25 avril 2016

[Diptyque] Les Chroniques de Siwès

Romans fantasy de Syven, éditions du Riez.

Post initial : 06 janvier 2013.
Mise jour : 25 avril 2016.

C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai attaqué la lecture du tome 1 car je l’attendais depuis 2 ans et demi, à cause d’une conversation avec l’auteur au sujet de chevaux dragons (les adiales) qui se déplacent tellement vite qu’il fallait trouver comment protéger leurs cavaliers... bref, ce fut une conversation passionnante sur la façon dont un écrivain travaille la cohérence et la crédibilité de son monde fantasy. J’ai eu des détails croustillants sur celui-ci et ses dragons défunts. Ainsi que sur Siwès et la magie qui lui permet de passer de sa réalité au monde d’Ès pendant son sommeil : l’Herrès.
Ça avait titillé une fibre en moi, celle de la gamine de 13 ans qui a lu L’histoire sans fin en 3 nuits il y a si longtemps… J’aime beaucoup l’idée de cette échappée et Syven l’a vraiment bien employée. En particulier en exploitant le fait que les mages agacés par l’arrivée de la guerrière fantôme veulent chercher son corps physique pour la détruire, ce qui risque de s’avérer un peu plus compliqué que prévu pour eux…


J'ai mis bien plus de temps à me plonger dans le tome 2, qui est aussi bon et dans la lignée (les deux romans forment vraiment un diptyque cohérent). Je n'en parle par plus ici pour ne pas spoiler, mais j'en ai touché 2 mots dans le bilan de mes lectures de mars 2016, d'où la remontée de ce post. 

Tome 1 : La Guerrière Fantôme 

J’attendais donc avec impatience cette lecture, pourtant, en attaquant le roman, j’avais un peu peur de me retrouver dans la situation du précédent opus de Syven, Au sortir de l’ombre, que j’avais trouvé super bien écrit, et prenant, mais dans lequel je ne m’étais pas attachée aux personnages (il m’avait donc manqué quelque chose). 
Au début de La guerrière fantôme, j’ai douté : Siwès restait assez en retrait sur le plan émotionnel, les autres personnages encore plus. Heureusement, il y avait les fabuleux, ces créatures mythiques ressemblant à des animaux mais possédant un esprit plus vieux et sage que celui des hommes. D’office, j’ai eu un gros coup de foudre pour Tadjal, qui m’a conquise. Les adiales et les dragons ne sont pas restés sur la touche par la suite.
Puis les personnages sont devenus de plus en plus attachants, chacun pour des raisons différentes.



L’arc qui m’a le plus séduite, parce que je ne m’y attendais pas et que le personnage concerné m’avait au départ laissée plutôt indifférente, c’est celui de Baxian. Dès qu’il entre pour de bon dans sa mission, il devient très intéressant à suivre… surtout avec ce qui lui arrive à la fin. Du coup, j’ai hâte de découvrir comment il va gérer sa situation et les problèmes qu’il a endossés de lui-même pour mener à bien sa mission. L’autre personnage que j’ai adoré, c’est Olianne, mais je n’en parlerai pas plus pour ne pas spoiler. Je me demande qu’elle sera son évolution dans le tome suivant.
Un point que j’ai apprécié, aussi, c’est que l’auteur ne se complet pas dans l’horreur de la guerre et ne fait pas l’erreur d’en offrir une vision manichéenne.
Le tout est porté par une plume toujours aussi belle, un souffle épique, de fabuleux décors et la toute fin surprendra bien des lecteurs ! (surtout, ne la lisez pas en cours de lecture afin de conserver la surprise)
J’ai eu envie de rester un peu plus du côté d’Ès, je sais donc que j’y retournerai avec plaisir, et même avec une certaine hâte. Vivement la suite !

Dans notre monde, elle est une étudiante parmi tant d’autres. Dans le monde d’Ès qu’elle visite nuit après nuit, elle est un esprit guerrier. Elle y affronte une armée, des sorciers et des dragons, par amour pour Tadjal, un tigre fabuleux qui l’aide à comprendre sa véritable nature.
Elle s’est attachée à lui, aux humains qu’il protège, à la cité d’Ispare que l’empire s’apprête à assiéger. Pour les sauver, elle doit changer le cours de la guerre et empêcher les dragons-défunts de ravager les cités libres. Quitte à se perdre si le lien entre son corps et son esprit se rompt.
Siwès est la guerrière fantôme, et l’empire du Lluhan tremblera à l’annonce de son nom.


Tome 2 : Le lion à la langue fourchue




Plusieurs lunes se sont écoulées... Siwès, encore affaiblie, entend de nouveau les Cloches du Sitob. L’armée du Lion à la Langue Fourchue s’est emparée de Guélléath la maudite et Baxian est tombé sous la coupe du général Dessévaré, son père. L’empereur Ralliendé projette de donner l’estocade finale au Cinquième Cercle. Aux marjaks s’ajoutent des dogues de guerre, tout aussi vicieux, et les nécromants sont plus déterminés que jamais.
Alors que ses forces lui font défaut, que le temps lui manque et que chaque rêve lui coûte toujours plus, Siwès parviendra-t-elle à renverser le cours de la guerre ? Définitivement ?

Elle le doit, car sans cela, Tadjal est perdu.

Les plus de ces deux romans :
- les fabuleux !
- le dilemme de Baxian
- le monde d’Ès
- les fabuleux… (comment ça, je l’ai déjà dit ?)

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