3 novembre 2011

La trilogie de Wielstadt, l'intégrale

Romans transgenres* de Pierre Pevel, éditions Pocket (Fleuve Noir).

* désolée, je suis incapable de dire de quoi il retourne, c’est à la fois historique, fantastique, uchronique – des Templiers ont survécu et l’ordre a été restauré – et épicé d’une touche de fantasy.

Avec la réédition par Pocket de l’intégrale de la trilogie de Wielstadt en un seul volume, c’est pratique, car je peux rédiger une seule fiche pour 3 romans. Notez en passant que le rapport qualité-quantité de lecture-prix de cette réédition est imbattable. Un vrai bonheur pour les bourses les plus modestes qui veulent lire du bon (de l’excellent même, ne chipotons pas).

Cette réédition se compose donc de trois romans :
Les Ombres de Wielstadt
Les Masques de Wielstadt
Le Chevalier de Wielstadt

De façon incontestable, même si j’ai nettement moins aimé / accroché le troisième tome, cette série fait partie de mes gros coups de cœur lecture de l’année. Pour l’ambiance, l’époque choisie, les personnages – pas seulement Kantz, le charismatique héros, je parle pour l’ensemble des personnages, riches et soignés, parfaitement caractérisés et constants d’un tome sur l’autre pour ceux qui reviennent.
Vu que j’ai lu les trois volumes en un bloc, je dois avouer que je suis agréablement surprise par la maîtrise de l’auteur qui, sur un fond si dense, parvient à ne pas se perdre et à ne jamais laisser passer d’incohérence. Pas seulement sur les personnages mais aussi sur le reste (les décors, le background, etc.). Sa maîtrise est donc une véritable vertu que je salue car elle m’a évité bien des frustrations, en tant que lectrice qui boude souvent les multilogies à cause de ça.
Notez aussi que chaque roman se tient tout seul et peut être lu en toute indépendance. Sincèrement, je vous conseille quand même de lire les trois, ce serait dommage de bouder votre plaisir.


Wielstadt est une ville particulière car elle est située sur un territoire protégé par un dragon. Dans l’Allemagne de la renaissance, marquée par les guerres (en particulier les guerres de religion), ce n’est pas un luxe. C’est dans ce contexte, mêlant déjà l’historique à la fantasy, que l’auteur situe d’entrée son univers, avec le vol d’une minuscule fée cherchant à sauver sa peau face à une créature de l’ombre. Par chance, leur route croise celle d’un homme bien particulier : la fée s’attache à son sauveur et ne le quittera plus. Ainsi le roman commence-t-il de façon lumineuse pour s’assombrir ensuite, surtout dans le troisième tome.

J’arrête-là, je pense que tout le monde a compris que j’ai adoré ces romans… Par contre, je le dis tout net, si vous cherchez de la bluette, passez votre chemin, ce n’est pas du tout l’objet de cette trilogie.
Et comme j’ai un peu la flemme, côté résumé je me contenterai de recopier le quatrième de couverture du premier tome, parce qu’il est très bien fait.

Hiver 1620 : après s’être acquitté d’une délicate mission pour l’Ordre des Templiers, le Chevalier Kantz revient à Wielstadt, cité allemande protégée depuis toujours par un mystérieuxdragon.
Chasseur de démons initié aux arts secrets de la Kabbale, Kantz est un exorciste qui mène contre le mal une croisade solitaire et implacable. Rapière au poing, il va devoir traquer une insaisissable meute de goules qui répand la terreur dans la ville.

Les plus du roman :
- l’ensemble des personnages, y compris la minuscule Chandelle
- le dragon et la dame en rouge (le mystère demeure entier…)
- la maîtrise du moindre détail sur l’ensemble des 3 tomes
- les intrigues, tout simplement géniales (impossible de reposer un tome avant de l’avoir terminé)
- le style, qui sert à merveille le décorum renaissance choisi par l’auteur

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire