'agit de séries ou d'un même auteur, même s'ils n'ont pas été forcément lus ensemble / à la suite / le même mois. Faites comme si vous n'aviez rien vu.

Allez, c'est parti pour mes lectures d'octobre !

J'ai commencé le mois avec la lecture de Perdue et retrouvée, de Cat Clarke, traduit par Alexandra Maillard, paru aux éditions Robert Laffont. Cette lecture tient un peu du coup de tête, car elle fait suite à une lecture avec "auteur commun" sur le forum Mort Sûre. Je savais que Cat Clarke avait remporté le vote et je suis tombée sur ce titre en faisant les courses, du coup... j'ai rejoint les lecteurs qui s'étaient positionnés sur le forum pour la découvrir.

Je ne vais pas mentir, je ne sais toujours pas comment parler de ce roman. Il est bien construit, aborde un sujet au combien délicat (être l'enfant qui reste quand l'autre - le préféré - a disparu) avec virtuosité. L'intrigue se double d'un petit côté thriller qui m'a bien plu (même si j'ai vite senti où m'emmenait l'auteur) et pourtant, je reste mitigée. Je n'ai pas été transportée par ma lecture. Je suppose que je ne l'ai pas lu au moment idéal pour vraiment l'apprécier.

Je ne sais pas si je retenterai un titre de Cat Clarke, du coup, car d'un côté on m'a conseillée Cruelles comme LE roman à lire, d'un autre Louve ne l'a vraiment pas aimé et ce qu'elle en dit ne m'encourage pas. A voir si jamais il sort en poche ?


Après cette plongée dans le fait divers, j'ai eu envie de légèreté et j'ai lorgné du côté des 4 premiers tomes d'une série de Meg Cabot, qui devient décidément ma valeur sûre en matière de littérature jeunesse et de chick-lit, traduite par Florence Schneider et parue chez Le Livre de Poche

J'ai donc commandé la série Size 12 is not fat, ou plutôt Une irrésistible envie en français (avouez que le titre original est bien plus sympa et, croyez-moi, même si la traduction se défend parfaitement dans le contexte, il est tout à fait approprié !).

J'ai adoré, dévoré, et je me suis marrée comme une baleine. Entre les petits meurtres entre amis qui ont lieu dans la résidence universitaire où elle bosse, son passé d'ado star qui ne la rattrape jamais au bon moment, des collègues paumés ou déjantés, son anti-régime constant et son ex-beau-frère Cooper dont elle rêve d'arracher les fringues avec les dents, Heather est une nana pétillante et jamais en manque d'inspiration. Il ne faut vraiment pas se fier à l'aspect guimauvesque des couvertures, elles sont trompeuses. Mon préféré reste le tome 2, qui démarre sur des chapeaux de roues avec un mijoté de tête de pompom girl... 

   

   

En suite, je me suis aperçue que Cœur Coco était sorti en poche, toujours chez PKJ. Ce 4ème opus de la série Les filles au chocolat, de Cathy Cassidy, traduit par Anne Guitton, a un ton un peu différent des précédents puisqu'il se focalise sur la benjamine de la fratrie recomposée, la seule qui est vraiment bien dans ses baskets. Il n'est pas "plus jeunesse" pour autant, car les problèmes auxquels Coco va être confrontée vont venir de l'extérieur.

Sans surprise, j'ai adoré ce 5ème tome, déjà parce que c'est dans la lignée de la série, ensuite parce que Coco est terriblement attachante. J'avoue que j'appréhende bien davantage le suivant, Cœur Vanille, qui porte sur l’aînée des sœurs avec laquelle je n'accroche pas. J'espère par contre pouvoir lire d'ici peu Cœur Sucré, le tome 5.5, qui revient sur Summer et son combat contre l'anorexie, vus par le regard de Tommy.


Je suis restée sur les lectures girly de façon complètement volontaire mais là c'est un peu la faute d'Elikya, elle avait oublié un sac de romans dans mon coffre... Du coup, je me suis permise de lui emprunter Frisson juste parce que... eh bien... coup de cœur pour la couverture ?

Ce roman de Maggie Stiefvater, traduit par Camille Croqueloup chez Le Livre de Poche m'a énormément plu, pour différentes raisons. Déjà, j'ai apprécié le regard porté sur les adolescents qui le portent, leur personnalité, loin des clichés auxquels certains courants du young adult ont fini par (malheureusement) m'habituer. Ensuite, le contexte familial de Grace, dont les parents sont hors normes et s'assument ainsi, ce qui est à la fois un bien et un mal pour leur fille. Enfin, l'originalité des loups garous, qui ne changent pas avec la lune mais avec l'arrivée de l'hiver... et tendent à devenir définitivement loups avec les années, ce que certains, comme Jack, vivent véritablement comme une malédiction. J'ai trouvé ce roman superbe, équilibré, doux et terrible à la fois.

