16 avril 2012

Métropolitain

Novella fantastique et absurde de Yan Marchand, éditions Griffe d’Encre.

Cette novella  est l'un des premiers petits bijoux parus aux éditions Griffe d'Encre, juste après l’anthologie Ouvre-toi !, dont j’ai parlé dans le retour de lecture précédent. Ces ouvrages datent de 2007, je poursuis la mise en avant de mes anciennes lectures, entre deux découvertes plus récentes.
Métropolitain a été une sacrée surprise car ce très court roman ne se déguste pas, il se dévore ! Par contre, il est très spécial, glauque, donc pas forcément à mettre entre toutes les mains. C’est le genre de texte qu’on aime ou qu’on déteste, sans demi-mesure possible.


Difficile de résumer sans trop en dévoiler, donc je ne me risquerai pas à tenter l'exercice quand on sait que cela tient en quarante pages qui se découvrent rapidement, en une soirée si on le souhaite...

Si l'histoire est absurde, avec un narrateur complexé et cynique, le style de l'auteur offre un pur moment de bonheur. Reste que le narrateur est vraiment horrible, difficile de prendre en pitié cet homme qui préfère détruire l’objet de son désir plutôt que de le laisser lui échapper.
C'est donc une histoire de solitude et de manipulations qui se cache derrière un humour (très) noir.

A découvrir en se léchant les babines avant de le ronger comme un os !

Cet homme n’est pas à croquer.
Il est laid.
Il pense mal.
Ses journées s’épuisent en complexes…
Mais un chien le trouve à son goût… un peu trop. C’est qu’il est usant, l’animal ! Il mord, lèche, ronge et savoure.
Une vraie passion pour les mollets.
Et puis – liberté ! –, il n’est plus là.
Ce qu’il a fallu faire pour s’en débarrasser !
Mais un matin, dans le métropolitain, entassé avec d’autres…
… une morsure à l’épaule.

Les plus du roman :- le cynisme constant
- la plume de l’auteur
- l’absurdité du propos

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