21 janvier 2013

Le mec de la tombe d’à côté

Roman contemporain de Katarina Mazetti, traduit par Lena Grumbach et Catherine Marcus, éditions Actes Sud.

Si vous suivez un minimum ce blog, vous savez déjà que j’ai eu quelques déboires avec des romances Harlequin (oui, je lis de tout, je chronique de tout, à mes risques et périls ; cessez de ricaner). Déboires assez puissants pour me dégoûter des romances… Heureusement, les copines sont là pour me sauver la mise. Blackwatch m’a prescrit Kate Daniels, Kira a su me séduire avec sa série Passeurs d’ombre tout en me sponsorisant des lectures destinées aux ados, Elikya et sa sœur m’ont rendue accro à Jane Austen, Louve m’a confié des lectures sympa via partenariat interposé sur le forum Mort-Sûre. Les filles m’ont convaincue qu’une romance peut être surprenante, bien écrite, amusante, servir une intrigue prenante, grandir les personnages au lieu de les ridiculiser et avoir tout plein de qualités. Pas toutes en même temps, il ne faut pas pousser, mais c’est déjà bien de savoir qu’on peut parler de beaux sentiments et d’attraction sexuelle sans tomber dans la caricature.


Et à ce sujet, je vais parler du dernier roman que j’ai lu en 2012, un vrai beau coup de cœur. Lui, il a toutes les qualités et bien plus encore !
Ce roman m’a ravie par son ton, les voix croisées des deux personnages, son irrévérence et ses situations à la fois si justes et si loufoques. La plus improbable des romances débute entre deux tombes, et sert surtout à dénoncer le choc culturel de deux personnes que tout oppose de façon plus efficace qu’une différence d’origine ou de religion. C’est à la fois tendre et caustique, beau, joyeux et triste. Je me suis régalée et même si la toute fin et le choix de l’auteur (ou plutôt de ses personnages) m’a laissée perplexe, c’est d’une telle logique vu le contexte que cela ne dénote pas… Par contre, je ne lirai pas la suite, j’ai vraiment trop peur d’être déçue.


La couverture ne reflète absolument pas le roman, je n'aurais jamais acheté celui-ci à cause d'elle, ce qui est dommage car le titre, lui, m'avait bien interpelée ! Par chance, ce roman m'a été glissé entre les mains par une personne qui l'avait lu et n'en disait que du bien. Je ne peux qu'approuver ! Oubliez donc cette couverture bucolique et limite mièvre, car ce roman ne l'est pas, mais alors pas du tout !
 
Je ne sais pas quoi ajouter, j’ai conscience que ce roman a touché quelque chose chez moi et que je n’en parle pas avec objectivité… C’était juste la lecture dont j’avais besoin au moment où j’en avais besoin. J’aimerais lire plus de romans si humains, touchants et drôles à la fois.

Désirée, veuve depuis peu, se rend régulièrement sur la tombe de son mari, mais par acquit de conscience essentiellement... Son mariage tenait plus du «copinage» que du grand amour. Au cimetière, elle croise souvent un homme de son âge, qui vient se recueillir sur la tombe d'à côté, et dont l'apparence l'agace autant que ladite tombe avec sa stèle tape-à-l'oeil. Bibliothécaire, Désirée se consacre tout entière à son travail. Quant à Benny, il s'est retrouvé seul à gérer la ferme familiale et ses 24 vaches laitières après le décès de sa mère.
Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres pour qu'ils soient tous deux éblouis.
C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse !

Les plus du roman :
- le ton des personnages
- le côté décalé de certaines situations
- la romance, pas mièvre pour deux sous
- le dépassement du choc culturel et des différences de goût
(quoique ça, c’est pas gagné !)

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