Je ne lirai pas les suites, par contre, car je sens qu'elles seront décevantes, que ce ne sera que du remplissage. Je veux rester sur l'excellente impression que m'a donnée Frisson, avec sa fin juste parfaite. 


Après cela, je suis revenue sur des lectures plus "adulte" et j'ai entamé la série Meg Corbyn, d'Anne Bishop, traduite par Sophie Barthélémy, parue chez Milady. Là, on dira que c'est plutôt la faute de la chronique rédigée sur le blog Le Livre Vie qui m'a donné envie de lire Lettres Écarlates et je n'ai pas eu à le regretter.
Dans les faits j'ai lu sa suite, Volée Noire, en novembre.

L'auteur a modelé un monde uchronique dans lequel les humains ne se sont vus attribuer qu'une petite partie de la planète et doivent composer avec les Autres, appellation générale derrière laquelle se cachent différents peuples, dont la plupart rappellent soit des créatures issues de mythes, soit des esprits (totems animaux, la culture amérindienne n'est pas loin).
Meg, l'héroïne, a un peu les fesses entre deux chaises : elle est incontestablement humaine, cependant elle est aussi une prophète du sang, pour son malheur, car les siennes sont littéralement exploitées par des hommes sans scrupules. Meg parvient à échapper au laboratoire auquel elle appartenait et se réfugie chez les autres, où elle va développer malgré elle un véritable rôle de catalyseur. Et les enjeux de ce qui déploie autour d'elle sont juste passionnants à suivre.

Je n'en dis pas plus car, sérieusement, je pourrais parler de tout ce que j'ai aimé dans ces romans pendant des heures... De plus, je viens de voir que Céline vient juste de chroniquer Volée Noire, le 2ème tome, via Les chroniques des livres interdits... si vous souhaitez en savoir plus (et vous marrer un peu), vous savez où aller !
(tiens tiens, il n'y a pas que moi qui sourit bêtement à la mention de Simon ?)
(hum, faites comme si je n'avais rien dit...)

    


2 commentaires:

  1. (Sourire béat à la pensée de Simon... et de Meg... ahhh)

    (Je reprends mes esprits et me redresse un peu sur ma chaise, je sais être sérieuse. Parfois. Non, tout le temps. Euh, arrête de te moquer de moi!)

    Bon, bon, bon, chouette récapitulatif: je note Meg Cabot (j'ai lu un de ses romans à l'époque où mes cheveux blancs n'avaient pas commencé à poindre le bout de leur nez... ), mais je dois avouer que je ne m'en souviens pas (la faute aux chevaux blancs bien sûr!).

    Le "Frisson" me tente beaucoup, beaucoup! Des loups-garous! C'est pour moi!

    Cat Clarke, ...hummm, je ne sais pas trop... A voir...
    La série des Coeurs me fait peur, j'ai peur que ça ne soit trop "girly"

    Parce Simon, il n'est pas girly du tout. Non, Simon, c'est Simon, et pas de la guimauve! (Ok, je craque encore. Normal, je n'ai pas pris mon deuxième café!)

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    1. Je ne suis pas certaine que la dose de caféine y change grand-chose... ^^

      Concernant Meg Cabot, vu sa productivité, tu as l'embarras du choix ! De mon côté, j'aimerais vraiment me faire la série Missing, dont j'ai adoré le 1er tome.
      Tu me diras lequel tu as en stock ?

      Frisson, je pense que tu peux foncer, je sens que c'est une lecture qui te plairait. Puis il est dispo en poche, donc tu devrais pouvoir le placer dans ta pile à lire sans trop de mal (je dis ça, je dis rien).
      Très franchement, c'est un livre qu'il faut lire en plein hiver, quand il fait froid dehors, blottie sous un plaid près de son poêle / sa cheminée.
      L'hiver est omniprésent dans ce roman, puisque c'est une épée de Damoclès pour les loups garous, et chaque chapitre débute par... la température qu'il fait dehors en guide de titre.

      Cat Clarke, tu l'a senti, je reste sur la réserve du coup je n'ose pas en conseiller la lecture à qui que ce soit, par contre la série des Filles au chocolat est une belle surprise, ce n'est pas le côté girly qui pourrait te retenir, plutôt le fait que c'est vraiment jeunesse. Dommage qu'on ne soit pas voisine, je te les aurais volontiers prêtés.

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