6 octobre 2014

[Série] Le cercle des Canailles

Romances historiques de Sarah MacLean, traduites par Béatrice Pierre, éditions J’ai Lu.

Au moment où j'ai rédigé le premier retour de lecture sur cette nouvelle série, un seul épisode avait été traduit en français et j’ai mis la main dessus par accident. J’étais un peu dubitative, malgré le beau-gosse en couverture, parce que je commençais à saturer côté romances pour différentes raisons.
Pourtant, il fallait soigner le mal par le mal et je voulais terminer mes lectures du genre sur une bonne impression.
La quatrième de couverture de l’épisode 1 du cercle des Canailles, ainsi que les avis laissés dessus sur le forum Au boudoir écarlate, m’ont poussée à lui donner une chance, quand je suis tombée dessus à un coin de rayon début 2014. Et j’ai bien fait ! Je crois que j’apprécie autant cette série que Les fantômes de Maiden Lane. Peut-être même plus, mais ça, l’avenir et les suites le diront...

... quelques mois plus tard...
Au final, je suis déçue par les suites. J'ai déjà moins apprécié le tome 2 et pas vraiment accroché le tome 3, qui avait poutant tout pour me plaire. Je ne sais même pas si je lirai le 4ème tome. En effet, vue la "révélation" sur le membre fondateur du cercle, qui tombe comme un cheveu sur la soupe (je n'ai pas senti que cela avait été amené / préparé dans les tomes précédents), j'ai peur pour le dernier volume.


Le flambeur

Le premier épisode du cercle débute sur une scène de jeu, dans laquelle le jeune Michaël Bourne se fait plumer par son tuteur. Ne lui reste que son titre, un château vide et la honte. Suite à sa ruine, il est banni par la bonne société. Cependant, s’il a peu de chance au jeu, il sait rebondir dans la vie. N’ayant plus rien à perdre, il devient proprement scandaleux, s’associant avec son meilleur ami, Temple, à Chase et Cross.
Chase a en effet besoin de solides et fiables bras droits, autant que possible issus de la haute société, pour tenir et développer un club qui devient une adresse de référence, à Londres.


L’Ange Déchu porte bien son nom et, sans aucune pitié, Bourne fait subir aux autres nobles ce qu’il a lui-même subit lorsqu’ils cèdent au démon du jeu. Tout lui réussit et il se refait financièrement. Mais il ne peut pas oublier ce qu’on lui a arraché, en particulier les terres sur lesquelles il a grandi. Lorsqu’il apprend que celles-ci ont été rattachées à une dot, il n’hésite pas. Seulement, et là c’est le côté intéressant de la romance, la « vieille fille » qu’il épouse pour récupérer son domaine n’est pas n’importe qui. Il s’agit de Pénélope, une amie d’enfance, qui ne reste pas les mains dans les poches et se montre bien décidée à utiliser ce mariage pour profiter de la vie et surtout assurer l’avenir de ses sœurs. Elle va donc négocier autour de ce mariage arrangé plutôt que de subir.
Ce qui donne des résultats très amusants ! Y compris en matière d’érotisme.
Le hic étant que Bourne ne se satisfait pas d’avoir récupéré son domaine. Se venger de son tuteur est trop tentant, même si cela consiste à blesser son autre ami d’enfance, Thomas. Ce que Pénélope, qui est resté très proche de celui-ci, ne peut évidemment pas accepter. Du coup, ce roman présente une héroïne au caractère trempé, décidée à tout faire pour concilier, arranger, de façon à protéger ses proches et gagner sur tous les tableaux. J’ai adoré cette personnalité active, qui n’attend pas la bouche ouverte que tout lui tombe dedans… et surtout pas son époux, dont elle force le respect.
Certes, on n’échappe pas à certaines ficelles du genre, des détails auraient pu être un peu mieux amenés, mais Le flambeur n’en reste pas moins une bonne romance, une de celles que j’ai préférées lire. Ne serait-que pour les dialogues… les échanges entre les sœurs Pénélope, Philippa et Oliva tout d’abord, mais surtout entre les quatre canailles.
Vivement la suite !

