23 août 2013

Le diable se chausse en Kéram

Romance contemporaine de Marie Laurent, éditions Láska

Voilà une petite romance qui m’aura beaucoup amusée, et bien plus encore, car elle sort des sentiers battus d’une façon très rafraîchissante !



Certes on n’échappe pas au cliché du mec plus-que-parfait, mais Eric a une particularité qui m’a beaucoup plu. Disons que son amour des escarpins à talons hauts va loin. 
En parallèle, la jeune femme qu’il rencontre lors d’un achat compulsif est aussi une héroïne atypique puisqu’elle va céder à son attirance pour lui… alors qu’elle est déjà plus ou moins fiancée. Avec une personne qui ne lui convient plus, certes, mais Chloé ne va pas s’en tirer pour autant à si bon compte, le nouvel amant n’appréciant pas qu’elle lui ait caché le fait qu’elle avait déjà quelqu’un et se sentant presque plus trompé que le légitime, à l’arrivée. Et sa propre sœur aussi ne va pas laisser passer son écart trop facilement, l’obligeant à prendre ses responsabilités.
Héroïne légère qui peine à prendre les décisions qui s’imposent d’un côté, héros fétichiste des chaussures de l’autre, vous l’aurez compris, ce petit roman enlevé ne s’embarrasse pas de morale trop convenue. Surtout que les personnages secondaires sont sympathiques et bien exploités. Le tout sur fond d’entreprise familiale à redresser dans une petite ville touchée par la crise, je me suis vraiment fait plaisir. Ce qui donnerait bien envie d’une jolie paire d’escarpins made in France !
(je n’ai pas les moyens, qui m’en offre ?)

À Romans, ancienne capitale de la chaussure aujourd’hui dépassée par la mondialisation, la vie est plutôt morose. C’est du moins le cas pour Chloé, qui a perdu son poste de styliste après le rachat de la prestigieuse marque de luxe Kéram. Comme si cela ne suffisait pas, elle a dû rappliquer chez sa mère, et son petit ami est plus pataud qu’attentionné !
Sa vie bascule le jour où, au moment de fermer le magasin de chaussures qui l’emploie comme vendeuse, elle tombe sur un beau brun, élégant, raffiné et séduisant en diable. Le seul hic ? Il veut essayer des sandales de femme… Entre dérision et fascination, Chloé ne sait que penser. De toute façon, elle n’en a guère le temps, car un bonheur n’arrive jamais seul : un PDG parisien, Eric Legal, a décidé de reprendre les rênes de Kéram, et il embauche…

Les plus du roman :
- les héros atypiques (pour une romance)
- le décorum aussi (ça parle de crise !)
- le fétichisme des chaussures
- le ton léger et frais

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