14 octobre 2013

Je t’aime, moi non plus : la romance comme une valse (3/3)

Suite à l’épisode article n°1, l’épisode article n°2 m’avait laissée sur la question « continuerai-je à lire des romances ? »
Bien sûr que oui, à petite dose et en sélectionnant bien afin d’éviter trop de grincements de dents (c’est loin d’être gagné). Cela pour plusieurs raisons…
Déjà, il y a des romances avec lesquelles la rencontre se fait, au point que je passe un bon moment à les lire. Ensuite parce que certaines abordent de chouettes sujets ou bien utilisent des figures, des décors, originaux. Surtout, il y en a qui me font vraiment du bien au moral, soit parce qu’elles sont très drôles, soit parce qu’elles me permettent de m’évader, ce qui est tout à fait ce que je recherche dans mes lectures, tous genres confondus.
Tout cela mis bout à bout permet de m’offrir de bonnes tranches de détente. Les romances sont faites pour fantasmer, rêver, s’évader. Reste, pour moi, à trouver des auteurs qui offrent des tranches de fantasmes, de rêves, d’évasion auxquelles je parviens à adhérer (les goûts et les couleurs… au final, c’est la même chose pour l’ensemble des romans que je lis, tous genres confondus).
Donc, je compte bien continuer à lire des romances. À petite dose, j’insiste, parce qu’il reste que les codes / clichés du genre ont la vie dure, que j’en rencontre toujours un certain nombre dans chaque titre lu. Ils me pourrissent toujours un peu le plaisir. De ce fait, il m’est impératif de glisser les lectures de romances entre des romans d’autres genres. Lire des romances à la chaîne, comme j’ai pu le faire cet été, ne pouvait avoir qu’un temps. De toute façon, j’ai toujours été trop éclectique pour me montrer fidèle.

Le tout, donc, reste de bien choisir les titres. Pour cela, j’ai plusieurs techniques…

1- Piocher dans les productions des éditions Laska, dont j’ai déjà parlé, car je m’y suis abonnée [edit : j'ai fini par mettre fin à mon abonnement car je n'avais plus le temps d'en suivre les publications] ; les collections sont nombreuses, les sorties régulières, donc il y en a pour tous les goûts. J’ai apprécié Le diable se chausse en Kéram, La saga de Moïra et Svein, L’Ijirak, plusieurs des nouvelles en ligne et je compte terminer dès que possible le feuilleton Chronique d’un amour fou ; participer à la lecture des nouvelles du concours 2013 a aussi été une chouette expérience.

 (drôlissime !)

 
(couv' atroce pour un roman excellent)

 (chouette petite série qui promet)

 
(les persos sont souvent à baffer)
(mais on les aime quand même)

2- Prendre les conseils des copines : c’est à double tranchant, nos goûts ne concordent pas forcément. Un trop séduisant patron ne m’a clairement pas laissé un bon souvenir, Le Duc de fer relevait le niveau sans que je sois plus convaincue que ça… par contre je sens que Cindy va me harceler tant que je n’aurai pas lu Wallbanger (ce que je compte bien faire !).

(steampunk powa)
(mais romance à jeter, c'est ballot)


3- Regarder ce qui ressort sur des forums et des blogs : encore plus dangereux, je dirais, bien que je commence à saisir ce qui fonctionne pour d’autres lectrices et pas pour moi (au même titre que pour les autres genres, en fait) ; le souci, c’est que je n’ai pas forcément le temps de fouiner. Ces derniers temps, ces sources ont tout de même influencé de façon incontestable mes achats de romans, puisque je leur dois pas mal de mes lectures récentes ou à venir (souvent des séries) : Les fantômes de Maiden Lane, Une nuit avec les Sole Regret, Entre les lignes, et même des lectures qui ne sont pas estampillées romance parce que ces lectrices sont tout aussi éclectiques que moi et échangent sur bien des genres, par exemple Les chroniques de MacKayla Lane (quoique la lecture du 1er tome fasse suite à un défi de Cindy).

(j'ai particulièrement apprécié le tout 1er)
(edit : malgré les trucs qui m'agaçaient dans les suites,
j'ai continué jusqu'au tome 6, sur lequel j'ai définitivement décroché)

(mouah ah ah... hum) 
(sans commentaire, lisez mon retour de lecture)

 (pas à proprement parlé de la romance)
(mais le perso masculin rend une partie du lectorat féminin hystérique)
(je dois percer cet étrange mystère...)
(edit : au final, après lecture, le mystère reste entier : je trouve ce personnage insupportable et détestable)

Donc je lis et continuerai à lire des romances, sans aucun complexe.

