18 décembre 2012

Medieval SuperHeroes

Roman contenant des bouts de Super Héros, d’Olivier Boile, éditions Nestiveqnen.

Medieval SuperHeroes, MSH pour les intimes, est un roman atypique, un mélange des genres qui explose les codes, manie l’ironie dramatique avec brio et s’amuse autant avec les clichés qu’avec les jeux de mots. C’est donc un roman qu’on peut accrocher ou pas, sans qu’il y ait vraiment de demi-mesure possible. Pour ma part, j’ai adoré la finesse de la plume de l’auteur, mais j’étais déjà vendue puisque je la connaissais : Olivier Boile est aussi un excellent nouvelliste !
Il n’est pas le genre d’auteur qui fait rire aux éclats, son humour à lui est plutôt du genre à verser dans l’ironie, avec une critique des travers humains qui est bien souvent jubilatoire.

Si vous aimez les romans qui rentrent dans les clous et les romances, il est certain qu’il vaut mieux passer votre chemin. Ici, le moyen-âge est pourvu d’une école de véritables Super Héros et ces derniers, en cas de besoin, peuvent passer d’une époque à une autre. Leur langage, leurs us et coutumes n’ont rien de ceux des romans courtois. Leur vieille ennemie, qui cache sous le nom ridicule de Princesse Microbe un fléau déversant la pestilence comme d’autres respirent, a justement réalisé un bon vers l’avenir, se rendant au XXIème siècle. Les Super Héros décident donc de la suivre pour déjouer ses plans. Ce qui tombe bien, car l’un des leurs est déjà sur place…  


MSH bénéficie sans aucun doute possible de la couverture la plus kitch des romans que j’ai lus cette année, mais c’est tout à fait dans le ton ! D’ailleurs, les illustrations intérieures de Super Héros sont excellentes, j’adore Bat Moine en particulier. Si vous aimez les romans décalés, servi d’un humour assez british, surtout, ne boudez pas votre plaisir !

Nouvelle-Courbevoie, XXIe siècle – Orlando a tout quitté : son devoir de super-héros et son XIVe siècle natal. Il vend maintenant des pizzas en banlieue parisienne et se persuade qu'il n'aura jamais à retourner dans ce Moyen-Âge plein de maladies, de guerres et de gueuses…
Mais c'est sans compter sur ses anciens compagnons : les super-héros médiévaux, et sur le retour de la Peste Noire...

Les plus du roman :
- la galerie de personnages
- l’exploitation des clichés… ou leur explosion
- les retournements et l’ironie
- les illustrations intérieures

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