1 mai 2015

Mes lectures d'avril

Pas si mal le mois d'avril, côté débit de lecture ! Par contre, certains titres m'ont laissée plutôt dubitative... Notez que ce bilan sera assez étoffé car je manque de temps. Comme je risque de faire l'impasse, à l'avenir, sur les fiches de lecture individuelles, ça me permet quand même de remonter à ceux qui suivent ce blog les raisons pour lesquelles j'ai accroché ou non à un titre.


La première lecture d'avril, pour commencer, s'est soldée par un abandon. 

Pourtant, Rencontres d'un drôle de type, de Richard Palant, comporte à peine une centaine de pages... Malgré tout, à la moitié, voyant que ça ne décollerait pas, j'ai préféré sortir l'ebook de ma liseuse.
Que dire ? La rencontre ne s'est tout simplement pas faite.
Le roman parle des tribulations d'un jeune cinquantenaire fraîchement divorcé face au joies des rencontres via Meetic interposé, sous forme de tranches de vie. Ce roman contemporain aurait pu m'intéresser, cela n'a pas été le cas. Je n'ai pas ressenti d'empathie pour le personnage (sans réelle personnalité, il m'est resté étranger) et je n'ai pas compris la motivation réelle à cette recherche de compagne, ce qui fait que j'en ai déduit qu'il avait juste peur de vivre seul. Ses déboires ne m'ont pas vraiment amusée, je l'ai plus souvent trouvé pathétique qu'à son tour. Il me manquait quelque chose de crucial (une forme d'attachement ? de la sympathie ?) , j'ai préféré passer à autre chose.



Dépitée par cet échec, j'ai eu envie d'une lecture légère (dans tous les sens du terme).

Suite au retour hyper positif de Louve sur Sinder, de Jane Devreaux, je me suis lancée. Je n'ai pas abandonné. J'ai même lu les deux tomes alors que j'ai acheté une version du 1er truffée de fautes ! Pourquoi l'avoir laissée en vente quand il existe une version corrigée ? Mystère. Au moins ça m'a valu un fou rire quand le perso masculin principal allaite... faites du sport, qu'ils disaient, je vous promets que ça peut avoir des effets secondaires étonnants !
Si j'ai lu les deux tomes, c'est tout simplement parce qu'il s'agit d'un diptyque (on ne peut pas se contenter du tome 1 si on veut savoir comment tout se goupille), et c'est d'ailleurs bien dommage car si l'auteur évite certaines ficelles dans son premier tome, elle en use et abuse doublement dans le 2ème... celui-ci tient donc sur une série d'artifices. Il aurait mieux valu en réduire la taille de façon drastique et ne faire qu'un seul roman. Je ne parle même pas de l'épilogue du tome 2, juste conçu pour appâter vers le tome 3 : là, ça ne tient plus de la ficelle mais du câble d'ascenseur... sans moi !
Ces romances érotiques young adult (les héros ont 17 ans et sont scolarisés au lycée, difficile de classer ça new adult, cependant les couv' ne trompent pas et annoncent la couleur ! vous êtes prévenus) sont sympas par certains aspects, moins par d'autres.
Pour résumer le début, ça parle de deux ados en rut, très curieux de découvrir puis perfectionner le sexe ensemble, alors qu'ils évoluent dans un milieu hyper coincé et obsédé par les bonnes mœurs (c'est assez caricatural, là aussi vous êtes prévenus).
Je me suis bien amusée, surtout avec le 1er tome, tout en restant mitigée. Honnêtement, je ne sais toujours pas trop quoi en penser ; juste que je ne partage pas l'enthousiasme de Louve... on ne peut pas toujours aimer la même chose.
Trop de situations WTF ?! pour moi, sans aucun doute. 

   


J'avoue qu'après 3 déceptions sur une même semaine, j'ai trouvé urgent de lire une valeur sûre.

Du coup, j'ai kobo-shopé le 3ème tome de la trilogie Fille d'Hécate, intitulé Le chant de la lune, de Cécile Guillot.
Ce petit roman clôture à merveille cette série que j'ai découverte en juillet 2014. On y retrouve certes les mêmes petites faiblesses que j'avais relevées sur les deux premiers volumes, mais ce n'est rien comparé à la qualité de la plume, de la narration de l'auteur et à la douceur de son héroïne.
Le récit est prenant, toujours aussi intimiste, les liens entres les sorcières sont autant de belles amitiés, bref, c'est définitivement une jolie lecture dont on ressort en se sentant bien et ça, ça n'a pas de prix !
En prime, j'ai découvert quelques mythes sur les Ardennes, région que je ne connais pas du tout.



