7 avril 2013

God save la France

Roman contemporain de Stephen Clarke, traduit par Léon Mercadet, éditions NiL éditions (broché) et Pocket (poche).

Après le côté romance guimauve de ma précédente lecture, il me fallait quelque chose qui dépote et j’ai remis la main sur ce petit roman, sponsorisé par Emma. J’aime beaucoup l’humour des auteurs british que j’ai lus jusqu’ici (à une exception) donc je me suis plongée dans God save la France sans a priori, bien au contraire.
Et j’avoue que je me suis bien amusée ! Beaucoup même.


Il faut évidemment laisser de côté tout penchant chauvin et prendre le livre pour ce qu’il est, sans prise de tête. Il y a quelques exagérations (il faudrait expliquer à l’auteur que les grèves au niveau réseau électrique, c’est juste impossible et qu’il n’y en a jamais eu), mais globalement, c’est très juste !
Le narrateur épingle des travers dont tout le monde a pu être témoin et s’agacer un jour ou l’autre… Que ce soit sur le plan professionnel, personnel, sur la communication, etc. le plus drôle étant qu’il n’est pas plus tendre avec ses concitoyens. Un petit livre sympa, qui permet de râler en cœur avec le pauvre Paul, qui fait preuve d’un faux-flegme britannique (presque) à toute épreuve. J’ai beaucoup aimé son côté faussement gentleman qui le pousse à insulter Mr Darcy et Hugh Grant dans certaines situations. Bref, un peu de cynisme british, après de la guimauve américaine, ça fait un bien fou !

Nom : Paul West. Age : 27 ans. Langue française : niveau très moyen. Fonction : jeune cadre dynamique promis à un grand avenir. Occupation : déjouer les pièges potentiellement désastreux du quotidien français. Hobbie : lingerie féminine. Signe particulier : Paul West serait le fruit d'un croisement génétique entre Hugh Grant et David Beckham.
Jeune Britannique fraîchement débarqué à Paris, créateur, en Angleterre, de la fameuse enseigne Voulez-Vous Café Avec Moi, Paul a bien du mal à s'adapter au pays des suppositoires, des grèves improvisées et des déjections canines. Et il n'est pas au bout de ses surprises...

Les plus du roman :
- l’humour (forcément…)
- l’épinglage en règle des travers de nos mœurs
- les relations entre Paul, son patron et la famille de celui-ci
- le retournement de situation final


2 commentaires:

  1. Stephen Clarke vit en France depuis des années et tous ses livres tournent autour des spécificités françaises (je l'ai interviewé pour 1000 ans de mésentente cordiale). Je me suis arrêtée au quatrième de Paul West parce que ça commençait à être du revu et du réchauffé.

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    1. Merci pour la précision. :)
      Pour ma part, je ne compte pas forcément en lire d'autres, mais je me suis bien marrée avec celui-ci.

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