31 juillet 2011

Les Pousse-Pierres

Roman de Sciences Fiction « passerelle » d’Arnaud Duval, édition du Riez.

Après la lecture assez difficile qui a précédé, j’avais envie d’aventures et d’une histoire qui m’emporte sans me remettre la tête sous l’eau. En ce sens, la lecture du roman d’Arnaud Duval était idéale : bien qu’elle se déroule à 98% dans l’espace, elle m’a fait l’effet d’un bol d’air frais.
Je ne regrette vraiment pas d’avoir acheté ce roman aux Imaginales 2011, alors que je m’étais promise d’être raisonnable et de ne pas faire de folies.

Les Pousse-Pierres, c’est avant tout un roman d’aventure jeunesse / passerelle, mais surtout un bon thriller géopolitique, et ça c’est une sacrée bonne surprise. De ce fait, vu la maturité de ses jeunes personnages principaux – surtout Maureen – un adulte n’a absolument aucune difficulté à plonger dedans. On y découvre une humanité coupée en trois, avec pour chacun de ses pans une culture et un système socio-politique différent, adapté à l’environnement ou tout simplement issu d’une philosophie fondatrice autour de laquelle tout gravite.


En soi, c’est passionnant, car c’est présenté par les yeux des personnages qui se rencontrent (pas toujours de façon volontaire et enthousiaste, il faut bien l’avouer) et font connaissance avec leurs a priori réciproques. Mais le meilleur du roman, de mon point de vue, ce sont les robots… même si certaines IA sont un peu effrayantes.
Il y a bien quelques faiblesses, en particulier une scène assez bouleversante dont les conséquences ne sont pas rappelées par la suite. Cela m’a gênée car cela m'a donné l'impression d'une « scène rajoutée pour donner un effet dramatique mais dont les répercussions n’ont pas été reportées ». En dehors de quelques points de détails, ce premier roman est tout de même maîtrisé à l’extrême et c’est un vrai bonheur à lire. Une de mes meilleures lectures depuis le début de l’année !

En 2170, l’humanité est « coupée » en trois :
les corporations terriennes ont remplacé les états et dominent la Terre ;
les lagrangiens contrôlent le reste du système solaire depuis Eloane, leur station orbitale ;
- les prospecteurs Spatieux de la Ceinture d'Astéroïdes, également appelés "pousse-pierres", fournissent aux autres les ressources spatiales dont ils dépendent.
Maureen O’Garret est une jeune Spatieuse dont les parents sont victimes d’un accident mortel autour de Jupiter. En parallèle, la famille de Richard Trévise décide de fuir la Terre afin d’émigrer clandestinement sur Eloane. Ils deviennent l’enjeu d’une lutte entre les corporations et les services de sécurité d’Eloane. Dans l’espace Richard découvre un monde aux règles étranges et une culture en quasi opposition à la sienne.
Ce qu’ils ignorent, c’est qu’une guerre couve : les corporations terriennes se sont organisées pour mettre fin à la domination d’Eloane et lorsqu’elles passent à l’action, Richard et Maureen se retrouvent aux premières loges.

Les plus du roman :
- le traitement original de la robotique
- en particulier les robots Beepie et Dinah : absolument craquants !
- la désorientation de Richard (que je comprends, pour ma part j’ai été incapable de visualiser Eloane malgré les descriptions)
- l’absence d’extra-terrestres, remplacés de façon très fine par 3 évolutions différentes de l’espèce humaine, avec des sociétés, cultures et systèmes politiques parfois en parfaite opposition
- l’intrigue de fond, surprenante et maîtrisée (ce qui fait de ce roman un thriller spatial passionnant !)

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