23 août 2013

Les talons hauts rapprochent les filles du ciel

Thriller d’Olivier Gay, éditions Le Masque

Je vais faire sobre et concis : cela faisait très longtemps que je ne m’étais pas autant marrée avec un polar !
Voilà, c’est dit. Le narrateur à lui tout seul vaut la lecture, surtout par sa maladresse et son don pour faire de mauvais choix et se retrouver au mauvais endroit, au mauvais moment ou bien à se montrer un peu dur de la comprenette… alors qu’il a plutôt les facultés inverses en temps normal.


Je n’ai pas besoin de parler en long, en large et en travers de cet excellent thriller made in Paris, car la quatrième de couverture est super bien ficelée et parle d’elle-même. Il n’y a même pas besoin d’être amateur du genre pour adorer ce petit roman plein de peps et d’humour (et il faut au moins ça pour compenser le côté sordide des meurtres sans tomber dans le glauque). L’intrigue est d’une efficace sobriété, ce qui ne m’ennuie pas : au moins, ça fonctionne. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?
Bien entendu, si vous aimez les jolis héros tout propres sur eux, ce ne sera pas pour vous.
Personnellement, non seulement j’adore, mais je compte bien lire Les mannequins ne sont pas des filles modèles juste pour le plaisir de retrouver l’improbable trio formé par Fitz, Moussah et Déborah.

Un serial killer rôde dans les rues de Paris. Plusieurs filles sont retrouvées assassinées de manière atroce dans leur appartement. Leur seul point commun ? Elles fréquentaient toutes le milieu de la nuit et les clubs à la mode. John-Fitzgerald, surnommé Fitz par ses amis, est un parasite par excellence. Dragueur paresseux et noctambule, il partage sa vie entre les soirées parisiennes, son amour des jeux en réseau et la vente de coke à la petite semaine. Ce héros improbable va se retrouver au cœur d'une enquête de plus en plus dangereuse, avec l'aide de ses conquêtes d'un soir et de ses amis toxicomanes. Grande gueule maladroite, incompétent notoire, séducteur au grand cœur, il semble bien mal armé pour affronter les bas-fonds parisiens. Mais tant qu'il y aura de l'alcool, la fête sera plus folle.

Les plus du roman :
- le style, qui donne tout son peps à la narration
- la galerie de personnages noctambules
- la description du milieu des nuits parisiennes

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