10 juillet 2013

La place de l’écriture dans mon quotidien

J'ai eu une conversation très enrichissante avec un proche dont l'avis compte et qui ne s'intéresse pas du tout à l'écriture. Il est convaincu que je ne dois pas arrêter d'écrire tant que ça reste un plaisir
Son aide m'a permis de mettre les mots sur ce que je ressentais, à savoir que je ne suis pas une ambitieuse et que "l'édition à tout prix", ce n'est pas pour moi. Axer mon rapport à l'écriture là-dessus, ça ne peut que me faire du mal. 
Je ne dois pas "absorber" les ambitions des autres (en particulier celles des CoCyclics) et le payer (de diverses façons sur lesquelles je ne m'étalerai pas).

Mon équilibre et mon petit bonheur personnel ne doivent en aucun cas dépendre de la publication de mes textes. 

De même, il ne faut pas que mon rapport à l'écriture se mâtine de culpabilité, comme cela a été trop souvent le cas ces derniers mois. De ce fait, je m'attellerai à 1 projet par an, sans forcer non plus.
Si je ne parviens pas à le boucler, ce n'est pas grave, car l'écriture passe après d'autres priorités.
Mon objectif est donc d'écrire un petit roman par an, sans pousser mémé dans les orties. 
(même si dans les faits, vu l'état de mon jardin, on pourrait croire le contraire...)
Je ne fais pas partie de ces auteurs qui écrivent tous les jours, c'est incompatible avec mon quotidien, ma vie professionnelle et les diverses activités auxquelles je me consacre. Ecrire sur une période où je me consacre à fond à un projet donné me convient mieux. C'est surtout, dans les faits, la seule organisation possible.

Pour autant, les deux romans écrits en 2012 méritent leur chance, donc mes proches me poussent à les imprimer et à les envoyer aux éditeurs.

Pour La pelote d'épingles, les réponses tomberont vite (je l'envoie à 5 adresses qui possèdent des comités de sélection rodés et répondent sous 3 / 4 mois). Si tout est négatif à la fin de l'automne, j'enverrai alors chez des éditeurs 100% numériques. Si là encore le roman est refusé, j'aviserai. L'auto-publication (comme pour Romane) n'étant pas à écarter. 

Pour Le cahier d'histoires, je ne prévoie rien car les romans jeunesse n'existent pas en dehors de l'édition traditionnelle papier. Je vais mettre toutes les chances de son côté, sachant qu'après l'envoi, ça ne dépendra plus de moi. 

Sinon, je vais reprendre l'écriture de La canne au pommeau d'argent
Il faut que je boucle ce roman qui reste mon projet 2013. Celui-ci, je sens d'office qu'il ne convaincra aucun éditeur car il a les mêmes travers que Romane. Au moins, je suis prévenue et déjà prête à le travailler en vue d'une auto-publication. 

La surprise vient du délire de la semaine dernière, sur lequel j'ai beaucoup cogité.  
Le joyau de la Sourcière, qui prend place dans l'univers Les lois du Carnaval, sera mon projet 2014, je commence à le scénariser. Pour le moment, il tient la route ! Il faut juste que je prenne des infos sur certains fonctionnements, comme celui des gros cabinets d'avocats d'affaires (Melindra, si tu passes par là, au secours !). Et surtout que je vois les motivations de la grosse méchante pour définir comment et pourquoi elle arrive à Paris. 
Private joke : mon héroïne sera officiellement professeur de Biochimie dans un lycée avec filières techniques et classes prépa, j'espère qu'on a ça dans mon coin, car j'aimerais qu'elle habite Poitiers ou ses environs - encore un point de détail à vérifier !

Je vais donc continuer à écrire, en respectant mon rythme, sans tout sacrifier à côté.
Le tout avec ma délicieuse allure de tortue-géniale... Rédiger un petit roman par an, c'est un plaisir que je m'offre et qui ne m'empêchera pas de lire, de m'investir au niveau associatif, ou de me consacrer à d'autres loisirs.


6 commentaires:

  1. Avoir son rythme à soi, respecter ses envies, c'est très important, et tu as bien raison ^^

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  2. Si tu ne prends pas plaisir à écrire, ce que tu écriras ne te plaira pas. Han ! On dirait une maxime de Confucius, faut que je la copyrighte !
    Blague à part, c'est une sage résolution et tu as bien raison. Si tu te forces à écrire, ça s'en ressentira. Et puis, la vie réelle, c'est bien aussi ! :P

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  3. J'éprouve les mêmes sentiments pour le dessin. Parfois c'est assez frustrant. Du coup on a l'impression de ne pas se "lâcher". Je crois que tu as trouvé la bonne voie ^^

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    1. Merci pour vos commentaires ! :)
      San : le dessin a quand même un petit quelque chose de très sympa, c'est que le résultat est tout de suite visible, facile à partager. J'aimerais bien avoir le dixième de ton talent ! ^^
      En dehors de ça, je crois qu'on se comprend.

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  4. Félicitations pour La pelote d'épingle (ayé, l'info a été dévoilée sur la page FB de l'éditeur ;))

    Bravo, donc ! :)

    Lullaby de la mare

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    1. Merci Lullaby ! :)
      J'en parlerai un peu plus bientôt (il faut d'abord que je me mette à jour sur le reste).

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