18 février 2015

[Diptyque] Black-out & All Clear

Romans historiques et SF de Connie Willis, traduits par Joëlle Wintrebert, éditions Bragelonne

Edit : fiche initiale mise en ligne le 21/08/2013 pour Black-Out, mise à jour le 18/02/2015 pour All clear

Black-out

Je dois la lecture de Black-out a l’enthousiasme qu’il a soulevé sur le forum CoCyclics. Ma curiosité a pris le dessus, d’autant plus que je suis tombée amoureuse de la couverture, et j’en ai débuté la lecture. Je ne vais pas mentir, celle-ci a tout d’abord été très fastidieuse. Même si les personnages courent dans tous les sens, le début est long à se mettre en place et l’Oxford futuriste, avec ses différents départements aux noms plutôt « loufoques » (même si c’est très logique, dans le contexte), a presque réussi à me perdre.


Seulement, petit à petit, l’intrigue se dessine, les personnages principaux s’identifient, et surtout emmènent le lecteur à différentes périodes de la seconde guerre mondiale. Et là, l’auteur m’a eue pour de bon : je n’ai pas pu décrocher. Surtout que la richesse de la galerie de personnages secondaires et les anecdotes y aident beaucoup.
J’ai juste eu du mal avec un passage, qui ne s’intégrait pas parmi les autres, et dont je n’ai toujours pas compris les tenants et aboutissants. Cela ne m’a pas empêchée de dévorer le roman.
Pour, au final, hurler de frustration vu la façon dont ce premier tome se termine, avec en quelque sorte un « merci de votre attention, la suite au prochain numéro » à un moment où je ne m’y attendais pas du tout.
Ca tombe bien, la suite sort en septembre. Je compte me jeter dessus !
Et c’est pour ne pas spoiler Black-out que je n’en parlerai pas et n’aborderai pas ce que j’espère y trouver !
Dans tous les cas, j’ai trouvé très intelligent d’utiliser des personnages très proches de notre société actuelle et de les plonger au cœur de la seconde guerre mondiale afin d’en montrer les rouages. Je les ai suivi, j’ai hâte de les retrouver et je pense que je tremblerai encore pour eux dans la suite.

Note : ce roman tient en 2 volumes à cause d’un accident que je ne connais que trop bien, l’auteur avait l’intention d’écrire un one-shot mais s’est aperçue en cours de rédaction que jamais son roman ne serait publiable en 1 seul volume. De ce fait, les 2 tomes sont indispensables pour avoir l’histoire complète.

Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre.

Littéralement.

Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly...
Ils sont aux premières loges. Une aubaine pour des historiens, sauf quand l’Histoire elle-même se met à dérailler. Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?


All clear

Deux ans et demi plus tard... Parce que je suis lente, parce que ma pile à lire déborde, parce que plein de bonnes excuses, parce que plein de mauvaises excuses.
Bref, deux ans et demi plus tard, j'ai enfin lu la suite.



Elle a été plus qu'à la hauteur de mes espoirs et de mes attentes. Le morceau qui ne s'imbriquait pas dans Black-out est ici développé et prend sens.
Tout s'emboîte à la perfection, sans temps mort.
Connie Willis a géré de main de maître, elle ne se moque pas de ses lecteurs.
Elle a parfaitement exploité la notion de voyage dans le temps, avec ses limites, son continuum, les protections qui se mettent en place pour protéger celui-ci de tout paradoxe (et là j'applaudis, à fond ! les intrigues blindées de paradoxes temporels me font des noeuds au cerveaux ou m'agacent prodigieusement !).

Et il y a deux mômes qui ont été à la fois plus insupportables et plus adorables que jamais...
Je ne rentrerai pas dans les détails, car il n'y a rien à jeter dans ce roman, et surtout pas les personnages, tous mieux caractérisés les uns que les autres.

J'ai adoré, et ce 2ème tome confirme mon énorme coup de coeur pour les deux titres.


Les plus des romans :
- l’imbrication des expériences des différents personnages
- l’utilisation du contexte et de l’époque
- le caractère très attachant des historiens, ainsi que des gens qu'ils rencontrent
- les détails sur la vie des londoniens pendant le blitz
- la crainte constante des historiens de provoquer un paradoxe temporel

4 commentaires:

  1. Très tentant tout cela. Vraiment très tentant!

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    1. Ce que tu peux faire, c'est conserver l'idée de les lire pour une période où tu auras envie d'historique et de bombardements. ;) (et du temps pour te poser, aussi, vu les pavés)

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  2. Bon, je crois que je vais définitivement porter plainte contre Cocyclics qui fait rallonger les Wish-List comme c'est pas permis. ;-)
    Plus sérieusement, ces deux bouquins me tentent à fond mais c'est vrai que les épaisseurs me font un peu peur... Ils sont déjà bien au chaud dans ma LAL, faut juste que je me motive !

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    1. Si encore il n'y avait que CoCyclics... ^^
      En fait, le plus dur, c'est le début (surtout sur le 1er tome, j'avoue que le fonctionnement de Oxford 2060 m'avait un poil paumée). Ensuite... eh bien ensuite, on est pris dedans et à titre perso, je n'ai pas pu lâcher.
      J'ai lu chaque tome en moins de 4 jours (et le deuxième m'a valu d'arriver en retard au boulot... gasp). Certains lecteurs ont trouvé que Black-out avait des longueurs, à titre personnel, je ne les ai pas vues...

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