7 octobre 2012

Et pour quelques gigahertz de plus

Roman de science-fiction d’Ophélie Bruneau, éditions Ad Astra.

Après quelques lectures assez sérieuses (un peu trop parfois), il y a un moment où je craque et où il me faut quelque chose qui me permet de décompresser. Et pour quelques gigahertz de plus, écrit par une jeune femme extra et offert par une autre jeune femme extra, est tombé à point entre mes mains pour agir comme soupape de sécurité.
De la part d’Ophélie, je savais que je pouvais m’attendre à tout, mais elle a tout de même réussi à me surprendre. Avec ce ton qui n’appartient qu’à elle, très « détendu de la ficelle de string », elle offre un petit roman qui ne se prend pas la tête, ne prend pas celle des lecteurs non plus, frais, léger, du vrai bon divertissement pour se poser et se détendre.


Évidemment, pour apprécier, il faut avoir un brin d’humour, quelques références geek et old-SF, savoir lâcher prise et ne pas se prendre au sérieux. Le but de ce court roman n’est pas de traiter de la rencontre de deux espèces et de ses implications mais d’en rire, et il y parvient très bien.
Les « aliens » que l’équipe humaine doit approcher sont atypiques (ils ont une « tronche » à mi-chemin entre la taupe et le rat, ça fait trop envie !), et affublés de mœurs qui laisse le séducteur Tikosh plus que perplexe. Les membres de l’équipage sont caractérisés de façon très amusante, leur vaisseau tombe en ruine et il ne faut pas compter sur la hiérarchie qui les a envoyés au casse-pipe pour le moindre soutien.
Ce roman se lit tout seul, sourire aux lèvres, il est drôle sans tomber dans le potache. Puis au final, la façon dont Serrano résout l’ensemble des problèmes qui lui sont tombés sur la tête au cours de cette mission n’est pas bête du tout ! Vive les réalités virtuelles et les jeux en réseau.

Un vaisseau proche du cimetière des astronefs…
Un équipage incomplet et hétéroclite…
Un système inexploré à la veille d’une guerre interplanétaire…
Pour Jean-Frédéric Serrano, commandant du Viking, la meilleure solution serait de quitter le secteur avant le début des embrouilles ! Sauf, bien sûr, si les autochtones impliquent de force les Terriens dans leur conflit.
Pris entre deux feux, privés du soutien de la planète-mère, les soldats du Viking joueront à la roulette russe… à leur façon !
Dans l’espace, personne ne vous entendra bluffer.

Les plus du roman :
- les personnages, en particulier Serrano, Artemisia et Tikosh
- les Ruxis, parce que tout de même, une « tronche » pareille, il fallait oser
- les références, qu’elles soient geek ou old-SF
- le ton léger et l’intrigue déjantée

3 commentaires:

  1. C'est le vin qui me fait rougir les joues. Sisisi.

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  2. Si j'ai réussi à te faire rougir, je suis très fière de moi ! ^^ N'empêche, j'adore Artemisia et Tikosh, avec un petit faible plus marqué pour celui-ci (tu ne m'en voudras pas, hein ?). J'ai hâte de les retrouver !

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    1. Tu en as des bouts du mon blog, déjà. ;)

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