Après avoir tout perdu aux cartes, le jeune et naïf marquis de Bourne a juré de prendre sa revanche. Neuf ans plus tard, il a refait fortune et, à la tête d'un club, plume sans pitié les pauvres diables tenaillés par le démon du jeu. Toutefois, il n'a pas récupéré son domaine ancestral, Falconwell, dont son ex-voisin est désormais propriétaire. Lorsque celui-ci annonce que ces terres font partie de la dot de sa fille, Bourne décide, sans éprouver le moindre état d'âme, d'épouser Pénélope. Qu'elle le veuille ou non. Et pour ce faire, il n'hésite pas à la compromettre... bien qu'elle soit son amie d'enfance.


La curiosité est un vilain défaut

... et la suite est arrivée, et je me suis jetée dessus, comme prévu.
Pour une fois dans une série, le 2ème volet est à la hauteur du premier. Je n'ai pas été déçue par ce petit roman que j'attendais avec impatience, ne serait-ce que pour Philippa, dont la personnalité particulière et atypique m’a vraiment plu dans Le flambeur. Les étincelles que j'attendais de sa rencontre avec l’homme qu’elle coince à la fin du premier épisode ont été aussi délicieuses que je l'espérais…
Par contre, il parait que le 3ème opus de la série n'est pas bon du tout... du coup, je vais sans aucun doute arrêter sa lecture sur cette bonne impression.


Du côté des qualités, on retrouve donc celles du 1er volet, agrémentées de celles propres à une héroïne de romance historique atypique car tout sauf passive. Bien au contraire !
C'est sans doute ce que j'ai préféré dans le roman : pour une fois, c'est la belle qui vole au secours de son cher et tendre, de façon intelligente et efficace, parce que la demoiselle est douée pur le bluff !
Ce roman se déroule donc comme une partie de poker, ce qui est bien vu puisque le décor reste celui de l'Ange Déchu, qui souffle comme un air de rédemption sur ses gérants.


Lady Philippa Needham est une excentrique. Elle passe plus de temps dans ses livres qu'aux bals, se soucie plus de la flore que de la mode, des sciences que de la Saison. Fiancée à lord Castleton, elle veut découvrir avant son mariage les endroits scandaleux de Londres ainsi que les mystères de la nuit de noce. Pour parvenir à son but, elle fait appel à Cross, l'associé de son beau-frère et débauché notoire. Mais le jeune homme va aller au-delà de ses désirs...


Le paria

Au final, j'ai quand même lu le 3ème et les premières critiques que j'avais lues avaient raison, il est nettement en-dessous des deux autres.
Beaucoup de redondances, de facilités. La problématique autour de l'héroïne n'est pas géniale, je ne l'ai pas trouvée super bien exploitée et elle manque de subtilité dans son traitement.
Une déception... et comme je le formulais plus haut, vu ce qu'on apprend à la toute fin, j'ai un doute concernant l'intérêt du tome 4. A voir. Pourquoi pas, après tout, au stade où j'en suis ?


(je n'ai pas aimé la couverture non plus...)

Le pire étant que les personnage de Temple était bien sympa. Vraiment déçue je suis...


Un matin, Temple s'est réveillé dans un lit ensanglanté, sans aucun souvenir de la nuit écoulée. Depuis, tout le monde le suspecte d'avoir assassiné celle qui devait devenir sa belle-mère et qui a disparu. Devenu le duc de Lamont et le propriétaire du club L'Ange Déchu, il mène une vie solitaire. Douze ans plus tard, Mara resurgit, bien vivante, et lui propose un accord. S'il efface la dette de son frère envers le club, elle reparaîtra au grand jour et le lavera de tout soupçon. Pour Temple, c'est l'occasion rêvée de prendre sa revanche sur cette femme qui va désormais devoir se plier à tous ses désirs...


Les plus de la série :
- la personnalité des différents personnages
- L’Ange Déchu et ses « canailles »
- l’envers du décor de la noblesse anglaise de l’époque
- les dialogues (enfin, pas tous, certaines répliques entre Pénélope et Bourne n'étaient clairement pas indispensables)

2 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas mais me laisserais bien tenter par le tome 1!

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    1. J'avais vraiment apprécié le tome 1, j'étais tombée dessus par hasard (ou plutôt, c'est lui qui est tombé dans mon caddie par accident). Disons qu'il y a un moment où Bourne se retrouve complètement dépassé par les événements et mené par le bout du nez par Pénélope et j'ai trouvé ça très drôle. M'enfin, je ne suis sans doute pas foncièrement objective, note. Mais je pense que tu ne seras pas déçue, si tu le lis (tu me diras).

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