11 avril 2011

Transparences

Thriller fantastique d’Ayerdhal, version Le Livre de Poche (éditions Au Diable Vauvert).

Ce roman fait incontestablement parti de mes coups de cœurs côté lecture en 2010. J’en avais entendu parler sur le forum du collectif CoCyclics. Anecdote amusante, c’est avec un auteur du collectif que j’ai trouvé ce poche qui ne demandait qu’à être adopté, sur les quais parisiens, en août dernier.


Transparences est un roman qui est gavé de qualités : maîtrisé, avec des personnages bien campés, doté d’une plume efficace, c’est avant tout un très bon thriller qui n’a rien à envier aux maîtres du genre américains. De plus, il est assez dense pour nourrir plusieurs jours de lecture au cours desquels je suis restée accrochée, à me dire à chaque chapitre « allez, encore un peu », ce qui ne m’était pas arrivé depuis un bon moment.
Ce roman m’a donc surprise et séduite, autant que ses personnages principaux qui passent pourtant le plus clair de leur temps à se courir après dans un jeu de dupes et de faux semblants. Anne X, à la fois entière et multiple, est l’une des plus belles et des plus complexes personnalités féminines que j’aie jamais croisées dans une lecture.

Stephen Bellanger, criminologue, est employé par Interpol pour travailler sur le dossier Anne X. Cette jeune femme est potentiellement l’auteur de plusieurs centaines d’assassinats, répertoriés dans le monde entier. Elle brouille les pistes. Qui est-elle ? D’où vient cette capacité à disparaître sans laisser de trace après chacun de ses « exploits » ? L’objectif de Stephen est justement de répondre à ces questions alors qu’il doit jongler, en parallèle, avec le panier de crabes dans lequel il navigue, entre des collègues pas toujours bien intentionnés et les agents d’autres organisations qui s’intéressent aussi de très prêt à sa cible.

Les plus du roman :
- le style, fluide, efficace, qui sert le propos à la perfection
- une intrigue maîtrisée qui prend place dans notre réalité et se termine à une date clé
- les personnages, très bien campés, cohérents, avec un gros coup de cœur pour les personnages principaux
- la transparence d’Anne X et sa qualité de Nageur de foule (en ce sens le début du roman à lui seul est bluffant) qui ne seront jamais vraiment expliqués mais parfaitement exploités

Note : Transparences fait l’objet d’une suite, Résurgences, à ne pas confondre avec le roman du même nom d’Emmanuelle Maia (très bon lui aussi mais dans un tout autre style et genre).

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