9 octobre 2013

[Série] Une nuit avec les Sole Regret

Romances érotiques d’Olivia Cunning, traduites par Diane Hamilton, éditions J’ai Lu.

Concernant ces lectures, je voulais tenter de faire court car j’ai défié la sage Elikya de lire Approche-moi, donc pas question de lui offrir trop de spoilers et des prises pour se défiler. J’ai lamentablement échoué… Reste à espérer qu’elle ne lira pas mon blog avant que je lui refile la patate chaude.
La mise en contexte, tout d’abord : sachez que la traduction de ce roman vient seulement de paraître, en septembre 2013, et que nous étions plusieurs dans les starting-blocks, à cause des commentaires enthousiastes de nombreuses lectrices de la version originale (non sous-titrée, c’est inutile, vous comprendrez plus loin pour quelle raison si vous suivez bien).
Pour ma part, dire que j’ai été déçue serait réducteur et peu adapté. C’est plus compliqué que ça car cette lecture m’a valu de bons moments de poilade, quelques coups de chaud, et surtout une belle impression de gâchis. Je sais, je suis chiante et difficile et j’arrive à trouver du bon dans du mauvais. On ne me refera pas.
La conclusion, tout de même, c’est que visiblement, la « clic-lit »* n’est pas ma tasse de thé.


Alors, pourquoi n’ai-je pas été convaincue par ces petits romans de porno soft pour femme ?
Pour diverses raisons… Les excès, clairement. Les personnages féminins à baffer. Les personnages masculins aussi. Les intrigues cousues de fil blanc (et même inexistantes, me souffle-t-on dans l’oreillette).
Et pourtant, j’ai terminé les deux lectures… Je vais être honnête, ça se lit vite, tout seul, les scènes de cul sont quand même sympas (ça vaut mieux, il n’y a quasi que ça…). Mais surtout, il y a le ton, le franc-parler : c’est cash, parfois cru, et ça j’aime (désolée d’ôter leurs dernières illusions à ceux qui pensaient, vu la déco de ce blog, que je suis du genre glamour : pas du tout, en fait). Bref, j’ai été attirée sous prétexte qu’on me vendait du milieu rock, je suis restée pour ça - j’estime ne pas avoir été trahie (au diable les clichés !).
Pourtant, je ne lirai pas les suites (sauf si on me les offre, mais je doute que cela arrive). En effet, le côté direct de certains échanges m’a semblé complètement ravagé par les excès de mièvrerie qui le contrebalançaient. Quant aux scènes de fesses, j’ai fini par faire une overdose. Il faut dire que certaines sont… Oh là là, ça mériterait une lecture lors du prochain salon de thé avec scones de la dream-team de Poitiers, je vous assure. Fou rire garanti. Mais le souci vient vraiment des intrigues, surtout pour le deuxième roman. Quand je commence à nourrir l’envie de baffer les personnages, c’est très (très) mauvais signe. Ce qui est d’autant plus dommage qu’il y avait matière à faire mieux. Bref, je ressors donc de ces lectures plus que mitigée, mais vu que j’ai bien rigolé, je ne regrette pas. Je laisse cependant aux vraies amateurs du genre, qui apprécieront plus.

* : à l'origine, clit-lit, devenue clic-lit : géniale trouvaille que cette appellation que j’ai immédiatement adoptée ; pour ma part, j’y vois une référence à cette manie des auteurs (surtout les anglo-saxons) de romances érotiques ou de mom-porn, intimement persuadés que le clitoris est une sorte d’interrupteur qui fonctionne en mode ON/OFF ; si au moins c’était vrai et qu’il suffisait d’enclencher le mode ON pour des orgasmes à répétition, la sexualité féminine serait formidable… (de plus, clit-lit et clic-lit ont une connotation plus sympa que mom-porn, de mon point de vue perso de no-kids avérée)


Approche-moi

Alors, le côté rigolo en premier : l’héroïne souffre d’un grave problème de manque de personnalité. Présentée comme une traumatisée des tatouages, elle va néanmoins passer la nuit avec un plus-que-tatoué sans souci et… terminer le roman en voulant son propre tatouage, parce que si c’est sexy sur lui, forcément, elle en veut un aussi. Je crois que c’est Blacky que cela a le plus contrariée (moi, à ce stade, j’étais déjà blasée). On parie qu’elle choisi un truc ridicule ?
Quant à la scène des « sex-toys maison », je pense qu’elle a laissé beaucoup de monde perplexe, incrédule, dérouté. Pour ma part, j’ai renoncé à comprendre comment ça fonctionnait, ça faisait quand même plus instrument de torture que toy, non ? (sauf que ça entraîne des orgasmes à la chaîne, c’est magique…)
Blague à part, il débutait pourtant bien, ce premier tome. Nikki est une nénette très libre qui s’assume très bien, mais dont le comportement excessif fait peur à sa meilleure amie, qui ne peut s’empêcher de la couver / chapeauter / ramasser à la petite cuiller (elle est vraiment gentille, Mélanie). L’approche entre Mélanie et Gabe est bien gérée et amusante. Quand ça devient chaud dans l’ascenseur, c’est sympa. Mais sur la durée, j’ai été moins convaincue. Surtout par l’absence de règlement de comptes entre Mélanie et Nikki. Celle-ci est quand même une belle garce manipulatrice sur bien des tableaux, l’avoue et…rien. Je vous ai parlé de l’absence de personnalité de Mélanie ? Hein, je radote ?

Les Sole Regret ? Mélanie n’a que faire de ce groupe de rockeurs. Ils ont beau susciter les émois de filles en délire, les hommes percés et tatoués… très peu pour elle ! Enfin ça, c’est ce qu’elle croyait avant que sa groupie de meilleure amie ne la traîne à l’un de leurs concerts, où elle va approcher Gabe, l’irrésistible batteur du groupe.


