25 juillet 2011

Le diable s’habille en Prada

Roman de Lauren Weisberger, traduit par Christine Barbaste, éditions Pocket (Fleuve Noir).

Enfin un livre que je suis parvenue à terminer (il était temps que la série noir s’arrête).
Je dirais même plus, enfin un livre que j’ai apprécié, que je n’ai pas pu lâcher !

Je ne vais pas rédiger un retour de lecture trop détaillé car ce roman est un best-seller déjà très connu, donc ça n’aurait qu’un intérêt moyen. Ce que je peux dire c’est qu’ayant vu le film qui en a été tiré avant, j’ai largement préféré le roman. C’est dingue car celui-ci est une critique acerbe et ironique d’un monde du travail extrême, d’une femme absolument insupportable et que le film a réussi à le changer en… simple romance. 
Donc vous êtes prévenus, si vous avez vu le film, ne vous attendez pas à trouver des personnages aussi « tendres », car ils ne le sont pas et Andrea est loin, très loin, d’être aussi adorable et limite nunuche. Heureusement d’ailleurs car c’est ce qui la sauve.


Miranda Priestly est une garce de première catégorie et le reste, jamais rien ni personne ne parvient à ébranler ses fondations. Il n’y a rien de bon à récupérer chez elle et aucun espoir d’amélioration. Quant à Andrea, elle n’est pas politiquement correcte, fume clope sur clope (il faut au moins ça pour compenser son stress), ce qui la rend bien plus réaliste que ce personnage lisse et consensuel présenté dans le film.

Andrea, récemment diplômée, décroche un peu par accident le job d’assistante junior de Miranda Priestly, qui mène de main de maître le Runway, prestigieux magazine de mode new-yorkais. Malheureusement, ce travail, dont elle espérait qu’il lui mette le pied à l’étrier pour accéder à un poste de rédactrice, vire très vite au cauchemar. En effet, sa patronne est un tyran nombriliste et les autres employées ne sont pas tendres non plus. Andrea va vite comprendre qu’elle doit plus son job à sa grande taille et à la minceur liée aux quelques kilos perdus suite à une touristat qu’à ses compétences. Et Miranda va se faire un plaisir de lui faire entendre que sa taille 36 c’est encore trop… Surtout quand on n’a aucun goût et qu’on ne s’habille pas en grandes marques.

Les plus du roman :
- la description de l’univers de la mode (il n’est peut-être pas vraiment comme ça mais on s’en fout, c’est crédible)
- la caractérisation croustillante des personnages
- le ton ironique, parfois acerbe, de l’écriture
- la lucidité d’Andrea, la façon dont elle va se rebeller petit à petit
- le fait qu’elle n’en sort pas pour autant indemne (en cela, le film a considérablement trahi le roman)

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