1 juillet 2013

Les nuits d'hiver

Livre 1 de L’extraordinaire après-vie d’Alice Osmont ou Les aventures d’un Goubelin en pays de Broe, roman graphique de H.M. Larbaigt, éditions Charles Corlet

Pour commencer, sachez que je m’en veux car cela fait des mois que je dois parler d’Alice Osmont sur ce blog et je ne savais pas comment m’y prendre. Tout simplement parce que je commence juste à me sentir à l’aise dans l’exercice consistant à rédiger des retours sur les romans que je lis, alors que tout ce qui est graphique est une terre nouvelle pour moi. Pour des raisons budgétaires, je lis peu de BD et le peu que je possède en stock, j’aimerais en parler, mais je ne sais pas par quel bout commencer.
Du coup, je débute avec l’œuvre de H.M. Larbaigt car elle possède une richesse propre qui en fait la transition idéale entre les romans et les BD / artbook. En effet, elle tient de tout cela à la fois et devrait séduire les fan des premiers anim’ de Tim Burton. Ainsi que les buveurs de thé...


(note : si vous cliquez sur la couv', vous accédez au blog de l'auteur, ce qui vous permettra de mieux visualiser son style et de découvrir ses autres travaux !)

Alice Osmont et ses aventures de goubelin en pays de Broe sont donc, vous l’aurez deviné, un roman graphique à la fois complexe et complet. C’est aussi, pour moi, un véritable coup de cœur, et quand on sait de quelle façon fortuite je suis tombée dessus, on peut affirmer que je suis une pure veinarde. Les goubelins diraient que j’ai « chaussé ma chance » en acceptant d’accompagner des proches à la « fête de la pomme, du cidre et du fromage »* fin octobre 2012, sachant que j’ai accepté par pure gourmandise et que je ne pensais certes pas y croiser des artistes…


J'ai aussi une super dédicace, du coup...




Donc, oui, un gros coup de cœur dès que j’ai aperçu les cartes tirées de « L’extraordinaire après-vie… ».
Là, vous pouvez tout à fait affirmer que je manque totalement d’objectivité et que je joue les fan-girls, vous avez raison et j’assume. D’autant mieux que je ne suis pas la seule à avoir craqué pour l’univers dans lequel évolue le jeune Alice. Comment le définir ? À mes yeux, il a un petit côté punk déjanté, hyper coloré, féérique et onirique. Cet univers est à la fois moderne et suranné, proche du notre et toujours décalé.
L’ouvrage qui en résulte est très riche, ce qui fait que je le déguste comme une boîte de chocolats, petit à petit, en prenant mon temps, en revenant en arrière ou au petit bonheur la chance (sa conception permet toutes les libertés, alors je me fais plaisir).

Sur le fond, j’insiste bien sur mon choix de qualifier l'ouvrage de « roman graphique » plutôt que d’artbook car le texte est omniprésent et aussi travaillé et riche que les illustrations. « L’extraordinaire après-vie… » est à la fois très universel et très ancré dans les mythes et croyances normands, qu’il recoupe avec les autres mythes liés à la féérie du nord de l’Europe. Ce n’est pas pour autant une sorte d’encyclopédie, l’auteur s’approprie le tout de façon très personnelle, elle a vraiment développé un univers propre, avec un fil rouge. La multitude de clins d'œil bourrés d'humour, de jeux de mots, d'anecdotes décalées a achevé de me séduire. Ainsi, on peut découvrir l’origine des acouphènes, qui sont liés à la nature très fêtarde de Goubelins.

S’il y a des gens qui possèdent des livres de chevet, pour ma part, j’ai des livres de table basse et celui-ci en est un, toujours à portée de main quand je me pose sur le canapé. Vivement la suite !

Prolégomènes
J'avais entendu bien des choses sur le paradis et l'enfer. Et j'avais toujours pensé que si je venais à mourir (et que finalement Dieu existait), je visiterais certainement l'un et l'autre avant de décider où poser mes valises.
Mais la vie n'est jamais comme on l'imagine. Surtout quand elle est finie.
Et jamais, non jamais, je n'aurais pensé me retrouver là !
Tout a commencé lorsque j'eus la stupide idée de mourir (oui je sais, hélas).

Les plus du roman graphique :
- la plume de l’auteur, à tous les niveaux !
- la richesse du contenu
- la réappropriation des mythes et anecdotes

* Ça ne s’invente pas ! je vous assure que cette fête rurale mérite le détour ! elle a lieu tous les ans dans la petite ville de Conches-en-Ouche, située dans l’Eure, aux environs de la fin octobre ; un peu loin pour moi maintenant, comme je le disais, je m’y suis retrouvée par concours de circonstances.

2 commentaires:

  1. Vivement la suite, effectivement! De toute façon, pour avoir rencontré Hélène à plusieurs reprises, je peux affirmer qu'on ne peut que l'aimer!

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    1. C'est vrai qu'en plus d'être très douée, elle est super abordable. J'espère que je la recroiserai à l'occasion. Ca me rappelle que j'avais promis une photo de ma dédicace, il faut que je mette l'article à jour.

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