27 octobre 2013

Les Maladroits

Romance contemporaine de Richard Arlain, éditions Laska.

Après la belle surprise de la lecture de La saga de Moïra et Svein, je me suis intéressée de près au nouveau titre publié par son auteur. Dans un genre et un style très différent, Richard Arlain offre de nouveau une romance qui échappe à la plupart des poncifs du genre (donc, j’applaudis !).
J’ai dévoré le roman d’une traite et j’ai apprécié la lecture, avec un gros coup de cœur pour les personnages et toutes ces faiblesses qu’ils cachent, ou au contraire qu’ils cultivent, ce qui influe sur l’image qu’ils donnent d’eux et le regard des autres.




J’ai particulièrement aimé le début et le cœur du roman.
Ça sonne vrai, c’est actuel et frais, tout en dénonçant certains travers (comme le petit copain qui dépasse les bornes et ne l’admet pas… car il ne le réalise même pas !). Pour moi, c’est de la vraie littérature young / new adult, qui aborde les soucis que peuvent avoir les étudiants. Le tout en ne se concentrant pas uniquement sur les déboires sentimentaux et sexuels, mais sans les occulter non plus. D’ailleurs, à ce sujet, les scènes érotiques sont très sympas.
J’ai aussi apprécié la façon dont le regard des autres change concernant Simon, parce que lui-même évolue et gagne en estime de soi. Ce qui n’empêche pas que ce qu’il a vécu à cause de Clarice (le rejet, les insultes, la mise au ban) reste traumatisant. De son côté, sous son allure forte et populaire, Clarice camoufle des failles profondes qu’elle va devoir elle aussi accepter et combler, ce qui ne l’empêchera pas de blesser le jeune homme à plusieurs reprise, certaines paroles étant plus dures que les coups.
Le seul souci rencontré sur cette lecture, à mes yeux, c’est la fin. J’ai décroché, j’aurais préféré que le roman s’arrête avant, plutôt que de me voir imposer cette vision-là. Question de goût personnel, je l’ai trouvée tarabiscotée et je me serais particulièrement passée de l’épilogue.

Simon et Clarice sont dans la même promotion à l’IUT. Depuis le soir où, ayant trop bu, Simon a fait des avances maladroites à Clarice, celle-ci l’a détruit auprès de toute la classe. Maintenant, ils l’appellent « le Pervers »… Heureusement que leur cycle d’études touche à sa fin !
Mais le vice n’est pas toujours là où l’on croit. Clarice l’apprend à ses dépens lorsque le beau gosse de la classe, avec qui elle sort depuis peu, l’abandonne dans une situation humiliante. Quand Simon l’en délivre, elle réalise qu’elle l’a jugé trop vite et cherche à regagner son amitié. Sauf que lui voudrait plus, beaucoup plus… à commencer par lui apprendre que la « perversité » peut être jouissive, pourvu que les partenaires s’accordent toute leur confiance.

Les plus du roman :
- les personnages si humain et faillibles, comme on peut en croiser tous les jours
- la vision réaliste et respectueuse du BDSM (soft)
- la relation atypique qui se noue entre Simon et Clarice
- l’importance de la communication, surtout quand on est culturellement si différent

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