9 avril 2012

La compagnie des fées

Roman urban fantasy de Garry Kilworth, traduit par François Truchaud et Sébastion Guillot, éditions Folio SF (poche) ou Terre de Brume (broché).

La compagnie des fées est un livre que l'on déguste pour passer du bon temps sans prise de tête, même s'il comporte en trame de fond un discours sur la protection de l'environnement tout à fait d'actualité. Je l’ai lu il y a quelques années, confortablement installée dans le jardin, pour ainsi dire le nez dans l’herbe et le vent jouant dans les cheveux. C’était tout à fait approprié.

Les fées y sont capricieuses et versatiles mais cependant très attachantes, elles n’ont pas le côté malicieux (dans le sens négatif du terme) que l’on peut souvent trouver dans les ouvrages traitant de féérie.

Le style est léger, alerte, ce livre est pétillant. Rien de bien sérieux, c'est un peu... comme une friandise. À noter qu'on voit beaucoup les évènements par les yeux de Sid, un humain qui conserve une vision critique des évènements bien qu'il soit envoûté et contraint d'obéir à Obéron et Titania.
Ce qui n'est pas simple d'ailleurs car les fées ne prennent jamais les chemins les plus directes et que leur mouvement de groupe déclenche des phénomènes pour le moins... étranges !
Une sympathique lecture idéale pour profiter du retour du beau temps.

Réduite à peau de chagrin par le développement urbain et le tourisme, la forêt de Sherwood - résidence ancestrale de la cour d'Obéron et de Titania, souverains des elfes et des fées -, ne peut plus dissimuler le Petit Peuple aux yeux des mortels, ni préserver sa magie. Le temps est venu de se remettre en route. Initiée aux joies de la conduite par Sid, un jeune mécanicien bourru capturé par les fées, la reine Titania va prendre la tête de l'improbable troupe au volant d'un vieux bus pourri, la veille de la Saint-Jean. Direction : la Nouvelle forêt, où tous espèrent régénérer leurs pouvoirs. Mais il n'est pas dans les intentions de l'infâme Morgan Le Fay de les laisser accomplir leur périple, à moins que Titania ne lui cède l'adorable bébé humain qu'elle vient d'enlever ; enfant au destin fabuleux dont Morgan a besoin pour ramener le monde à l'époque d'Avalon, quand la magie régnait et que les hommes la redoutaient...


Les plus du roman :
- la légèreté du récit (pas de prise de tête)
- la bonne composition des Fées
- Sid et le bébé
- le bus (à ce stade, c’est presque un personnage à part entière…)

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