23 décembre 2013

Entre les lignes

Romance érotique contemporaine de Portia Da Costa, traduite par Claire Kreutzberger, éditions Milady.

J’ai découvert ce petit « romantica » grâce à une lecture commune du forum Au boudoir écarlate, séduite par la couverture, curieuse de voir comment l’auteur allait s’en sortir avec le postulat de départ, vu ce qui était annoncé dans la quatrième de couverture. Il semble bien que je fasse partie des rares lectrices à avoir vraiment apprécié cette lecture. Je me sens décidément toujours en décalage en matière de romance / érotisme. Quand j’aime un titre, les amateurs de ces genres ne l’apprécient pas, en général (c’est peut-être encore plus vrai pour l’autre romance des éditions Milady que j’ai lu peu après).
  

Pour être honnête, on retrouve dans ce roman les grosses ficelles de la romance, mais elles n’entravent pas trop la lecture. Pour ma part, j’avais surtout peur du postulat de départ, surtout que dès la première page, on découvre le genre de lettre que reçoit Gwendolynne et, honnêtement, dans la vie réelle… je crois qu’on paniquerait pour moins que ça (perso, je paniquerais pour beaucoup moins que ça). Comme nous sommes dans une romance érotique, on s’attend bien à ce que l’héroïne relève le défi plutôt que de porter plainte, et la façon dont elle réagit reste assez pragmatique pour que je n’aie pas levé les yeux au ciel ni reposé le roman.
Puis je me suis vraiment prise au jeu. Surtout que l’héroïne est attachante. Son côté petite nana bien en chair, charmante, qui aimerait s’émanciper sexuellement sans l’oser m’a beaucoup plu. Enfin une femme qui sort des canons de beauté imposés par la mode / pub / littérature pour ressembler à n’importe laquelle d’entre nous !

J’ai surtout beaucoup apprécié la façon dont elle se lâche, petit à petit, mais toujours de façon assez raisonnable (traduction pour ceux qui en ont besoin : sans jamais virer « grosse salope » ou « oh-oui-chéri-fait-moi-mal-puni-la-chienne-que-je-suis, ce qui est généralement rédhibitoire me concernant).
Au contraire, l’érotisme de ce roman est… joyeux. Gwendolynne va se surprendre autant que surprendre, développer une relation très complice, jouer, se faire plaisir autant qu’en donner. Le tout dans une relation d’adulte à adulte, saine, équilibrée. J’ai adoré ce pan du roman. Peut-être parce que c’est tout à fait le genre d’érotisme que j’aime publier pour L’Armoire aux Epices ?
Dans tous les cas, de telles romances érotiques, je ne crache pas dessus, bien au contraire ! J’espère même que j’arriverai à en trouver d’autre…

Gwendolynne est bibliothécaire. Sa petite vie tranquille est bouleversée le jour où elle trouve dans sa boîte à idées des lettres anonymes pleines de propositions indécentes. Stupéfaite de constater que ces fantasmes s'accordent à merveille aux siens, la jeune femme se lance dans une correspondance torride avec un mystérieux inconnu. Bientôt, les missives érotiques ne suffisent plus. Alors qu'elle rêve de rencontrer son admirateur secret, la bibliothécaire entreprend un jeu érotique avec un professeur d'histoire aux allures d'aventurier qui attise son désir depuis longtemps. Serait-il l'auteur de ces mots troublants ? Elle se plaît en tout cas à l'imaginer...

Les plus du roman :
- les jeux de séduction
- l’érotisme « joyeux »
- le développement de la complicité entre les personnages
- rien de glauque, ce qui permet une lecture facile et sans prise de tête

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