21 août 2013

[Série] Le protectorat de l’ombrelle

Romans urban fantasy et uchroniques de Gail Carriger, traduits par Sylvie Denis, éditions Orbit.

Notez que par manque de temps (et non par flemme), je vais faire une seule fiche pour les séries que j’ai lues fin 2012, ce qui m’évitera de spoiler au passage les premiers épisodes avec les suivants.
Je mettrai ces fiches à jour et le remonterai si je lis d’autres épisodes par la suite, ce qui sera forcément le cas avec Le protectorat de l’ombrelle, vu que le 4ème opus est sorti et que j’ai déjà hâte de mettre la main dessus.
Edit : c'est fait et je remonte cette fiche pour les 4ème et 5ème opus.


Episode 1 : Sans âme

Le premier épisode de la série, Sans âme, m’a vraiment accrochée car il est à la fois déjanté et très stylé. L’auteur a fait un gros effort sur le ton afin de donner un accent british à sa narration, ce qui me pousse aussi à saluer la traduction car je me doute que le roman lui doit beaucoup, dans sa version française. La narration, par ailleurs, est externe, ce qui change de la narration interne souvent employée en bit-lit. De ce fait, on peut aussi suivre d’autres personnages qu’Alexia, ce qui sera bien utile dans les épisodes suivants.
Dans tous les cas, les premières pages mettent dans l’ambiance, on accroche ou pas !


Pour ma part, je me suis beaucoup amusée, car si l’intrigue est assez simple, cela ne m’a pas dérangée, au contraire, car cela permet de ne pas perdre de vue les détails croustillants sur la « bonne » société victorienne épinglés à chaque occasion, surtout par le biais de la famille d’Alexia, dont la mère et les sœurs sont de vraies garces. Puis, en dehors des terribles chapeaux d’Ivy, la meilleure amie d’Alexia, la relation pleine de piment entre celle-ci et Lord Maccon vaut le détour. La façon dont l’auteur parvient à rendre celle-ci est d’ailleurs une leçon en soi, et dénuée de guimauve puisque son personnage féminin principal, je le rappelle, n’a pas d’âme ! Et pourtant, la partie romance fonctionne très très bien, avec beaucoup de sensualité. Comme quoi, il ne faut parfois pas grand-chose, juste l’art et la manière de jouer avec l’attraction entre deux personnages plein de caractères et loin d’être idiots pour autant.

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté !
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire.
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ?


Ne lisez pas la suite de la fiche si vous ne voulez pas de spoiler !
Car les 4ème de couverture ne lésinent pas !


Episode 2 : Sans forme

Vu mon enthousiasme après lecture du premier épisode, je me suis jetée sur le suivant… qui lui par contre m’a un peu déçue. Je l’ai trouvé en-dessous, sans savoir expliquer pourquoi, même si l’évolution d’Alexia et les nouveaux personnages qui entrent en jeu sont sympa. D’autres tombent le masque et on en apprend aussi beaucoup sur Lors Maccon et ses origines.
Ma déception ne m’a cependant pas refroidie puisque je me suis jetée sur l’épisode suivant.


Dans ce deuxième opus, Alexia est rapidement séparée de son époux tout neuf mais fait connaissance, grâce à lui, de Mme Lefoux, une française très chic et encore plus scandaleuse qu’elle-même : elle s’habille en homme ! Les circonstances font qu’elles sont obligées de partir sur la trace de Lord Maccon, en Écosse donc, ce qui est assez terrible en soi. Un malheur n’arrivant jamais seul, Alexia est contrainte d’emmener avec elle l’une de ses mégères de sœurs… Tout un programme !

Miss Alexia Tarabotti est devenue Lady Alexia Woolsey.
Un jour qu’elle se réveille de sa sieste, s’attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s’en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication… laissant Alexia seule, aux prises avec un régiment de soldats non-humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n’est point amusée du tout.
Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !


Episode 3 : Sans honte

Cet épisode fait suite de façon très logique au second, sans retrouver la petite étincelle qui m’avait plu dans le premier, ce qui ne m’a pas empêchée de le lire avec un grand-plaisir. L’auteur avait déjà passé son temps à séparer Alexia et Lors Maccon dans le 2ème opus, là c’est pire, par contre j’ai apprécié de suivre leurs parcours en parallèle.


Ne serait-ce que pour la façon dont Maccon soigne sa peine, sachant qu’il ne peut pas se cuiter avec de l’alcool de base. J’avoue que ça m’a beaucoup fait rire, surtout en imaginant la tête de son bêta… Ces deux-là gèrent donc, plus ou moins bien, leurs problèmes à Londres… Tandis qu’Alexia est contrainte et forcée de fuir avec Mme Lefoux, dont l’intérêt pour elle est toujours aussi ambivalent. Alexia espère se mettre sous la protection des Templiers… et va découvrir que ce n’était pas l’idée du siècle ! Le fanatisme de ces derniers est l’une des grandes réussites du roman.

