27 février 2015

Et le prochain, tu le sors quand ?... #03

Si vous êtes déjà auteur ou si vous avez suivi l’épisode précédent, vous savez que la sélection des éditeurs auxquels on peut soumettre ses romans n’est pas une démarche aussi simple & évidente qu’on pourrait le croire de prime abord,.
En plus, je fais la fine bouche.
Là, j’imagine que vous vous demandez comment ça s’est passé pour La pelote d’épingles.
Si ce n’est pas le cas, tant pis pour vous, j’en parle quand même. Je ne m'étalerai pas. Promis.

Pour reprendre l’article précédent et le corréler à mon cas personnel, concrètement, si j’analyse la publication de La pelote d’épingles

- C’est grâce au réseau d’une tierce personne qui a aimé mon roman que La pelote d’épingles est arrivée entre les pattes du Chat Noir.
- En effet, je pensais le roman hors ligne éditoriale donc je ne l’avais pas proposé à cet éditeur précis ! (alors que j’avais pourtant lu et aimé plusieurs de ses romans, comme quoi…)
- Il se trouve que les éditions du Chat Noir cherchaient justement ce style de roman, le mien a passé la sélection et il restait encore de la place dans le planning d’édition sous un délai raisonnable ; il a donc été retenu.

J’ai eu de la chance !
Grâce à une personne du métier, le roman est arrivé entre les bonnes mains, au bon moment.

Et rien ne dit que cela se reproduira…

Je suis une bosseuse, ça on ne peut pas me le retirer, qu’on aime ou pas ce que j’écris. J’essaye toujours de travailler en concertation, dans les meilleures conditions possible.
Malgré tout, ça ne suffit pas pour être édité, loin de là.
Du coup, pour donner un exemple concret, j’ai tellement peur de griller mes maigres chances de convaincre un éditeur pour La canne au pommeau d’argent que je corrige, corrige, et corrige encore. Surtout que ce roman n’a rien à voir avec La pelote d’épingles, donc je ne peux pas m’appuyer sur cette première publication pour tenter de le placer. Puis je ne le sens pas encore prêt.
Au final, toutes les excuses sont bonnes pour ne pas le soumettre. C’est sûr que là, je ne prends pas de risque… C’est peut-être moi qui ne suis pas prête.

Pour l'édition, j’en suis donc à me dire « advienne que pourra ».
À terme, si je ne place plus aucun projet, j’arrêterai sans doute d’écrire. Je me prive beaucoup pour débloquer le temps nécessaire à la rédaction et à la correction de mes romans.
Peut-être qu'un jour je souhaiterai passer à autre chose.
Peut-être pas.
Pour le moment, j'ai trop envie de concrétiser les idées de muse pour m'arrêter.
C’est terrible d’ailleurs… j’ai envie, de façon viscérale, d’écrire Le joyau de la Sourcière, Au bois dormant, La panna cotta et les autres, avec toujours la crainte presque culpabilisante de ne pas y arriver par manque de temps.
Pas par manque de motivation ; pas à cause du manque de perspectives éditoriales.
Juste par manque de temps.

Alors, tant que je le peux… je continue d'écrire ! 

Pour le moment, je suis bel et bien incapable de vous dire si j'éditerai d'autres titres et quand...

Surtout que je suis lente, il me faut des mois et des mois pour mûrir un texte, l'écrire, le corriger. Il faut ensuite prévoir jusqu'à plusieurs mois pour tenter de lui trouver un éditeur. Et si j'en trouve un, aboutir à l'objet livre final demandera encore des mois de travail concerté.
Au fait, vous ai-je déjà dit que les éditeurs semblent ne pas tout à fait vivre dans le même espace-temps que le commun des mortels ?... En fait, les auteurs non plus... et là, je crois que vous commencez à saisir pour quelles raisons...


2 commentaires:

  1. Je fais partie de ces gens, sans doute naïfs, qui vivent l'écriture comme quelque chose de "personnel" (et tant mieux après s'il y a édition...). Je gribouille beaucoup mais ne tente même pas le saut vers l'édition. Je vibre d'écrire et en écrivant, tout ce processus qui me fait ressentir une multitudes d'émotions puissance 1000. Alors je comprends ce que tu veux dire d'une certaine manière.

    Tu sais, ce que j'ai aimé dans "la pelote d'épingles" (hormis Sevan bien sûr... et les cheveux de Violette), c'est ce sentiment d'aboutissement et de satiété à la fin du roman. Bien sûr, j'en aurais voulu plus, mais pas par frustration, parce que c'était vraiment bien.
    Alors prends ton temps, ne change pas ta façon de faire. Et j'espère vraiment te relire publiée...

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    1. Tu as de la chance, sur mon blog non plus je ne peux pas inonder de smileys... sinon il y aurait plein de coeurs, ce serait écoeurant ! ^^
      Pour le moment, je continue de bosser, je verrai bien ce que ça donnera par la suite.

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