Après, il reste le pendant : vu que je me pique d’écrire, écrirai-je des romances ?

La vérité vraie, c’est que j’ai déjà tenté de glisser des histoires d’amour dans mes écrits… et le résultat ne fut pas fameux. En fait, je me retrouve à employer les clichés que je reproche aux auteurs que je lis, un comble.
Alors me lancer dans l’écriture d’une pure romance, une vraie, ça me fait (un peu) peur. Surtout que les lectrices sont super exigeantes, il ne faut surtout pas les sous-estimer, ce serait une grave erreur.

Déjà, avec La pelote d’épingles, je croyais plus ou moins vouloir écrire une romance, mais je me suis rapidement aperçue que ce n’était pas le cas et je l’ai assumé, je préfère présenter ce roman comme une comédie romantique.
Avec l’expérience, je crois que je ne suis tout simplement pas assez douée pour rentrer dans le carcan exigé par les lecteurs et éditeurs de romance. Surtout qu’il y a eu tant de parutions que je doute de pouvoir faire quelque chose possédant la moindre originalité. Au final, je peux déjà m’estimer heureuse si j’arrive à intégrer une histoire d’amour avec happy end dans un roman sans que ça colle aux doigts. C'est d'ailleurs l'un des soucis avec lesquels je bataille concernant le roman que je tente d'écrire cette année.

J’essaierai peut-être, si j’ai le temps, d’écrire une nouvelle de romance historique en 2014, je ne promets rien… si ce n’est peut-être d’utiliser volontairement certains clichés pour mieux en jouer. Seulement, me connaissant, je vais avoir beaucoup (beaucoup) de mal à ne pas y glisser un aspect fantastique.

… Au fait, vous ai-je raconté l’histoire de cette pucelle qui apprivoise le highlander dont elle est captive ?… Cindy, je suis certaine que tu vas adorer ! (surtout si elle l’attache aux montants du lit… hu hu hu)

6 commentaires:

  1. Pourquoi je me retrouve toujours dans tes défis les plus scabreux, hein ? :D
    De toute manière, si tu ne lis pas Wallbanger, j'arriverais bien à te refiler "la colline de l'oubli" chez Laska :) Bonne écriture la Miss et belle série d'articles!

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    1. La colline de l'oubli est déjà sur ma liseuse, miss. ;)

      "Pourquoi je me retrouve toujours dans tes défis les plus scabreux, hein ? :D"
      Tiens, je me le demande aussi ! :))

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  2. J'ai adoré tes articles sur la romance (en fait, tout ce que tu dis es vrai, mais dans mon cas, ça ne me dérange pas autant - enfin, ça dépend de la façon dont c'est enrobé). Le fait même qu'on n'ait pas la même vision des choses rend la conversation d'autant plus intéressante ;) En tout cas, tu peux me demander s'il y a des trucs rédhibitoires pour toi dans certains titres !

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    1. C'est clair, je pense que l'enrobage compte énormément.
      Je n'hésiterai pas à te demander, pour les prochains titres, si je peux. Reste que j'ai une énorme pile à lire à descendre, donc il faut que je limite mes achats ces prochains mois. En plus, ce n'est pas comme si je n'avais rien d'autre à faire que de lire (sic).

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  3. Merci pour ces articles, qui reflètent clairement ce qui me donne la nausée dans certaines romances. Je ne cesse, pour ma part, de mettre des histoires d'amour dans mes histoires, sans suivre les codes de la romance et en essayant de m'en dépatouiller le mieux possible. *essuie la sueur sur son front*

    PS : je renchéris pour Laska. J'étais sceptique sur le système de l'abonnement au début, mais finalement j'adore et la qualité est au rendez-vous. Je te conseille également "La colline de l'oubli !"

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    1. Tu t'en sors très bien avec l'arc sentimental dans tes romans, d'après Chap, sans doute parce que tu l'imbriques clairement dans tes intrigues dès le départ et avec tact. Je te dirai ce que j'en pense quand j'aurai lu tes romans. ;) (si ce n'est pas un appel du pied, ça...)

      Sinon, arrêtez de taper les filles, j'ai bien compris qu'il faut que je lise "La colline de l'oubli", je m'y colle dès que possible, promis.

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