6 février 2014

Beautiful disaster

Romance contemporaine de Jamie McGuire, éditions J’ai Lu.

L’achat de ce roman fut une erreur. Je regrette, vraiment. Si j’avais su, j’aurais lu la chronique des lectures de Cécile avant de l’acquérir et j’aurais évité une dépense inutile…
Vous l’avez compris, je suis déçue. Et cette fois-ci, je ne me cacherai pas derrière un sobre « la rencontre ne s’est pas faite » car cette lecture a déclenché tellement de warning que je l’ai terminée pour analyser ce qui n’allait pas dans le roman.
Sans entrer dans les détails, je suis aussi dubitative que bien d’autres lectrices concernant les caractères et réactions excessives des personnages. Mais le plus ennuyeux, à mes yeux, ce sont les facilités auxquelles l’auteur a sacrifié le reste.


Au départ, on nous annonce pourtant des personnages intéressants :
- Travis, passionné et excessif, qui règle le moindre conflit à coups de poings. Vous savez quoi ? Il ne surmontera jamais cette faiblesse, ce ne sera même pas un enjeu ! Quand on sait qu’il va jusqu’à « défoncer » gratuitement deux gars, en public et que… rien… pas même une interpellation, une petite plainte, un redressage de bretelle par les autorités de la fac… c’est d’un crédible. Donc, ce cher Travis applique la loi du plus fort, et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Personne ne trouve ça anormal / ne lui reproche.
De plus, ce mec est absolument parfait, sans aucun effort. Réussite scolaire sans bosser, imbattable en free fight sans suivre le moindre entraînement sérieux. Ce dernier point en particulier m’a hérissée. La crédibilité n’est vraiment pas le point fort de ce roman.
- Abby, de son côté, s’est créé une façade pour échapper à son passé. Vous savez quoi ? (bis) On apprend ce passé super tard. Et elle a si bien fait la cruche lâche (elle passe le roman à prendre la fuite, même quand ce n’est pas nécessaire) qu’il est très difficile d’y croire quand, enfin !, elle se bouge et montre une certaine valeur. C’est dommage, c’est peut-être le moment du roman que j’ai préféré. Mais son conflit avec son père est plus ou moins résolu en quelques lignes de dialogue, et encore une fois, pas exploité. Surtout, on ne sent pas son influence sur la personnalité de la jeune fille dès le début du roman. Elle est bien moins innocente et naïve que Travis, vu le contexte de son adolescence, mais on le réalise trop tard. Pour ne pas faire d’ombre au rôle de mâle dominant de celui-ci ?
Parce qu'en vrai, Abby est beaucoup plus dure, aguerrie et mûre que lui sur bien des aspects, mais ce n'est pas du tout exploité par l'auteur qui préfère la rabaisser constamment au rôle de petite chose trop belle et sexy qu'il faut protéger d'elle-même, parce qu'elle ne sait pas repérer un prédateur masculin. Alors qu'elle devrait en toute logique, avec son passif, être blindée contre ça ; cette incohérence m'a sacrément agacée.
Le souci de Beautiful disaster est donc simple : plein de bonnes idées, d’annonces, de matière… qui ne sont pas exploitées. Du coup, là où on aurait pu avoir un roman très sympa et même solide, on obtient à l’arrivée une pure romance dénuée d’intrigue, uniquement fondée sur le chassé-croisé amoureux, l’emploi de ficelles peu crédibles et de facilités scénaristiques. Les non-dits entre les personnages et la rétention d'information vis-à-vis des lecteurs, ça vous sauve un auteur ! Ou pas… Je suis ressortie de cette lecture déçue, frustrée et assez affligée, même si elle est rafraîchissante et sympa par bien des aspects.
Ce roman a quand même un succès dingue, il sait trouver son public malgré ses défauts. Dans tous les cas, à moins que vous ne soyez vraiment pas difficiles, je ne peux pas le conseiller…

Travis Maddox est sexy, bâti comme un dieu et couvert de tatouages. Il participe à des combats clandestins la nuit et drague tout ce qui bouge le reste du temps. Exactement le genre de mec qu’Abby doit éviter si elle veut réussir à démarrer une nouvelle vie. Mais Travis insiste et lui propose un pari. Si elle gagne, il renonce au sexe pendant un mois. Si elle perd, elle s’installe chez lui pendant un mois. Ce qu’il ignore, c’est qu’il a affaire à bien plus joueur que lui…
Une fois toutes les cartes abattues, la catastrophe annoncée se muera-t-elle en amour passionné ?

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