22 mars 2013

La ferme africaine

Roman autobiographique de Karen Blixen, traduit par Alain Gnaedig, éditions France Loisirs ou éditions Gallimard.

Ce grand classique tient autant du roman que du recueil de nouvelles car il est davantage constitué de « tranches de vie » et de souvenirs placés bout à bout, sans forcément respecter la moindre chronologie, que d’une véritable intrigue.
N’étant pas amateur de biographie, le procédé m’a laissée un peu perplexe, pourtant que me suis laissée emportée… La plume de Karen Blixen contient en effet le pouvoir de décrire les paysages, les gens, avec une telle élégance et une si belle imagination que j’ai dégusté La ferme africaine comme une boîte de calissons (cela parlera à ceux qui connaissent mon addiction pour la pâte d’amande).


La façon dont l'auteur décrit l’Afrique ainsi que les divers peuples qui cohabitent dans la région où elle a vécu, sans porter de jugement sur eux, possède quelque chose de merveilleux, de très dépaysant pour quelqu’un qui n’y a jamais posé un pied. À lire en conservant en tête le contexte de l'époque (début XXème siècle) évidemment... ce qui permet aussi de découvrir la façon dont l’auteur a évolué tout au long de son séjour, surtout vis-à-vis de sa relation à la faune africaine.
Par contre, si vous pensez retrouver dans ce roman l’intrigue et le fil conducteur du film Out of Africa, en particulier de la romance, vous serez déçu. Car au fond, l’auteur n’a eu qu’un seul amour : l’Afrique.

Le coeur de Karen Blixen bat pour les splendeurs ocres du continent africain et la noblesse de ses habitants. Pour preuve, les denses descriptions dignes de la plus belle prose poétique et ces curieuses "Notes d'une émigrante" insérées en deuxième partie du roman, carnets d'impressions et de souvenirs qui nous plongent plus profondément encore dans l'âme africaine.

Les plus du roman :
- les descriptions, absolument superbes
- les portraits humains
- les anecdotes pleines de vie
- l’Afrique, tout simplement…


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