29 décembre 2015

Lectures de décembre

Pour le mois de décembre, il y avait un roman que je ne pouvais pas ne pas acheter et ne pas lire dans la foulée, parce que ça faisait des mois que je l'attendais.

Je suis tombée sur Les disparus du Clairdelune, le 2ème tome de La passe-miroir paru chez Gallimard Jeunesse, au détour d'une allée alors que j'étais plutôt partie à la recherche de cadeaux de Noël et de matériel de loisirs créatifs...

Ce roman a été pire qu'un aimant. Je n'ai pas pu m'en détacher pendant trois jours (ça tombait bien, je ne bossais pas... vive les weekends à rallonge ! oups, j'avais peut-être prévu de faire autre chose, à l'origine...).

Bref, tout ça pour dire que la magie de l'univers de Christelle Dabos a encore fonctionné, je dirais même qu'elle a eu encore plus d'effet. J'ai adoré ce roman, je l'ai peut-être même préféré au tome 1 (comment est-ce possible ?). Je n'ose rien ajouter, j'ai trop peur de spoiler en partant trop dans les détails.
Je suis juste mortifiée de savoir qu'il va sans doute falloir patienter deux ans pour lire le 3ème tome et peut-être, enfin, découvrir ce qu'il s'est passé quand le monde a été brisé. Je suppose que je devrai me prendre du temps pour relire les deux premiers... histoire de bien me ré-imprégner de l'ambiance particulière des arches, en particulier de celle du Pôle et de son capricieux esprit de famille. En dehors du contexte, j'ai surtout hâte de retrouver les personnages. Ils sont tellement... tellement... attachants... et bien plus encore.


Il est toujours très difficile d'enchaîner des lectures après un coup de cœur... j'ai décidé, pour la transition, de partir sur des titres / genres radicalement différents. Lors d'une recherche, je me suis souvenue que j'avais bien aimé le 1er tome de la série Créatures de l'ouest d'Emilie Milon, paru aux éditions Laska.

Avisant que les suites étaient publiées depuis belle lurette, j'ai mis la main sur ces novellas qui mélangent historique, urban fantasy et romance. Je me suis régalée avec L'Oiseau Tonnerre (qui reprend une célèbre légende amérindienne) et La Banshee (dans laquelle on découvre que certaines de ces créatures particulières ont suivi les colons irlandais).

   

J'ai découvert que l'auteur avait aussi publié une novella chez le même éditeur, Témoin sous protection, du coup que l'ai lue aussi. Il s'agit d'une romance contemporaine sympathique, cependant ce n'est pas trop mon genre de lecture, du coup j'ai moins accroché que sa série (le texte n'a rien à se reprocher, c'est juste que je ne suis pas le public visé).


Après ça, j'ai décidé de poursuivre avec des lectures légères, à savoir de la chick-lit et plusieurs romances.

J'ai tout d'abord lu le petit dernier de Cécile Guillot, Les tribulations d'une gothique amoureuse, un petit roman frais et gourmand qui se mange sans faim, paru chez EDB.

Il y a des points de détails qui m'ont fait tiquer, cependant ça ne m'a pas gâché le plaisir de la lecture. Lily a ses petits défauts sans que cela ne la rende moins attachante, surtout quand elle en vient presque à cacher son addiction aux cupcakes (comment ne pas la comprendre ?).
Derrière le côté décalé, un peu exagéré de certaines situations, l'auteure s'est arrangée pour que ce petit roman ne soit pas peut-être pas aussi léger qu'il s'en donne l'air... un peu comme les cupcakes dont Lily se régale !
Au final, c'est une petite lecture pétillante idéale pour se faire plaisir en ces périodes de fête.


Ensuite, j'ai enchaîné avec trois titres de Kristan Higgins que je n'avais pas encore lus, publiés par J'ai Lu ou par Mosaïc (Harlequin).
Je sais. Je sais... J'avais écrit dans le bilan de janvier que j'arrêtais de m'acharner avec les romans de cette auteure... mais voilà, je suis faible et influençable (ça m'apprendra à lurker du côté du forum Mort Sûre, sur lequel sévit un vrai fandom de Kristan Higgins).

Comme toujours avec elle, je ne sais jamais si je vais vraiment aimer ou pas ; de plus, même quand j'aime, j'ai des réserves... il semble que j'aime me faire du mal, puisque je continue à prendre le risque. C'est qu'elle a une chouette plume et ses romances sont bien sympas pour se poser au coin du feu.

J'ai apprécié Confidences au bord de l'eau, contre toute attente : c'est celui que je craignais le plus car il est le spin-off de deux autres titres, dont un qui m'avait vraiment tapé sur les nerfs (enfin, surtout son héroïne). Là, ça passait avec les personnages principaux, ça aide !

Par contre, concernant Un grand amour peut en cacher un autre, je suis beaucoup plus mitigée. Millie avait beau être adorable, elle réussit surtout à prouver qu'on peut être brillant et stupide en même temps. Certes, elle finit par ouvrir les yeux, mais l'intrigue comprend la présence d'à peu près tous les clichés que j'ai du mal à digérer dans une romance, alors j'ai eu du mal. Sincèrement, si je ne l'avais pas acheté sous format numérique, je me demande si je ne l'aurais pas balancé dans mon poêle avant la fin.

Toi & Moi (je crois que l'éditeur a vraiment manqué d'inspiration sur ce coup-là, pour le titre...) relevait le niveau (à mes yeux). En tout cas, j'ai moins grincé des dents et je me suis laissée porter.
Malgré tout, après autant de guimauve, il était urgent que je change de genre pour la fin du mois...

     

 

Je me suis plongée, juste après Noël, dans la lecture d'un titre d'Annelise Heurtier, le très court roman Le carnet rouge, publié par Casterman. C'est un vrai bonheur que de retrouver cette auteure dont la plume est d'une grande douceur pour accompagner Marie sur des chemins qu'elle n'avait jamais envisagé de suivre.

Confrontée au passé népalais des femmes de sa famille, la jeune fille va vivre un véritable voyage initiatique par le biais du carnet rouge qu'on lui a confié, ce ne sera facile ni pour elle ni pour sa mère, mais sans doute fallait-il qu'elle en passe par là pour comprendre une bonne fois pour toute qui elles sont.

Un superbe petit texte, court et efficace, je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler.


Dans la foulée, j'ai retrouvé dans ma pile à lire un autre petit roman, cette fois-ci de Silène Edgar, paru chez Snark. La couverture est superbe, elle fait partie des plus belles de ma bibliothèque.

Lu en une matinée à peine, Féelure m'a touchée ; il a un côté complètement décalé (normal, vu la quantité de poudre de fée qu'il contient) tout en parlant de choses bien plus complexes et profondes qu'il n'y parait.
Une belle surprise, accompagnée d'un petit pincement de cœur à la fin.
(avec en prime un sincère "hein ? quoi ? déjà terminé ?")


4 commentaires:

  1. Oh, je n'avais pas vu cet article. Bizarre! Mais en fait, mon subconscient avait sans doute oeuvré pour que je ne le vois pas, parce qu'il est plein de tentations. grrr
    Beaucoup de romans que je ne connaissais pas mais qui m'appellent de leur chant de sirène. Suis mal... très mal...

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    1. Mais non, mais non... fais comme si tu n'avais rien vu !
      (heureusement que pas mal de titres sont disponibles en numérique : pour le budget d'un grand format, je me suis bien fait plaisir !)

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  2. Je découvre complètement La passe-miroir et j'avoue que ta chronique (plus un tour sur le site internet de l'auteur) m'ont convaincue direct ! Et hop, les deux tomes ont déjà atterri dans ma liseuse (comment ça, je suis confiante ? :p)

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    1. De mon humble avis, tu peux être confiante. Je serais sacrément étonnée que tu n'aimes pas. Je n'en dis pas plus, je serais simplement ravie d'en discuter avec toi quand tu les auras lus.
      (en plus, veinarde, tu pourras les lire à la suite l'un de l'autre...)

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