24 mars 2015

Salon du Livre de Paris : le badge auteur, c'est bien pratique...

(il évite de se taper 3/4 d'h de file d'attente, quand ce n'est pas plus, pour cause de plan vigipirate renforcé)


J'ai commencé le week-end victime d'une faille spatio-temporelle : à un instant, ça allait, j'avais largement le temps, puis d'un coup, plus du tout, je me suis retrouvée en retard, limite paniquée : il me restait 10 minutes pour faire mon sac et quitter la maison pour attraper mon TGV !... (j'avoue, j'ai juré comme un charretier, joué les folles du volant et je me suis retrouvée au final en avance sur le quai)
Après ce départ épique, le trajet s'est bien passé. Arrivée à Paris, j'ai eu la surprise que tout roule... au point que je suis parvenue devant le stand des éditions du Chat Noir à 13h15. Exploit. Très fière de moi je suis. Mais j'étais un poil trop stressée pour m'en vanter.

Bref, arrivée au stand, j'ai rapidement dit bonjour à mon éditeur Mathieu Guibé, fait connaissance avec Marie et Emilie (les précieuses stagiaires) ainsi que Jean Vigne, camouflé mon bazar... et je me suis posée sur le siège entre Cécile Guillot et Agnès Marot - siège auquel je suis restée abonnée pour mes 3 séances de dédicaces du week-end.
Ce n'est pas forcément la meilleure place : j'ai eu, de façon constante, des trucs appétissants sous le nez. Des macarons, en particulier. Je bavouille rien que d'y repenser.
Ce vendredi après-midi, un flux quasi continu de lecteurs nous a occupées, j'ai déposé des pattes de mouche à la demande ; Mathieu (pourtant prévenu !) n'a pas hésité à me chambrer sur le sujet. Résultat : non, je ne promets pas de fournir des loupes à l'avenir ! Quoi que l'idée ne soit pas mauvaise en soi...
J'ai vu des copains, mis des visages sur des noms, croisé des blogueurs, discuté avec de parfaits inconnus, des gens ont acheté La pelote d'épingles suite à un coup de coeur pour la couverture et/ou le pitch, d'autres parce qu'on leur a conseillé ou qu'ils ont lu de bonnes critiques dessus. C'était chouette.

Après un rapide aller-retour à l'hôtel (pour me débarasser de mon sac de randonnée - si vous voulez mon avis, c'est bien plus pratique qu'une valise pour cavaler dans les transports en commun !), je me suis dépêchée de revenir sur le salon pour ne pas manquer la conférence sur la percée du New adult. C'est le seul trajet sur lequel j'ai bugué, sur l'ensemble du week-end. Je me suis visiblement plantée côté sens du bus et je me suis retrouvée à un terminus situé en bord de Seine (la Seine ?) à faire coucou à la tour Eiffel (la tour Eiffel ???). Moui, j'ai pris la direction opposée à celle de la porte de Versailles. Heureusement, avec un plan, je retombe vite sur mes pieds et j'en ai profité pour me promener. J'ai marché jusqu'à une ligne de tram' et j'ai quand même eu le temps, en revenant sur le salon, de prendre un café et de profiter d'une battle d'illustrateurs-caricaturistes. Puis je me suis installée pour le New adult.

J'admets que j'ai failli m'enfuir quand, en moins de 3 minutes, les intervenants ont cité Twilight, Harlequin et Barbara Cartland (au secours...). De plus, la remarque concernant le fait que les lectrices auraient moins honte des couvertures de romances New adult que des romances "classiques" m'a aussi laissée profondément dubitative (ça dépend vraiment desquelles, de couv'... enfin après tout, les goûts et les couleurs...). Malgré tout cette table ronde a piqué mon intérêt, même si elle m'a confirmé que ce n'est pas à proprement parler ni ce que j'aime lire, ni ce que je souhaite écrire ; je pensais que La pelote d'épingles rentrait dans le genre New adult cependant il semble plus focalisé sur les étudiants que sur les jeunes adultes vraiment autonomes (ou en bonne voie pour l'être). Bref, ça resterait très "scolaire", trop pour moi. Enfin, c'était instructif, ce qui explique ma curiosité et le fait que je sois restée jusqu'au bout.

J'ai terminé la soirée dans un petit restaurant japonais à deux pas du salon, à discuter, je n'ai pas vu l'heure passer et je suis partie juste à temps pour profiter des derniers bus.

Samedi, j'ai traîné (bonheur !), découvert un autre trajet en bus plus fiable pour ralier le salon et la gratuité des transports en commun. Vu que c'était dû à la pollution, je ne m'en suis pas spécialement réjouie. Une fois de retour dans la place, j'ai déjeuné avec des amies.
La deuxième séance de dédicaces a été plus fastidieuse, car je me suis retrouvée dans la position de l'auteur newby coincé entre deux pointures. Ce qui a fini par donner ohmonDieumaisqu'est-cequejefichelà? ; c'était limite oppressant. Je crois que Georgia Caldera n'a quasi pas pu souffler trente secondes tout le temps qu'elle est restée. J'ai fini par dépasser mon stress (un peu) et, du coup, je n'ai même pas eu honte de faire la groupie auprès de Bettina Nordet qui, en plus d'écrire des romans qui envoient du steack avec sa série La geste des Exilés, est une femme très sympa. Bref, j'étais super bien entourée.

En tout cas, c'était amusant (et surtout touchant !) de voir les (futurs) lecteurs de La pelote d'épingles prendre leur courage à deux mains et sautiller voire jouer des coudes entre les files d'attente monstrueuses des deux stars pour me rejoindre.

Après avoir laissé la place, j'ai patienté à côté du stand du Chat Noir le temps que les trois auteurs de Black Mambo me dédicacent mon exemplaire (et de faire une dernière dédicace sauvage). Cette attente m'a permis de découvrir, en discutant avec elle, qu'Aurore avait eu une touche avec les bô gosses du stand Harlequin (tenue façon highlander d'un côté, costard avec loup en dentelle dépassant de la poche de l'autre... ahem). J'en suis encore pliée de rire rien que d'y penser, même en sachant qu'ils étaient payés pour séduire les lectrices... Parce que... Aurore et la romance... comment dire... 
*ne pas me moquer*
*ne surtout pas me moquer*
La vache, j'aurais voulu voir ça !

Par la suite, j'ai trainé sur le salon, puis le New adult ne m'ayant pas vaccinée, j'ai suivi la conf" sur la romance Young adult. Il faut dire que Charlotte Bousquet en était, je ne pouvais pas manquer ça ! J'ai tout de même écourté : Aurore, qui m'avait rejointe après m'avoir lâchée, n'est vraiment (définitivement) pas branchée romance, ça tournait un peu en rond et surtout j'avais peur de manquer Cindy Van Wilder. J'ai bien fait car je suis arrivée alors qu'elle s'apprêtait à quitter le stand des éditions Gulf Stream, après 2h30 de dédicaces intensives. A part quelques tomes 2, tous les Outrepasseurs sont partis ! C'était tout bonnement dingue ! (je prendrai le tome 3 aux Imaginales, tant pis) Nous n'avons pu discuter qu'un petit quart d'heure, mais ça a été précieux.

J'ai ensuite couru d'un métro à l'autre en bonne compagnie, afin de rejoindre un petit restaurant très vivant, du côté de Bastille, pour une soirée fille tellement sympa que je n'ai quasiment pas pu dormir après ça !

Dimanche, j'ai craqué et je l'ai jouée décontractée : je me suis rendue à ma dernière séance de dédicaces en jeans (après tout, on ne voit que le haut). Bien m'en a pris car le salon n'ouvre qu'à 10h... même pour les auteurs. J'ai donc fait le pied de grue en plein courant d'air (je rappelle qu'on est encore en mars...) à la périphérie du troupeau d'auteurs surgelés qui se sont aussi fait avoir en arrivant en avance. Je me suis sentie moins seule, mais ça n'a pas contribué à me réchauffer (je me suis ruée sur mon premier expresso de la journée avant de sortir mon stylo : entre le froid et la quasi-nuit blanche, ça devenait indispensable).

Ma dernière séance de dédicaces a été beaucoup plus calme, ce qui m'a laissé du temps pour discuter avec mes voisins, Vanessa Terral et Jean Vigne, ce dernier m'ayant aussi dédicacé son roman Néachronical (la couverture du tome 1 est à tomber bien qu'elle soit glauque à souhait). Nous avons discuté en particulier de la difficulté que nous avons, parfois, à établir les limites d'âge pour les lecteurs de nos romans. Surtout que j'ai découvert que la couverture du mien attire les enfants, et ça, ce n'était pas prévu du tout. Enfin, clairement, je ne pouvais pas laisser un père de famille offrir La pelote d'épingles à sa fillette de 11 ans, il m'en aurait voulu à mort si je n'avais pas été sincère avec lui. Certes, il n'y a pas de violence explicite dans ce roman, cependant, comment dire, je ne pense pas qu'une jeune collégienne se sente concernée par la vie de jeunes adultes et par leurs préoccupations (ce qui implique celles d'ordre sexuel).
Nous avons aussi discuté des lecteurs YouTubeurs (les book-tubeurs ?), dont les chroniques filmées ont l'air de prendre un essort dingue, car l'une de ces chroniqueuses a passé un petit moment en notre compagnie.
En toute honnêteté, je ne sais pas comment nous nous en sortirions sans ces lecteurs passionnés qui partagent leurs coups de coeur (via forums, blogs ou chaînes YouTube). Ils contribuent à nous donner une visibilité vitale pour nos romans.