Séduis-moi

Le deuxième roman, par contre, j’ai eu beaucoup, beaucoup plus de mal. J’avoue quand même que celui-ci, j’ai failli le refermer. Il faut dire qu’apprendre dès le départ qu’il s’agit d’une thérapeute qui se fait son patient, qu’elle ne l’a même pas confié à un collègue plus « neutre » quand elle a débuté leur liaison et qu’ils ont commencé leurs coucheries dans le cabinet pendant une consultation, j’ai tiqué. Cela manquait, comment dire, de professionnalisme ? Alors ne cherchez pas, Madison ne se montrera à aucun moment digne de sa profession. C’est juste pathétique, à certains moments (il faut avoir lu certains échanges / dialogues, pour saisir ce que je veux dire). Certes, ce n’est pas bien de ramener son travail chez soi, mais justement, c’est le problème : elle n’est pas pro quand il le faudrait (ou ne l’a pas été), le redevient quand il ne faut pas… et s’avère incapable de surmonter le moindre petit souci de communication, d’ailleurs c’est la première à nourrir les non-dits de son pseudo-couple. Notez que le roman ne tient que sur les non-dits en question (c'est faible... vive les câbles d'ascenseur).
L’autre souci, c’est le comportement d’Adam vis-à-vis de son groupe. Il a des problèmes qui créent des tensions, et malheureusement une bonne partie des reproches qu'il reçoit sont justifiés. Pourtant, il n’agit pas pour les régler (ses hormones le travaillent trop pour ça, il semblerait). Comme dans Approche-moi, l’auteur fuit tout véritable règlement de compte, ou du moins ne règle pas tout. Alors je me doute que c’est pour laisser des portes ouvertes pour les suites… j’espère donc pour les lectrices qui ont apprécié et poursuivront leur lecture que c'est bien le cas et que les-dites portes seront refermées.
Pour ma part, je décroche là !

Quand la tournée des Sole Regret les mène à Dallas, c’est avec un bonheur empreint de tristesse que Madison retrouve son insatiable amant, Adam, le guitariste du groupe. Désabusée par ses infidélités, elle a fait une croix sur un éventuel avenir avec la rock star. Mais avant de rompre, elle fera de ces ultimes retrouvailles un moment inoubliable…

(note : les 4ème de couverture sont bien plus sympa que les romans, ils les vendent bien, mais ne croyez pas tout ce qu’ils disent)

12 commentaires:

  1. Je suis un peu comme toi, il ne me tente pas trop.

    Malgré que j'aime les romances, j'aime bien quand même une bonne intrigue et apparemment avec celui-ci ce n'est pas le cas.

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    1. Hello noisette, je te confirme que côté intrigue, je n'y ai pas trouvé mon compte à titre personnel. En même temps, ce n'est clairement pas une série écrite pour satisfaire ce type d'exigence. ;)

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  2. ah flûte, j'aurais peut-être dû lire le 2e dans la foulée tiens ^^ Bon, me connaissant, ca se serait mal passé ^^
    Le premier était fun en tout cas. Excepté bien sûr les sex-toys maison (pas compris non plus comment ca pouvait être sexy ^^ ) & le manque complet de personnalité de la fille (le coup du tatouage, ca m'a achevé!) Et j'aurais bien aimé aussi une résolution avec sa """"meilleure amie"""", tiens
    (Bon, je t'ai dit que tu devrais lire Wallbanger ? Comment ça, oui ?) ;-)))

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    1. Oh, oui, j'aimerais bien lire Wallbanger ! Je me demande même si je ne vais pas quand même le tenter en VO. On le trouve en ebook ? Ou tu pourrais me le prêter ?
      (reste que je risque de passer à côté d'une partie de l'humour, mais je pourrai toujours le relire en VF quand une maison d'édition se décidera à acheter les droits de traduction, n'est-ce pas ?)

      Si tu veux, je te prêterai Une nuit quand Célia aura terminé, mais je ne suis vraiment pas certaine que tu accroches Séduis-moi, c'est bien moins fun que Approche-moi, que j'ai largement préféré.

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  3. Il paraît qu'il va être traduit en VF par J'ai Lu, ce qui est une bonne nouvelle ;)

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    1. C'est clair ! (et un de plus dans la wish-list... tu penses qu'Alaric le lira si on lui offre ? muf muf muf)

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    2. On peut toujours lui proposer ^^ On est cruelles là,non ?

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    3. Non. C'est pour sa culture générale. On n'est jamais cruel quand on se positionne comme précepteur.
      (ahem)

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  4. "note : les 4ème de couverture sont bien plus sympa que les romans, ils les vendent bien, mais ne croyez pas tout ce qu’ils disent"

    Hahahaha ^^ Ca doit quand même être poilant à lire… ^^

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    1. Tout à fait ! ^^ Note que ce serait sympa d'avoir un avis masculin sur ce genre de lecture... Oseras-tu ?

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  5. Trop tard ! Hu hu hu !

    Par contre je proteste énergiquement : non, je ne suis pas sage ! Et je relève le défi ! Et je ferai des scones pour le prochain salon de thé, afin de nous étouffer de rire en lisant les passages sucrés-salés ! (Vivement)

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    1. Rhaaa, ça me fait plaisir de lire ce commentaire !

      J'apporte la gelée de coing ! (pourvu que l'autre amateur puisse venir aussi...)
      C'est clair, on va bien rigoler.

      (je devrais lire et commenter plus de romances érotiques, ça m'apporte plus de retours sur ce blog ^^)

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