13 août 2013

La voleuse sans ombre


Roman (romantic) fantasy d’Emily Gee, traduit par Benjamin Kuntzer, éditions Bragelonne

Roman lu dans le cadre d’une lecture commune Mort Sûre.

 
Si vous cherchez un roman d’action bourré d’effets spéciaux, passez votre chemin !
Contrairement à ce que laisse entendre la course poursuite effrénée du début du roman, La voleuse sans ombre est une œuvre intimiste, qui se déroule quasiment à huis-clos, entre 2 fratries composées chacune d’un frère et d’une sœur.
Il n’y a, ainsi, que 4 personnages principaux :
- Bastian et Liana sal Vere, dont la famille est frappée par une malédiction suite au vol d’un collier appartenant à un psaaron, une créature marine.
- Melke et Handje, qui ont quitté leur pays d’origine pour ne pas être contraints de devenir des « spectres » soumis à des politiciens (leur capacité fait d’eux des espions et voleurs hors pair).
J’ajouterais bien Endal, quand même, puisque ce chien pense si bien que son intelligence en fait un personnage à part entière.


Le rythme lent gênera certains lecteurs, pour ma part, j’ai beaucoup apprécié. Cela m’a permis de rester proche des personnages. Ce roman n’est donc pas de la fantasy épique, avec un décorum vaste, varié et faisant l’objet de descriptions à l’avenant. Au contraire, l’auteur se concentre sur l’évolution des personnages et de leurs relations, donnant uniquement les informations nécessaires pour comprendre leur univers.
Mes seuls regrets : Liana est trop « Mary-Sue » à mon goût, surtout qu’elle est surprotégée par les autres personnages qui, pour leur part, s’en prennent vraiment plein la figure (l’auteure s’acharne (beaucoup) sur l’autre fratrie, en particulier). Il y a quelques incohérences concernant la malédiction des Sal Vere et quelques points de détails auraient mérités d’être développés.
Je conserve de cette lecture le souvenir d’un bon petit roman fantasy et intimiste, qui plaira aux amateurs de romances. Autre qualité : c’est un one-shot, autrement dit, il pourrait aussi plaire à ceux qui ne sont pas plus fans de multilogies que moi.

Grâce à la magie qui coule dans ses veines, la jeune Melke sait se rendre invisible. Un don partagé par son frère Hantje et qui ferait d'eux des voleurs hors pair, s'ils n'avaient renoncé cet héritage et refusé de devenir de véritables " spectres " s'enrichissant grâce à des larcins faciles. Pourtant, un matin, Hantje a franchi l'interdit. Tandis qu'il dérobait les trésors des salamandres, cruelles créatures avides d'or et de pierreries, il s'est fait capturer. En échange de la liberté de son frère, Melke doit à son tour enfreindre sa promesse et voler pour le compte des salamandres un collier détenu par les descendants d'une famille autrefois fière et puissante. Mais ce faisant, elle déchaîne sur eu une horrible malédiction. Un insupportable dilemme commence alors pour Melke, tiraillée entre la vie de son frère et celle des gens qu'elle doit condamner pour le sauver...

Les plus du roman :
- l’ambiance intimiste
- le caractère attachant des personnages (et du chien)
- l’interaction entre les différentes « malédictions »
- l’absence de « super effets spéciaux », la subtilité de la magie

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