La fin de la journée s'est déroulée dans le calme et je me suis dirigée sans me presser vers l'hôtel, en profitant du soleil magnifique. Là, au moins, on aurait cru à l'arrivée du printemps !
Au final, cette expérience du Salon du Livre de Paris, où je suis passée de l'autre côté de la table de dédicaces, a été enrichissante et s'est très bien passée ! Quant au badge auteur, c'est vraiment le pass-magique !

Pour finir, je suis rentrée chez moi lundi midi, lessivée et heureuse de retrouver ma campagne.
J'ai tout de suite été rattrapée par ma réalité. Sans transition.
De retour à la maison, rien n'a changé. Après l'euphorie d'un week-end bien rempli, j'ai surtout ressenti le besoin de me poser au calme. De cogiter à mes projets en cours, pendant que l'affreuse petite chose reprenait d'office sa place favorite au creux de mon giron, parce que, faut pas charrier, c'est quoi ces esclaves humains qui se font la malle sans prévenir ?

      


Ma pêche du week-end !
(j'ai été TRES raisonnable cette année)


8 commentaires:

  1. Ooh, quel beau compte-rendu ! Eh beh, le salon a été intense pour toi, qui a cru qu'être auteur c'était se la couler douce ? ^^ J'ai été ra-vie de te rencontrer enfin, même si je me suis sentie bien bête de ne pas avoir fait le lien entre Roanne et Cécile G. Cortes... Tout va bien dans mes neurones, ahem. Mais je suis encore plus curieuse de découvrir La Pelote d'épingles du coup ! Et tes pattes de mouche sont toutes mignonnes et j'ai été étonnée, mais j'ai réussi à tout déchiffrer sans problème ! Merci pour cette rencontre et à bientôt j'espère ! :D

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    1. J'ai aussi été ravie de te rencontrer "en vrai", et tu sais, il n'y a pas de gêne concernant le lien entre pseudo et nom d'auteur. De mon côté, si j'ai bien compris, tu aurais un lien avec l'édition de Hackoeurs et je l'ignorais... (ou je me plante là aussi ?).
      J'espère, en tout cas, que la lecture de La pelote ne te décevra pas.

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  2. Et moi je suis dégoûtée... J'ai dû annuler ma venue la veille, laisser Melliane en plan pour cause de boulot. Un imprévu qui te casse les pieds et qui fait que d'un seul coup tu as très envie de tester le bazooka sur tes collègues.
    J'aurais adoré te rencontrer!
    Géniale ton salon en tout cas, suis ravie pour toi!

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    1. J'auais aussi adoré te croiser, ce n'est que partie remise !
      (si tu as besoin de munitions pour le bazooka, fais signe ^^)

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  3. Coucou, je passe enfin sur ton blog, j'ai dû laisser le mien de côté depuis un petit bout de temps. Je ne sais pas si tu te rappelles de moi, je me suis présentée sous le nom de Misspendergast :) j'ai découvert ton roman via lees chroniques interdites du livre-vie, j'ai beaucoup apprécié notre échange et je suis ravie d'avoir pu papoter avec toi. Contente que ton SDL se soit bien déroulé. Ah les hommes en kilt d'Harlequin je les ai vu j'ai d'ailleurs rempli le questionnaire qu'il distribuait x) J'espère avoir l'occasion de te revoir et de découvrir ton roman: la pelote d’épingles. A bientôt :)

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    1. Aïe, je suis désolée, je n'ai pas la mémoire des noms / pseudo... j'ai honte ! Je me rappelle très bien de nos échanges mais je n'avais pas retenu ton pseudo.
      En tout cas, je suis dégoûtée, tout le monde a vu les beaux gosses Harlequin sauf moi... *rires*
      (bon, en vrai, ça ne m'a pas manqué)

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    2. Pas de soucis, en plus tu as du voir pas mal de monde :) Oui pour les beaux gosses harlequin c'était rigolo mais les pauvres quand même x) On se reverra aux imaginales j'ai vu que tu tiendrais un stand ^^

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    3. Ouh là, je ne compte pas tenir un stand, juste y passer de temps en temps pour des séances de dédicaces (et je fais aussi de la dédicace sauvage, sans problème, de toute façon aux Imaginales c'est le sport le plus pratiqué ^^).

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