Pour terminer le mois, j'ai décidé de taper dans ma pile à lire jeunesse / young adult, parce qu'il faut bien la diminuer pour faire de la place.

Pour commencer, j'ai lu Bordemarge, d'Emmanuelle Nuncq, dont le début m'a fait très très peur car j'ai rarement lu un roman d'aventures avec une héroïne aussi antipathique.
Désagréable, nombriliste avec option auto-apitoiement systématique, toujours à geindre sans faire le moindre effort pour évoluer, ne nourrissant aucun centre d'intérêt dans l'existence, Violette avait tout pour me déplaire ; en plus de ne pas mériter le sacrifice que ses parents ont fait pour elle.
Le roman est très sympa, mais ce personnage l'a quand même bien gâché à mes yeux, car je n'ai pas trouvé crédible l'évolution rapide qu'il subit.
Heureusement, il y a les autres personnages qui rattrapent et surtout, l'univers de Bordemarge, qui n'a pas été sans me rappeler celui d'autres auteurs que j'affectionne. Ce miroir factice, fantasmé et sublimé de notre réalité, avec ses lois propres et sa logique étrange, ne pouvait que me plaire. Bienvenue de l'autre côté du miroir, oups, pardon, du tableau...



Le titre suivant est encore plus jeunesse, car destiné aux 10 / 12 ans. Il s'agit du roman Le manoir en folie, de George Silène. Malgré ses qualités et le côté adorable de ses jeunes héros, ce roman m'a laissée assez perplexe car à aucun moment (si ce n'est à la toute fin !) le contexte historique n'est précisé. Or, il est primordial ! 
C'est à mes yeux problématique, sachant que les jeunes lecteurs vont forcément y appliquer leur propre grille de référence, c'est à dire le lire comme un roman contemporain, alors que ce n'est pas le cas et influe sur tout le "décorum" et la motivation des personnages. Du coup, je reste sur une sensation d'inachevé, d'impression de rétention d'informations de la part de l'auteur, même si je me doute que c'était un choix de sa part (j'avoue juste que je n'y adhère pas).
C'est un bon roman, mais en l'absence de mise en contexte, je l'ai trouvé un peu bancal.



Je suis ensuite revenue à une série young adult débutée il y a déjà quelques années, et dont je me demande pourquoi j'ai attendu si longtemps pour lire la suite, à savoir Phoenomen, d'Erik L'homme. Sachant que le tome 2 Plus près du secret est dans ma pile à lire depuis près d'un an suite à un swap, j'en suis la seule responsable. Et là, je reste clairement sur l'idée de mettre la main sur la suite pour savoir la fin.
Les 4 ados sont toujours aussi attachants et humains (même si tout contribue à prouver qu'ils ne sont justement pas vraiment humains ou pas que ça) et poursuivent leur quête pour savoir pourquoi ils sont affublés de ces étranges "pouvoirs", qui sont autant de handicaps.
Ils recherchent donc leur origine. L'auteur s'amuse à brouiller les pistes et on se retrouve, après un faux-départ branché hypothèse extra-terrestre, à courir après un secret Templier. Et toujours, les 4 ados ont à leurs trousses des personnes qui sont loin de ne leur vouloir que du bien. Résultat, un vrai page-turner sur fond de société secrète et machiavélique que je n'ai pas pu lâcher. Je veux la suite !



