5 décembre 2013

Jane Eyre

Roman classique de Charlotte Brontë, source Ebooksgratuits / Feedbooks (œuvre tombée dans le domaine public).

Après la lecture de Jane Eyrotica, dont je me doutais qu’elle avait « taillé dans le gras » l’œuvre d’origine, je me suis plongée dans celle-ci afin d’en découvrir par moi-même les véritables tenants et aboutissants.
Bien que ce grand classique soit un pavé, je n’ai pas regretté un instant ma plongée dans la vie de Jane Eyre. D’une part, l’écriture juste sublime de l’auteur est un vrai bonheur (aaah… ces phrases à rallonge que la littérature contemporaine semble bouder, alors qu’elles ont ici tout leur sens, toute leur place). D’autre part, j’aime vraiment ce genre de récit dans lequel on prend le temps de poser les choses, de découvrir les détails du quotidien.


Surtout, Jane Eyre est avant tout un roman qui décrit avec beaucoup de force ses personnages, qui dresse des portraits précis, en pointe les qualités et faiblesses. Bien loin de la romance à laquelle trop de gens font le tort de le réduire, ce roman m’a emportée dans cette société anglaise où se faire une place, pour une jeune fille bien née mais pauvre, était quasi impossible.
De plus, j’ai vraiment aimé Jane, le fait qu’elle ne soit pas parfaite du tout, et que son manque de grâce et de beauté devienne justement un atout. Ses échanges à ce sujet avec Rochester sont d’ailleurs un véritable régal, on peut dire qu’ils ne sont pas tendres l’un envers l’autre et c’est pourtant ce qui les rapproche, formera les fondements de leur complicité.
Je regrette juste la facilité scénaristique à laquelle l’auteur a cédé sur la fin, à savoir que Jane est recueillie par un concours de circonstances par des personnes qui sont, comme par hasard, sa seule vraie famille survivante. C’était un peu fort de café…
En tout cas, l’auteur dresse le portrait de deux hommes que je ne suis pas prête d’oublier… Rochester d’un côté, bouillonnant, passionné mais perspicace et juste. Saint John de l’autre, dominant, entier et exigeant à s’en brûler les ailes et celles des autres.

Devenue orpheline dès son plus âge, Jane Eyre est recueillie par M. Reed, son oncle. Après la mort de ce dernier, sa tante la traite durement et l'accuse de tous les vices. Lorsqu'elle entre dans sa dixième année, Mme Reed, décidée à s'en débarrasser définitivement, envoie Jane dans une pension pour jeunes filles pauvres, où l'on va lui enseigner sévèrement, les rigueurs de la vie...

Les plus du roman :
- la qualité de la plume de l’auteur
- les petits détails du quotidien
- les portraits et description des personnages, de leurs caractères
- l’ambiance qui porte le tout

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