25 février 2014

[Série] Les fantômes de Maiden Lane

Romances historiques d’Elizabeth Hoyt, traduites par Daniel Garcia, éditions J’ai lu.

J’ai débuté la lecture de cette série suite à des échanges, sur les conseils bien avisés de Cindy et après lecture des retours enthousiastes des lectrices du Boudoir écarlate sur les différents épisodes.
Vous n’aurez aucune peine à deviner qu’il s’agit bien de pures romances, si vous avez un doute, lisez donc les titres des différents épisodes : ça ne s’invente pas !

L’un des mes regrets avec cette série, ce sont les couvertures… Elles ne représentent pas le contexte de l’époque (années 1730) et ne sont pas vraiment assorties / cohérentes dans leur ensemble.
Mais laissons cela de côté, c’est du point de détail. Revenons justement sur la période historique. On est en plein dans la mode des culottes, des gilets et des perruques poudrées. Je parle de mode masculine, là, il faut suivre. Cela demande tout de même un petit effort (pour ma part, je ne suis vraiment pas fan de ces perruques et j’ai du mal à trouver les culottes sexy, mais on s’y fait).
Bref, c’est toute une époque, que je ne crois pas avoir eu l’occasion de visiter via des romans jusqu’alors. Par contre, l’imagerie de films me reste.
Dans Les fantômes, plus qu’une époque, c’est un lieu qui importe : Londres, particulièrement le quartier pauvre de Maiden Lane, dans lequel les trafics, celui du gin en tête, n’incitent pas à se promener après la tombée de la nuit.

Le premier tome m’a particulièrement plu, je suis plus réservée sur les suites. Pourtant, je continue de les lire et j’attends la sortie du tome 6, prévue en février 2014, avec impatiente. Pourquoi ? Parce que malgré ce que je peux trouver à lui reprocher, cette série est terriblement addictive. Chaque épisode repose sur deux personnages qui étaient placés au second plan dans un précédent… ce qui fait que, lorsqu’on apprécie un personnage secondaire dans un titre, on a hâte de le retrouver au premier plan dans le suivant ou celui d’après.
Bref, je me suis faite avoir… Je me demande si certaines lectrices de la dream team de Poitiers aussi, vu que les romans circulent.
(je me demande si, elles aussi, ont la fâcheuse tendance à visualiser Shrek au moment le plus inopportun, à cause de cette manie des auteurs de romance d'insister sur les "pour toujours"...)

Oh, si vous avez envie d’en savoir plus sur la mode de l’époque, voici un lien intéressant vers le site du Palais Galliera… vous y trouverez, entre autres, un costume… d’arlequin. Je suis tombée dessus de façon accidentelle et forcément, j’ai songé que cette anecdote aurait sa place ici.

Troubles intentions

Ce premier volet de la série reste donc mon grand coup de cœur, pour différentes raisons.
Déjà, j’ai eu la surprise de lire une romance historique basée sur une intrigue solide, épicée en plus de scènes délicieusement érotiques.
Ensuite, le caractère des personnages principaux m’a marquée… surtout Caire, qui reste tel qu’il est et ne va pas changer sous prétexte qu’il s’attache. Par contre, cet attachement va lui permettre de régler certains conflits larvés et de dépasser une phobie, ou de moins en maîtriser certains aspects.
En résumé, Troubles intentions est l’une des romances qui me marquera très positivement dans celles que j’ai lues cette année.


Au cœur du sordide quartier de Saint-Giles, Tempérance se bat pour la survie de son orphelinat. Les caisses sont vides et ses petits protégés menacés d'expulsion. C'est alors que l'énigmatique lord Caire lui propose un échange de bons procédés. Il est sur la piste d'un tueur. Si elle accepte d'être son guide dans les bas-fonds de la ville, il l'introduira dans la haute société où gravitent de riches donateurs. La jeune femme va ainsi passer de la misère la plus noire aux riches salons londoniens, en compagnie de cet homme dévoré par d'indicibles secrets, qui, au fil des jours, éveille en elle une passion interdite...

Troubles plaisirs

Avec Troubles plaisirs, on revient sur une romance plus classique, mais je dois avouer une chose : j’ai adoré le début, qui m’a fait rire, et j’ai lu la suite avec beaucoup de plaisir. C’est frais et enlevé et ça se boit comme du petit lait. J’ai aimé que Lady Hero, bien qu’innocente, ne soit pas naïve et soit capable de se défendre.


Lady Hero Batten est fiancée au très sérieux marquis de Mandeville. Quand son futur époux lui présente son frère Griffin, elle frémit : elle vient de surprendre ce dernier en train de trousser une femme mariée dans un boudoir ! Loin de faire profil bas, Griffin la nargue et lui tient des propos scandaleux. D'abord outrée, Hero est intriguée, puis fascinée par ce drôle de débauché, idéaliste à ses heures. Au fil des jours naît une passion que ni l'un ni l'autre ne peuvent réprimer. Jusqu'au jour où Hero apprend la raison du vieux contentieux qui existe entre les deux frères : des années plus tôt, Griffin aurait séduit la première femme du marquis.

