2 août 2015

Mes lectures de juillet

Ooooups ! Je suis un peu à la bourre, non ?
(ouf, je pense que ça ne s'est même pas remarqué, vu le manque d'activité l'activité récente de ce blog)

Ce mois-ci, avec les congés estivaux, pas question pour moi de lire des romans "sérieux", prise de tête ou me sortant de ma zone de confort. Je voulais du léger, du frais, du pétillant, même si certaines lectures répondant à ma demande sont loin d'être aussi inoffensives qu'elles en ont l'air.
Enfin, vous l'avez compris, priorité à mon plaisir personnel (ok, je sais, ça ne change pas franchement du reste de l'année).

J'ai commencé avec Bora-Bora's Bitches, entamé lors du salon du livre de Poitiers, qui a tenu toutes ses promesses ! Alors c'est clair, son auteur - sous le pseudo du personnage principal Jacinthe Nitouche - prévient bien dès le départ : ce n'est pas un roman à mettre entre toutes les mains, à cause de la vulgarité quasi-constante des quatre nénettes en colocation. J'avoue que j'ai parfois trouvé cette vulgarité too much et gratuite mais je savais dans quoi je m'engageais. Du coup je n'ai pas boudé mon plaisir, j'ai rigolé d'un bout à l'autre, surtout avec les notes de bas de page. 
En plus, pour une fois qu'une auteur parle de free fight et que c'est crédible, franchement, j'applaudis. Au final, Bora-Bora's Bitches est un pur roman fifille qui détend les ficelles de string : parfait quand on a fait du gras !


J'ai enchaîné avec Jupons & Poisons, le troisième volet de la série Le pensionnat de Mlle Géraldine de Gail Carriger. En fait, il est paru en juin, je suis donc tombé dessus à sa sortie, et c'est tout aussi bien car c'est toujours aussi bon. Que dire de plus que je n'ai pas déjà dit au sujet de cette série et de son auteur ? Ce 3ème épisode est tout aussi logique (enfin, on parle de la logique de Sophronia, donc tout est relatif), enlevé et délirant que les précédents. La fin m'a serré le cœur mais l'écriture est toujours aussi délicieuse. Bref, si vous êtes déjà fan, vous pouvez vous jeter dessus sans aucun scrupule ! J'ai adoré.


Après cela, j'ai attaqué un roman très différent, à savoir Les bottes rouges, de Fleur Hana. Un roman dont le début est plus douloureux puisque Angélique, sa narratrice, doit faire le deuil de son grand-frère, qu'elle adorait, et qui n'a pas survécu à un carambolage alors qu'elle s'en est sortie quasi sans une égratignure. Ce roman qui raconte la trajectoire de jeunes adultes autour de ce drame m'a énormément touchée, car les personnages secondaires sont aussi attachants, même la mère 2.0. et qu'il aborde bien des sujets qui nous concernent tous. Vous ajoutez là-dessus l'histoire atypique qui se noue et se joue entre Angel et Valentin, et c'est parfait pour un cœur de midinette.  


Note : vous trouvez que la couverture a un petit air de famille avec Bora-Bora ? C'est normal, car c'est le même éditeur, à savoir EDB éditions (EDB pour Edibitch, nom qui ne m'inspirait pas des masses, heureusement que je ne campe pas sur mes a priori car en plus d'avoir de super couv', cette maison promet de bons titres).

Après toutes ces lectures girlies, j'avais quand même une sacrée envie de changer et de passer à un autre genre. L'appel du fantastique se fait toujours sentir, à un moment ou un autre... Oph m'ayant vendu la mèche que j'étais en retard de plusieurs tomes de la série Le dernier apprenti sorcier, j'ai donc mis la main sur le deuxième, Magie noire à Soho. Encore une fois, j'ai adoré ce roman de Ben Aaronovitch, je l'ai même trouvé meilleur que le précédent. Il n'est pas tendre avec Lesley (ce n'est pas le genre d'auteur qui efface les séquelles d'un coup de baguette magique, et ça j'apprécie, d'ailleurs Nightingale non plus n'est pas encore en super forme). Peter est toujours à la fois un peu dépassé parce qu'il lui arrive et d'un flegme à toute épreuve. Quant aux esprits des rivières, ils ne sont jamais très loin... mais cette fois-ci on plonge à la découverte du milieu du jazz, avec des morts subites de musiciens étranges qui interpellent d'autant plus Peter qu'il s'agit du milieu de son père. En refermant ce deuxième volet, je n'avais qu'une envie : mettre la main sur le tome 3.