Lady Alexia Woolsey est indiscutablement le scandale de la saison londonienne.
Après les événements survenus en Écosse, elle est retournée vivre chez ses parents. La reine Victoria l’a exclue du Cabinet fantôme, et la seule personne qui pourrait donner une explication à sa délicate condition actuelle, Lord Akeldama, a inopinément quitté la ville. Pour couronner le tout, Alexia découvre que les vampires de Londres ont juré sa mort
Tandis que Lord Maccon met toute son énergie à boire, et que le Professeur Lyall tente désespérément de maintenir la cohésion au sein de la meute Woolsey, Alexia s’enfuit en Italie à la recherche des mystérieux Templiers. Ils sont les seuls à pouvoir l’aider. Mais ils pourraient aussi s’avérer pires que les vampires. Surtout armés de pesto.


Episode 4 : Sans cœur

Dans ce tome, on retrouve Alexia très, heu, encombrée par sa grossesse (ce n’est pas rien de le dire) et préparant l’arrivée du bébé.


Ceux qui pensaient que sa future maternité la rendrait plus sereine en seront pour leurs frais : face aux attaques dont elle fait l’objet, elle réagit avec son répondant et sa verve habituels… il vaut mieux ne pas rester sur son passage ! Surtout que s’il y a bien une chose qui ne change pas et qui s’avère même décuplé par sa grossesse, c’est son appétit.
Ce tome a énormément d’intérêt car Alexia découvre des faits qui touche son père mais aussi son époux de près. Elle devra choisir entre les cacher pour protéger ce dernier ou au contraire les partager. En vérité… il n’y a pas de bon choix possible.

Lady Alexia Maccon a de nouveau des problèmes.
Sauf que cette fois, elle n’y est vraiment pour rien. Un fantôme fou menace la reine ! Alexia mène l’enquête… jusque dans le passé de son époux. Pendant ce temps, sa soeur rejoint le mouvement des suffragettes, Madame Lefoux met au point sa dernière invention mécanique et des porcs-épics zombies envahissent Londres, le tout une nuit de pleine lune.
Alexia découvrira-t-elle qui tente d’assassiner la reine Victoria avant qu’il ne soit trop tard ? Loups-garous et vampires verront-ils le soleil se lever ? Et qui ou quoi, exactement, a élu résidence dans le deuxième dressing préféré de Lord Akeldama ?


Episode 5 : Sans âge

Afin de ne pas risquer de spoiler, mon retour sur le dernier volume sera bref : il est juste extra ! L’auteur parvient à exploiter tous les jalons mis en place lors des 4 volumes précédents, en particulier les informations détenues par certains personnages qui vont leur revenir à la figure par effet boomerang… 


Je ne regrette qu’une chose, sur l’ensemble de la série, c’est que les délicieuses scènes sensuelles du 1er tome aient disparu alors que l’auteur avait montré un vrai talent, tout en délicatesse, pour sublimer les fricotages d’Alexia et de son affreux mari, sans oublier une touche d’humour.
Dans un style plus sobre, le 5ème tome fait la part belle à un tout autre couple très improbable, dont j’ai suivi l’évolution avec beaucoup d’intérêt ! Parce que les petites manigances remontant à la surface, personne n’en ressort intact.

Une béatitude à peine troublée par la fréquentation de quelques loups-garous de la haute société et celle du second placard préféré d’un vampire, sans oublier un bambin précoce ayant des dispositions incontrôlables au surnaturel…
Mais Alexia vient de recevoir un ordre qu’elle ne peut ignorer. Avec mari, enfant et famille Tunstell au complet, elle embarque à bord d’un bateau à vapeur pour traverser la Méditerranée. Direction l’Égypte, une terre qui pourrait bien tenir en échec l’indomptable Alexia. Que lui veut la Reine vampire de la ruche d’Alexandrie ? Pourquoi un ancien fléau s’abat-il de nouveau sur le pays ? Et comment diable Ivy est-elle devenue du jour au lendemain l’actrice la plus populaire de tout l’Empire britannique ?


Les plus de la série :
- le terrible caractère d’Alexia
- le côté mal dégrossi de lord Maccon
- Lord Akeldama et son boys band
- les autres personnages secondaires délicieux qui apparaissent au fil des épisodes
- le ton so british !
- le détournement des clichés bit-lit

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire