19 février 2015

Le regard des princes à minuit

Recueil contemporain d'Erik L'Homme, éditions Gallimard Jeunesse.

Je crois que Silène est une fan inconditionnelle d'Erik L'Homme... La dernière fois que je suis passée chez elle, je suis repartie avec une pile des livres de cet auteur, dont je n'ai lu pour le moment que le tome 1 de Phoenomen (le 2ème est dans ma pile à lire) et 2 des titres écrits dans le cadre du projet A comme association (je dois mettre la main sur le tome 5 et le lire mais j'ai tellement, tellement peur de ce que je vais y trouver que je repousse avec constance ; mais je m'y remettrai un jour, si si, promis).

Bref, je suis rentrée chez moi avec une pile de romans et aussi... un petit recueil dont la superbe couverture ressort bien mieux en vrai. Je me demande d'ailleurs si ce n'est pas à cause d'elle (ou du titre ?) que j'ai tiré ce livre précis de mon étagère, à un moment de ce mois de janvier tout pourri où j'avais besoin de quelque chose d'assez réconfortant mais qui ne soit pas mièvre pour autant... Dans tous les cas, quelle que soit la raison pour laquelle j'ai débuté Le regard des princes à minuit, c'est exactement ce qu'il me fallait, au moment où il le fallait.


Le regard des princes à minuit, ce sont 7 nouvelles qui tiennent à la fois de la tranche de vie, du récit initiatique et de discussions captées sur le vif : les dialogues y sont très importants. Ces textes et leur fil rouge sur les bacheliers (dans le sens "apprenti chevalier", pour faire court) sont de toute évidence destinées aux jeunes hommes, cependant il n'y a aucune raison de se priver de les découvrir si on sort du public visé. En effet, sur le fond, la totalité des sujets abordés peut parler à tous, quelle que soit sa tranche d'âge, son expérience, ses propres motivations et limites.

Pour être entièrement honnête, tous les textes ne m'ont pas forcément accrochée. Question de goût, de point de vue.
Par exemple, à titre personnel, je trouve ça vraiment caricatural de dénigrer la "vilaine télévision" par rapport à la lecture (parce que tout dépend de ce qu'on regarde et de ce qu'on lit, moi la première, je lis énormément de... heu... romans d'un intérêt douteux ; le peu que je regarde à la télé est clairement d'un meilleur niveau... ahem, fin de l'apparté).
Donc, je l'avoue, tous les textes ne m'ont pas convaincue sur le fond, mais cela ne leur retire pas leur intérêt pour autant car ils poussent à réfléchir, à se positionner, à cogiter à ces tranches de vie dont on sent que ce sont autant de moments cruciaux pour les jeunes gens qui les partagent.
Et je suppose que c'est exactement ce que souhaitait l'auteur... nous sortir en douceur de notre zone de confort pour nous faire cogiter.
Au final, une belle découverte très différente des autres textes que j'ai lus de la plume d'Erik L'Homme. Avec, toujours, ce style qui me fait penser qu'il faudra que je lise rapidement les autres titres que j'ai en stock (surtout que leur légitime propriétaire va finir par les réclamer...).

Être un véritable chevalier, aujourd'hui, est-ce encore possible ?À travers sept épreuves initiatiques, des jeunes se lancent dans l'aventure : une expédition nocturne dans la forêt de Brocéliande, l'escalade de la façade de Notre-Dame en cordée, l'intensité d'un combat à mains nues, la découverte d'une danse oubliée avec une cavalière sensuelle... Autant de façons de vibrer, de prendre position dans la société, de dire NON.

Les plus du recueil :
- les jolis portraits
- le fil rouge chevaleresque (ou plutôt bachelier)
- les dialogues associés aux 7 récits initiatiques

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