Le dernier roman que j'ai eu le temps de lire en juillet, c'est Cœur cerise, le premier volet de la série Les filles au chocolat, dont je n'ai entendu que du bien. Je comprends maintenant mieux le succès de la plume de Cathy Cassidy : ce n'est absolument pas aussi "sucré" que le laisse entendre la version française des titres et les couvertures. Au contraire, ça aborde l'adolescence dans ce qu'elle a parfois de plus crasse, par le biais des conflits entre ados, mais sans tomber dans le travers de l'over drama. Côté conflits, Cherry a eu sa dose à Glasgow et elle a appris à enjoliver la réalité afin de rendre celle-ci plus supportable. Lorsqu'elle suit son père pour aller vivre avec Charlotte et ses quatre filles, elle est partagée entre l'espoir que tout se passe bien et l'angoisse, vu qu'elle a toujours été très solitaire. Heureusement, elle est bien accueillie par trois des quatre sœurs (et le chien Fred), ce qui vaut mieux car l'aînée, de son côté, la prend en grippe au premier regard. En réalité, Cherry n'est pour rien dans les soucis de comportement de Honey, mais elle sert de catalyseur à toute sa frustration. Vu que le copain d'Honey, de son côté, l'apprécie bien, ça ne peut pas aller en s'arrangeant.
Cette série est vraiment une belle surprise, je vais me dépêcher de mettre la main sur les autres volumes réédités en version poche (je patienterai pour les autres). Je me demande vraiment ce que donnera celui avec Honey en narratrice.


Je me suis aussi lu un petit bouquin entre BD et anecdotes qui m'a bien fait rire. Sorti depuis déjà quelques années, Ma vie est tout à fait fascinante comprend des planches qui interpellent et dans lesquelles je me suis bien souvent retrouvée. Les tranches de vie croquées par Pénélope Bagieu sont un vrai régal.
Accessoirement, cette jeune femme pleine de talents est l'auteur de la BD de sensibilisation qui a permis à l'association Bloom de recueillir des centaines de milliers de signatures pour sa campagne contre le chalutage profond. Admirative je suis ! (surtout que cette BD est furieusement bien fichue !)


Je vais être honnête, j'ai aussi lu une "vraie" romance (dans le sens éditorial du terme, CQFD) mais je l'ai trouvée tellement mauvaise que je l'ai effacée de ma liseuse sans noter. Je ne suis plus sûre du titre (ce qui prouve à quel point elle n'était pas mémorable) et je ferai donc l'impasse. Au moins, ça évitera à l'éditeur de râler que j'ai dit du mal de l'une de ses publications (parce que là, j'estime qu'il n'y avait pas grand-chose à sauver, entre l'écriture / la traduction bancales, les anachronismes et j'en passe).

Voilà, c'est tout pour ce mois de juillet.
Août devrait être (beaucoup) plus calme, je reprends le boulot et, sur mon temps libre, j'ai plein de trucs à faire avec Becky ainsi qu'au jardin. Sans parler du maintien d'un semblant de vie sociale.

4 commentaires:

  1. Mince ! Jupons & Poisons est sorti ! Il faut absolument que je me le procure !

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  2. Un chouette bilan de lecture ça! Suis toujours aussi tentée par cette saga de Gail Garriger!

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    1. Gail Carriger, on adore ou on n'accroche pas. ;)
      (je ne pense pas qu'il y ait de juste milieu, car elle a un style, une patte bien à elle)
      Donc si tu connais déjà le protectorat de l'ombrelle, n'hésite pas.
      Sinon, je te conseille de commencer par celui-ci.

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