Ceci-dit, je n'allais pas faire un caprice, j'ai juste choisi une lecture d'un tout autre style, qui sonne "horreur", dans le bon sens du terme, c'est à dire me rappelant mes lectures ados (moui, je sais, ça nous ramène à la fin du siècle dernier, il n'est pas utile de s'attarder là-dessus).
J'ai ainsi eu une vraie belle surprise avec Memento Mori, de Jean Vigne, le 1er tome de la série Néachronical.
L'ambiance est souvent oppressante, dure, avec des passages vraiment glauques, là aussi, la couverture ne ment pas et annonce la couleur ! Heureusement c'est saupoudré d'humour et la voix de Néa fait des miracles. Si on est objectif, c'est une tête à claque, Néa... tout à fait le genre de donzelle que je ne peux pas sentir. Cependant, rien, absolument rien, ne justifie ce qui lui est arrivé pendant ces 5 années qu'on lui a volées et dont elle doit impérativement se souvenir. Question de survie, ce qui est un peu (trop) sa spécialité. Puis il y a le parcours croisé de Juliette qui apporte une note différente, un autre angle de vue ; j'ai adoré la façon dont leurs destins s'imbriquent.
Je n'ose pas en parler d'avantage, car ce serait trop en dévoiler, je préviens juste qu'il faut avoir le cœur bien accroché : le sujet de fond traité reste (malheureusement) de triste actualité. Certains personnages secondaires auraient mérités d'être un peu plus étoffés, mais ce roman est déjà dense et ce que j'en retiens, c'est qu'il renouvelle agréablement le mythe du vampire (d'une certaine façon) et pas que.
J'ai hâte de lire les suites pour découvrir la façon dont Néa va évoluer. Et ce qu'elle est vraiment.



Après cette lecture, j'ai préféré revenir à un registre plus léger pour terminer le mois d'avril avec le sourire.

Du coup, je me suis enfin jetée sur le 2ème tome de la série Le pensionnat de Melle Géraldine, de Gail Carriger, à savoir Corsets & Complots. Là, c'est sûr, j'ai fait le grand écart : l'auteur reste fidèle à elle-même, à son univers, ses personnages aux noms imprononçables et ses intrigues.
Tous profondément déjantés, et pourtant d'une logique à toute épreuve !
A force, impossible de savoir qui manipule qui, dans ce pensionnat d'un genre très particulier. Cependant, quelle importance, pourvu que tous respectent l'étiquette ? Mains sagement croisées sur le ventre pour ces demoiselles, chapeaux haut de forme pour ces messieurs. Non, les rencontres nocturnes secrètes entre jeunes gens ne sauraient être de vrais rendez-vous romantiques. Définitivement pas.
J'avoue que j'apprécie en particulier Savon, il m'avait déjà fait une super impression dans le tome 1, là je craque pour de bon. Ceux qui ont lu devineront pourquoi. Sans parler de Bumbersnoot, qui prend de sacrées initiatives pour un modeste mechanimal aux protocoles basiques...
Puis Lord Akeldama en guest-star, j'ai adoré ! (bien que je ne partage pas son goût pour la mode masculine à base de collants et culottes, il est tellement délicieux) (oui, bon, en résumé j'ai tout aimé, ça vous va ?)
Il reste pas mal de coquilles dans le roman, malgré tout, une telle lecture, j'en redemande !



En résumé, quand je parlais de grand écart, c'est l'impression qu'il me reste de mes lectures d'avril. Du très bon, du nettement moins, des titres que j'ai accroché, d'autres pas du tout. Des romans qui m'ont mis le sourire aux lèvres, d'autres qui m'ont fait grimacer.
Mes lectures ont été à l'image de ce magnifique mois printanier, chaud et froid tout à la fois !
(au point de ne plus savoir comment s'habiller)

6 commentaires:

  1. Wouah ! Il faut que tu me dises comment tu fais pour lire autant tout en écrivant à côté ! Suis zalouse ! ^^
    Filles d'Hécate et Néachronical me tentent depuis un petit moment mais je ne les avais pas encore mis officiellement dans ma Wish List. Là, ça me démange !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Justement, en ce moment, je n'écris pas (et ne corrige pas non plus, j'ai un retard monstre sur une bêta-lecture que j'ai promis).
      Fille d'Hécate et Néachronical sont des lectures complètement différentes l'une de l'autre, ça dépend de quoi tu as envie, je dirais. ;)

      Supprimer
  2. Je te souhaite un excellent mois de mai! :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci, la même chose ! J'espère quand même qu'on va réussir à se croiser.

      Supprimer
  3. Waow! Joli bilan!! Le dytique Sinder ne m'attire pas tant que cela, la faute aux couvertures je pense. J'ai dans ma PAL le tome 1 de fille d'Hécate, je vais peut-être l'en sortir.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh oui, n'hésite pas à sortir Fille d'Hécate de ta pile à lire !
      Pour Sinder, les couv' ne reflètent pas le contenu, qui est plus YA et sympa.

      Supprimer