23 août 2013

[Série] Haut-Royaume

Romans fantasy de Pierre Pevel, éditions Bragelonne

Quel bonheur de retrouver les dragons, dracs et vyvernes chers à Pierre Pevel !
Et ses personnages au caratère bien trempé !
Avec la saga du Haut-Royaume, il nous promettait de la fantasy épique, on peut dire qu’il ne se moque pas de ses lecteurs ! Alors certes ce n’est pas mon genre de prédilection, la prédisposition du genre en question à s’acharner sur les personnages et à ne mettre en scène que des guerres ayant tendance à me lasser, mais je ne fais pas la fine bouche pour cette nouvelle trilogie. 
La faute à la plume de l’un de mes auteurs préférés, sans doute.

Au début du 1er tome, le Haut-Royaume connaît une période difficile. Le roi est malade et s’isole, son épouse en profite pour ruiner les caisses au nom de sa folie des grandeurs. L’héritier légitime du trône manque de charisme alors que son demi-frère, plus populaire, souffre en réalité d’un manque d’assurance qui l’a poussé à se droguer (la cure de désintoxication fut rude et reste un secret d’état bien enterré…).
C’est ce moment que choisit le roi, que beaucoup croient devenu fou, pour libérer Lorn de geôles d’un genre particulier, 3 ans après l’avoir fait arrêter pour trahison. Lorn est nommé Chevalier du Trône d’Onyx, chargé de protéger l’autorité royale et agissant en son nom, à la façon d’un bras politique et armé.
Revenu du pire, marqué par l’Obscure, hanté, Lorn doit se créer de toute pièce une image de héros valeureux et juste, séduire des personnes de pouvoir et convaincre de nouveaux alliés.
Pour cela, il n’hésitera pourtant pas à user de stratagèmes peu honorables. D’autant plus que, malgré la foi que le roi mourant place en lui, le Chevalier n’oublie pas qu’il a été trahi. À qui ira réellement son allégeance ? Le dragon du destin manipule si bien les hommes qu’on peut s’interroger sur ce qu’il entrevoit réellement de la destinée de Lorn. Elle n’a peut-être pas grand-chose à voir avec les espoirs que ce dragon a semés pour permettre de mettre en selle le Chevalier. Et c’est cette interrogation, en fin de lecture, qui me rend très curieuse de la suite…
Mes seuls regrets tiennent à des points de détails, par exemple la propension des dragons à intervenir trop souvent comme Deus ex machina. J’ai bien compris que Lorn a un destin, est-ce une raison pour trop lui prémâcher ? Reproche bien léger et de peu d’importance quand on voit le volume du roman et son côté addictif.
J’ai hâte de lire le deuxième volet, même si je me doute qu’il ne sera pas tendre.

Tome 1 : Le chevalier


(note : ça n'a pas l'air, mais l'objet livre - le roman grand format - est ma-gni-fi-que)

(je l'ai d'ailleurs déjà racheté pour l'offrir et il a fait son effet)

Un homme, un royaume, un destin.
Il avait nom Lorn Askariàn.
Certains disent que le malheur arriva par lui et d'autres qu'il fut celui par qui tout fut sauvé.
Dans ses veines coulait le sang noir des héros condamnés.


Les plus du 1er tome :
- l’ambivalence de Lorn
- la richesse de l’univers
- tout ce qui porte des écailles
- la complexité de l’intrigue (et on n’en est qu’au début)
- la plume de l’auteur (je ne m’en lasse pas)

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