22 août 2013

Pour le meilleur et pour le pire


Romance contemporaine de Suzanne Roy, éditions Láska

J’ai profité de mes congés pour effectuer une « cure de romance ». Ce n’est pas mon genre de prédilection, je me suis donc décidée à soigner le mal par le mal et j’ai commencé par un petit roman dont la couverture me plaisait. Manque de chance, ce roman n’était pas pour moi.
Je l’ai quand même lu et terminé, car le style de l’auteur m’a bien portée, mais je n’ai pas adhéré au postulat de départ : un couple qui n’a passé que 2 mois ensemble… pour ensuite être séparé 8 ans. Leur relation aurait duré 2 ans, j’y aurais peut-être cru davantage… Surtout qu’ils sont tous les deux en couple chacun de son côté au début du roman, et que le personnage masculin principal est motivé par le désir de divorcer pour pouvoir se remarier. Au final, pauvres conjoints, ils seront bien expédiés / oubliés.


Ce qui m’a surtout agacée, c’est le comportement des protagonistes principaux, Jennifer et Bruno.
Celui-ci se comporte d’une façon insupportable et même difficilement pardonnable, allant jusqu’à humilier sa future-ex – qu’il n’a pas vue depuis 8 ans et à laquelle il n’a pas accordé le divorce demandé  l'époque, donc ce serait plutôt à lui de mettre les formes – tout d’abord chez elle puis… sur son lieu de travail ! Alors qu’elle est co-fondatrice de la boîte. Et… elle reste assez passive. Ce qui donne quand même un coup dans l’aile du personnage censé être une entrepreneuse en pleine réussite. Bruno ne la respecte pas, mais pourquoi le devrait-il puisqu’elle ne lui pose aucune limite ? Au point qu’on peut se demander jusqu’où cela va dégénérer.
Leurs échanges, en début de roman, m’ont de ce fait plus agacée qu’autre chose.
Une fois les protagonistes de retour en Espagne, cela ne s’est pas arrangé. La belle-sœur super complice d’une future-ex qu’elle a fréquenté moins de 2 mois, je n’y ai pas adhéré non plus. Quant aux enfants toujours parfaits et adorables, quel cliché manquant de réalisme ! Le discours du roman est certes ouvertement pro nataliste, mais là, ça sonnait faux.
Je ne parlerai même pas de la fin, tant la réaction de Jennifer m’a stupéfaite : passivité maximale, encore une fois, mâtinée d’auto-apitoiement, encore une fois où est la chef d’entreprise ?
Bref, c’est surtout une question de goûts personnels, mais je n’ai pas accroché… ce qui ne m’a pas empêchée de lire entièrement ce roman, ce qui prouve que ça fonctionne quand même et la plume de l’auteur y est pour beaucoup. Je comprends ce qui a pu plaire aux amateurs de romance, pour ma part, je ne suis pas convaincue.

Il y a huit ans, en Espagne, ils se sont aimés. Sur un coup de tête, ils se sont mariés. Puis ils se sont séparés.
Aujourd’hui, Jennifer est chef d’entreprise à Montréal. Elle travaille trop, et elle a même un petit ami pour être sûre de ne jamais s’ennuyer. Mais cette vie bien réglée vole en éclats lorsque Bruno débarque de son vignoble catalan à l’improviste… pour lui demander le divorce. Or quand Bruno veut quelque chose, il ne la veut pas à moitié : c’est un divorce express qu’il exige, et pour cela, elle doit accepter de retourner de l’autre côté de l’Atlantique, sur les lieux de leur ancienne passion. Jennifer hésite. Rancœur, peurs et regrets se bousculent dans sa tête. Jusqu’à ce qu’y germe une nouvelle idée : et si, sous couvert de prendre Bruno au mot, elle allait semer la pagaille dans sa vie ? Après tout, il l’a bien cherché…

Les plus du roman
- la jolie plume joyeuse de l’auteur
- les décors : Québec d’un côté, Espagne de l’autre

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