1 mai 2011

Au sortir de l'ombre

Roman historico-fantastique de Syven, éditions du Riez.

Je ne vais pas cacher l’information : je connais personnellement l’auteur de ce roman (c’est le moins qu’on puisse dire…). Oui, ça fait deux à la suite (après les Fedeylins) et il y en a eu d’autres avant, est-ce que j’y peux quelque chose si je connais des auteurs qui sont très doués et publient tous les uns après les autres ? Ma foi, je trouve ça génial !
(heu, sauf si je n’aime pas leur roman, parce que c’est toujours difficile à avouer… par chance ici ce n’est clairement pas le cas).

Donc, ce roman de Syven, je l’attendais. Et de pied ferme car je lui avais dit qu’il n’était pas question que je le lise avant que ce soit un vrai roman, édité, avec ISBN sous le quatrième de couverture… Heureusement, elle n’est pas du genre à se laisser déstabiliser par ce genre de chantage.
J’ai pu, il y a quelques mois, souscrire à Au sortir de l’ombre et il est arrivé fin février tout dédicacé, directement dans ma boîte aux lettres. Limite tout chaud encore de l’imprimerie. J’ai alors fait des bonds partout et si vous cherchez dans les archives de ce blog, fin février, je me suis retrouvée face à un affreux dilemme (lire le roman de Syven ou faire un passage de correction sur le mien ? au final, toujours sale môme incapable de choisir, j’ai fait les deux…).


Et vous savez quoi ? C’est un bel objet-livre, Au sortir de l’ombre, autant je n’aimais pas la couverture à l’écran, autant elle prend sens quand on tient le roman entre ses mains et surtout… quand on le lit (car on comprend très vite pourquoi Eileen est aussi… inconsistante, si je peux m’exprimer ainsi).
Le premier qualificatif qui me vient à l’esprit pour parler de ce roman, c’est « efficace ». Dès le début, on est plongé dans l’action et on se retrouve piégé dans une Angleterre victorienne à la fois sophistiquée et angoissante sans pouvoir lâcher le roman, jusqu’à la fin. Côté défauts, je citerai l’attachement limité aux personnages (mais c’est un choix d’auteur, il est important de le savoir et de le comprendre) et la fin, qui personnellement m’a déçue Elle me donne l’impression de poser les jalons d’une suite alors que ce n’est pas le cas, ça m’a fait drôle. Question de goût personnel aussi, l'évolution dans les relations de deux des personnages principaux arrive pour moi comme un cheveu sur la soupe et ses conséquences m'ont un peu estomaquée :  la toute fin était de trop, à mes yeux, je n'ai pas aimé "rester là-dessus".
Côté plus, j’ai vraiment apprécié la caractérisation des personnages mais surtout… les Gothans. Ceux dont il ne faut pas penser le nom… Ce sont en réalité les vrais « héros », s’il est possible de s’exprimer ainsi, de ce roman. Car rien ne leur résiste et ils peuvent se gausser de ces pauvres humains qui se nourrissent de l’illusion de savoir les contenir… Ils ne font qu’attendre leur heure et ils ont tout leur temps.
Au sortir de l’ombre est donc un roman qui se lit comme on regarderait une adaptation de Marvel au grand écran, on s’en prend plein la vue, les décors finissent en miettes et le tempo est rapide. Parfois, on en retient sa respiration. Et c’est trop bon de le lire dans le noir, à la lumière d’une petite lampe, une fois la nuit tombée…

Les aethrynes se sacrifient depuis des siècles pour conserver, piégés dans leur ombre, de sinistres monstres avides de massacres : les Gothans. Elles sont épaulées dans leur sacerdoce par une guilde dont les traqueurs n’ont de cesse d’empêcher l’emprise des Gothans de s’étendre et de protéger les aethrynes lorsque par malheur l’un de ces monstres échappe à leur contrôle. Lorsque la secte des Némésis s’attaque à des membres importants de la guilde, ainsi qu’à des aethrynes, les traqueurs William, Christopher et Heinrich se chargent pour une nuit de la protection de l’aethryne lady Eileen, dont le protecteur officiel au sein de la guilde vient d’être horriblement assassiné.

Les plus du roman :
- on ne s’ennuie pas un instant ! lecture très addictive
- de ce fait, on suit les péripéties page à page en ce demandant à chaque fois comment la situation va évoluer
- la caractérisation des personnages
- le décorum, la façon dont les descriptions sont amenées, avec tact et naturel (ça ne fait pas « encyclopédique »)
- … les Gothans bien entendu, surtout celui de lady Eileen

9 commentaires:

  1. Sur la plupart des 4e de couverture après la présentation on retrouve une mini critique élogieuse de quelques lignes .
    Tu aurais pu l'écrire :D

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  2. Oui mais je crois que ça ne fonctionne que si le "parrain" de la phrase élogieuse est lui-même très connu (ou un journal). :))

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  3. Toujours sur ma liste d'achats. Je verrai comment les finances se goupillent avec le stage.
    Mais si ASDO traîne sur les stands aux Faëries, j'ai bien peur de craquer... ^^

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  4. Je vais me renseigner Niña : si les éditions du Riez ne viennent pas aux Geek Faëries, je te récupère un exemplaire dédicacé le week-end précédent aux Imaginales (c'est l'avantage de connaître personnellement l'auteur ^^).

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  5. Oh ouiiiiii oui oui oui ! \o/ Je te rembourserai aux Faëries ! Merci ! ^^
    (comment craquer en 2s chrono. XD)

    Au fait, j'adore ton lapsus... "Niña". Trop mignon. ^^

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  6. Oups, l'énorme lapsus :)) je crois que mon cycle me perturbe (j'écris tellement souvent Niña que ça fini par venir naturellement, j'ai le même souci avec Arthur qui termine immanquablement en Arthus et je ne te parle pas de l'embrouille entre Roanne et Romane *rires*).

    Sinon, plus sérieusement Nyna, c'est noté, je te prends Au sortir de l'ombre aux Imaginales.

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  7. Moi je le trouve trop mignon ce lapsus !
    (sauf que je ne suis pas une lutine, mais une fée ^^)

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  8. Sûr, mais ça dépend quel genre de fée, elles ne sont pas toutes belles et fréquentables. ^^

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  9. Moi je suis une petite fée innocente toute mignonne et gentille (c'est crédible ? lol).

    Clochette tiens ?

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