Désirs enfouis

Le troisième opus me faisait un peu peur car il devait regrouper deux personnages très opposés, en particulier par le fait que l’un a détruit la réputation de l’autre (ce qui inclut son mariage). Du coup, cet épisode là était assez « casse-gueule » pour l’auteur. Au final, elle s’en tire bien (on a du talent ou on n’en a pas, Elizabeth Hoyt n’a pas de leçon à recevoir, je pense).
Si j’ai matière à critiquer, c’est parce que je suis une pinailleuse (en vrai, ce « vilain » qui n’en est pas vraiment un, c’est du pur fantasme, mais bon, c’est pour ça que les lectrices adorent).


Silence Hollingbrook travaille dans un orphelinat. Elle porte chaque enfant dans son coeur, et plus particulièrement Mary Darling. Mais un jour, celle-ci est enlevée par un voleur qui prétend être son père. Ce même homme a brisé le mariage de Mary neuf mois plus tôt.

L’homme de l’ombre

Le quatrième épisode est celui que j’attendais le plus car il se focalise sur Winter, personnage dont j’ai été fan dès le premier opus. J’admets que, du coup, le résultat est à double tranchant : j’en attendais beaucoup.
Je ne peux pas prétendre que j’ai été déçue. C’est un peu plus complexe. Je crois que vu sa réserve dans le 1er épisode, j’aurais aimé que Winter la conserve un peu, alors qu’elle tombe dès les premières pages. Du coup, il ne lutte pas vraiment pour préserver ses choix de vie. En même temps, je n’ai pas boudé mon plaisir, Winter est un élève remarquable, il apprend vite sous la houlette d’Isabel et… heu, non, je ne parle pas de l’art de la flatterie et de la conversation, là…


Winter Makepeace, le directeur de l'hospice des enfants trouvés, est un homme au sérieux irréprochable, mais les dames patronnesses du comité de soutien lui reprochent son manque d'expérience des mondanités. Aussi, lady Isabel Beckinhall, jeune veuve pleine d'entregent, est-elle chargée de procéder à son éducation. Sous sa férule, Winter est censé apprendre l'art de la conversation et de la flatterie, afin de solliciter les riches mécènes. Il va apprendre tout autre chose. Et Isabel est loin de se douter que derrière sa façade guindée se cache un tout autre personnage...

Le Lord des ténèbres

Godric est un personnage hyper attachant que l’on a croisé à plusieurs reprises avant de le voir mis en avant. J’avoue que lui aussi m’avait marquée dans le 1er épisode, pourtant j’avais peur de plonger dans Le Lord des ténèbres car on l’y retrouve en plein deuil… et son épouse aussi. Meg de son côté était une jeune femme pétillante dans le 2ème épisode, j’avais eu un coup de cœur pour elle mais j’avais peur, après ce qui lui était arrivé, qu’elle n’ait perdu cette joie de vivre dont elle irradiait.
Au final, cet épisode-là a été une belle surprise car malgré les drames de fond, il est enlevé et joyeux. Les deuils se font et se défont. La vie reprend ses droits.

Par contre, constante en commun avec les épisodes précédents, le héros se range. Reste donc la question : à la fin de la série, restera-t-il un seul fantôme en activité ou vont-ils tous raccrocher le costume ?


Godric Saint-John a fait un mariage de convenance. Sitôt les noces célébrées, sa femme est partie à la campagne, et depuis il mène sa vie à Londres. Une vie pas ordinaire, puisqu'il n'est autre que le fameux fantôme de Saint-Giles, ce justicier masqué qui protège les plus défavorisés. Un jour, sans crier gare, lady Margaret débarque chez lui, accompagnée qui plus est de toute une smala. Impossible pour Godric de se livrer à ses activités clandestines tant qu'elle réside sous son toit. Elle doit repartir ! Mais Meg est aussi ravissante que têtue, et elle poursuit un but secret...

Le duc de minuit

A sa sortie début février 2014, j'ai tout de suite mis la main sur le 6ème opus, lu dans la foulée. J'avoue que c'est une déception. Il y avait pourtant tout ce qu'il faut, mais je n'ai pas accroché, sans pouvoir trop expliqué pourquoi. En plus, les dialogues dans les scènes intimes n'étaient pas sans me rappeler ceux du roman steapunk Le duc de fer (rien à voir pourtant, à part la mention de "duc" dans les titres), ce qui m'a sacrément fait lever les yeux au ciel.
Au final, seul le tout premier titre de la série m'a vraiment plu. De ce fait, je ne sais pas encore si je poursuivrai...




Sans ressources, la jeune Artemis Greave n'a aucun moyen de secourir son frère Apollon interné dans l'horrible asile de Bedlam. Un soir, Artemis et sa cousine Penelope sont sauvées d'une agression par un individu masqué, costumé en Arlequin. Le célèbre fantôme de Saint-Giles ! Quelque temps plus tard, Artemis découvre qu'il n'est autre que le séduisant duc de Wakefield qui courtise sa cousine. Forte de cette découverte, elle le somme de l'aider à libérer son frère sinon elle révélera au Tout-Londres sa double identité. Mais elle va apprendre à ses dépens qu'on ne manipule pas si aisément un tel homme...



Les plus de la série :
- la période historique choisie par l’auteur
- les intrigues solides
- les scènes érotiques
- les belles histoires qui lient les personnages, y compris en amitié

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