25 février 2015

Et le prochain, tu le sors quand ?... #01

J’ai découvert un truc inédit (pour moi) : jamais la comparaison entre l’écriture d’un roman et la mise au monde d’un bambino n’est aussi justifiée que lorsque vous venez à peine de faire l’expérience de l’édition d’un titre.
Vous n’avez même pas rapporté votre « bébé » à la maison qu’on vous demande déjà pour le prochain…
N’empêche que… la question me paraît tout à fait légitime dans le cadre de l’écriture, surtout lorsqu’elle provient de lecteurs qui ont aimé votre livre.

Mais du coup, la réponse que je suis obligée de souffler, murmurer, chuchoter, crachoter, marmonner, d’assumer est d’autant plus difficile : honnêtement, je ne sais pas quand j’éditerai un autre roman.
Et pour être franche, je ne sais même pas si j’y parviendrai.

C’est que l’édition et moi, ce n’est pas gagné – gagné. Loin de là.
De plus, ayant édité tard mais après avoir fréquenté pas mal d’auteurs, il y a une certitude que j’ai imprimée : rien n’est jamais acquis. Ja-mais.
Hein ? Quoi ? Vous trouvez que je manque de confiance en moi ?
Oh, si ce n’était que ça…


Je sais que certains auteurs ont peur d’être « oubliés » s’ils n’éditent pas rapidement et régulièrement une fois qu’ils l’ont fait. Par chance, ce n’est pas mon cas. Ce qui me fait toujours une source de stress en moins.
J’estime en effet que ce n'est pas "grave",  si je ne suis pas rééditée, ou que ça prend du temps. J'ai décidé que chaque publication serait une cerise sur un gâteau.
Je tiens juste à ce que ces cerises soit mûres et gouteuses, pas toutes flétries ou pourries.
Désolée pour l’image à deux balles, je vous préviens, il y en aura d’autres.

Pour en revenir à l’autre image, celle de la mise au monde, quand on veut faire un enfant, en théorie c’est simple, un (futur) papa, une (future) maman, des roses, des choux, quelques cigognes, je ne vais pas vous faire un dessin, n’est-ce pas ? (vous n’aviez qu’à suivre en cours de SVT) (ou pratiquer) (la pratique, c’est plus fun)

Pour éditer un roman, il faut… un éditeur. Ça alors, quel scoop !
Nous sommes bien d’accord que nous parlons ici même d’édition traditionnelle à compte d’éditeur, pas d’auto-édition et encore moins d’arnaque à compte d’auteur plus ou moins déguisé, n'est-ce pas ?

Or, trouver un éditeur pour un roman donné… pour moi… c’est un peu comme…
- Danser autour d’un feu pour faire venir la pluie ?
- Chercher une aiguille dans une meule de foin ?
- Espérer convaincre chéri-chéri d’aller voir Cinquante nuances de Grey ?
  (désolée, celle-là, c’est juste pour les stats du blog)

Bon. J’exagère. Certes. Cependant ce n’est pas si éloigné de la réalité, la mienne du moins : placer un roman, c’est (très) difficile. Cela dépend de divers facteurs et ces derniers ne sont même pas… logiques, pour certains. Alors quant à les maîtriser...

Si cela vous intéresse, je vous explique un peu plus en détails pourquoi dans le prochainépisode… j’ai en effet débordé et pour que ce soit plus digeste, l’article initial a été découpé en courte série de trois articles.



13 commentaires:

  1. Je ne comprends que trop bien. On m'a posé la même question (et en effet, c'est comme les enfants !).

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    1. Je savais bien que la comparaison n'était pas surfaite... ;)
      Et je me doutais que tu te retrouverais sur le début de cette trilogie d'articles.

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  2. Excellent article ! (Et puis je bave sur tes robes en passant !)

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    1. Merci ; ) (tu veux le tuto, pour la dernière jupe ?)

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  3. Bon et bien... je suis prévenue !

    Plus sérieusement, tu sembles gérer la pression comme un chef, Roanne. Le prochain roman sortira lorsqu'un éditeur le voudra bien et je croise les doigts pour que ce soit bientôt !

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    1. C'est bien, je sauve les apparences ! ^^

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  4. Comme dirait Freud, en matière d'éducation : "faites comme vous voulez, de toute façon ce sera mal". Et Cindy ajouterait sûrement : "Eat, drink, and be merry" ^_^

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    1. En même temps, tous deux sont des personnes de mauvaise influence... ^^

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  5. Ah ben, vivement le prochain article alors !^^
    En tout cas, tu as raison de vivre l'édition comme "la cerise sur le gâteau". Il ne faut pas oublier d'écrire pour son plaisir aussi !

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    1. En effet, surtout que ce n'est pas (du tout) mon gagne-pain. Vu le travail que ça représente quand même, autant l'apprécier.

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