17 janvier 2013

Un trop séduisant patron

Romance d’Abby Green, éditions Harlequin.

Tout est de ma faute, j’assume :
  • J’ai affirmé que je ferai un retour sur toutes mes lectures, y compris celles que j’ai abandonnées, pas aimés ou qui sont tout à fait inavouables.
  • J’aime relever les défis et comme Melindra aime m’en jeter, voilà le résultat.
Donc, en 2012, j’ai lu 2 romans Harlequin car Melindra me mettait au défi de les lire en entier pour vaincre mes a priori (c’est elle qui a fourni les deux titres, mes copines sont de chic filles qui vont jusqu’au bout de leurs démarches !).
Quels étaient mes a priori, me direz-vous ? Eh bien… je m’attendais à tout plein de choses et j’avoue qu’avec la lecture de l’opus Un trop séduisant patron, non seulement ils ont été bien entérinés, mais je crois même que ce fut encore pire que ce que je croyais. En fait, c'est à l'image de la couverture, ni plus ni moins. Erk, en résumé.


Pour commencer le patron est censé être séduisant… Je vous avoue que passé le fou-rire de sa description physique – sans déconner, le début du roman mérite d’être lu juste pour ça ! - il faut bien admettre ce qu’il en est. Ce patron est un véritable connard, avec de gros problèmes à régler, il devrait voir un psychanalyste pour parler de sa mère. Et de sa belle-mère.
Il va quand même aller jusqu’à griller professionnellement et menacer sa dulcinée en fin de roman !

L’héroïne de son côté est une imbécile, puisque malgré cela, elle finira par l’épouser et lui faire des enfants. Notez qu’elle aussi a de gros problèmes à régler, et devrait voir un psychanalyste pour parler de sa mère. Oh, mais que suis-je bête, c'est vrai que l'amoooour guéri tout ! Où avais-je la tête ?

Caractéristique très drôle que j’avais remarquée dans ce type de littérature : l’héroïne est soit vierge, soit plus ou moins frigide, soit en froid avec la capacité à éprouver du plaisir (avec si possible très peu d’expérience). Il faut absolument que le Gros Connard qu’elle va prendre pour le Grand Amour (mais bon sang, comment peut-on confondre les deux ?) soit celui qui va la décoincer et la faire grimper aux rideaux. Plusieurs fois et de façon systématique, bien entendu, car c’est connu, les GC/GA ne connaissent aucune panne, leur greluche non plus d’ailleurs… Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Autre caractéristique : l’homme a toujours un statut social supérieur. Histoire de. Sans commentaire.
Je vais m’arrêter là, car, comme je le signalais, ce roman a conforté tous mes a priori, ce n’est vraiment pas une littérature pour moi…

Depuis deux mois qu’elle travaille pour lui, Lucy a eu amplement le temps d’apprécier le comportement de son séduisant patron avec les femmes. En effet, Aristote Levakis multiplie les conquêtes, et ne s’embarrasse d’aucun scrupule au moment de rompre. Il pousse même le cynisme jusqu’à lui confier le soin, à elle, son assistante, de choisir et d’envoyer un cadeau d’adieu aux femmes qu’il délaisse. Une méthode que Lucy trouve détestable. Heureusement, il ne cherchera jamais à exercer sur elle ses talents de séducteur ! Du moins le croit-elle, jusqu’au jour où Aristote lui demande de venir passer trois semaines avec lui à Athènes, pour le travail ?

2 commentaires:

  1. Je me souviens de la description du patron, surtout que je l'avais déclamée pour notre plus grande joie !

    Un grand souvenir de littérature...

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    1. J'en rigole encore !
      Surtout que tu avais adopté l'emphase nécessaire pour lui donner toute sa... heu... (je ne trouve même pas un terme approprié). Bizarre comment une description censée poser le sex-appeal d'un personnage m'a fait tout l'inverse !
      En tout cas, je retiens : épaules larges, hanches étroites, peau satinée et yeux verts. S'il n'est pas écossais, qu'il soit grec. Quoi que en ce moment, les grecs étant ruinés, j'imagine qu'ils ne font plus fantasmer les lectrices Harlequin... vu qu'elles ne veulent que du gros poisson ?
      (oh, comment ça je suis vilaine ?)

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