13 avril 2011

Le Dieu vampire

Roman fantastique-terreur de Jean-Christophe Chaumette, L'éditeur.

Ce roman, rapporté du festival Miroirs du Futur de Civray (86), a été pour moi une sacrée bonne surprise. De celles à ranger au côté de L’enfant des Cimetières, de Sire Cédric, c'est-à-dire un roman dans la plus belle veine de ceux qui furent édités par Pocket terreur quand la collection existait encore. Le genre de roman qui me rappelle mon adolescence (je ne lisais rien de vraiment recommandable, je sais).
Autant dire que je trouve la couverture superbe, mystérieuse, élégante, juste ce qu’il faut : elle colle tout à fait au contenu.

Par contre, si vous ne l’aviez pas compris : c’est à réserver à un public averti, Le Dieu vampire contient des scènes violentes.


Le seul défaut du roman Le Dieu vampire, à mon humble avis, c’est le traitement des personnages. Je connais au moins une personne qui a reposé le livre à cause de ça. J’ai pour ma part réussi à faire avec cette faiblesse, mais c’est vrai qu’au début j’ai été perturbée par le fait qu’on a du mal à cibler quels sont les personnages principaux. En plus l’héroïne est une plus-que-parfaite (heureusement, ce qui a sauvé ce cas, c’est que l’auteur montre ce que ses collègues pensent d’elle, la surnommant Lara Croft, et cette ironie est parvenue à la rendre un peu plus humaine… m’enfin, vu ce qu’elle fait à ses rats, pas trop quand même). La surprise quand même, c’est que la beauté de Sophie est réellement exploitée par l’auteur, elle apporte quelque chose dans l’intrigue, et ça c’est bien trouvé (mais je n’en dirai pas plus justement pour ne pas dévoiler l’intrigue).
Mon personnage préféré reste Christian, beaucoup plus humain et accessible.

Donc, côté personnages, j’ai eu un peu de mal et d’autres lecteurs en ont eu encore plus. Alors, me direz-vous, pourquoi tant d’enthousiasme autour de ce roman ? Eh bien parce qu’il revisite de façon géniale le mythe du vampirisme ! Si comme moi vous ne supportez pas Twilight et dérivés, ça pourrait vous plaire. Là, clairement, les vampires sont des monstres de sadisme. Ce n’est pas tant le sang qui les intéresse que la souffrance.

Une équipe de scientifiques exhume le tombeau de Gengis Khan, en Mongolie. Un étrange ovoïde, découvert dans le mausolée, attire leur attention. Pourtant, dès le lendemain, un membre de l’expédition est pris de folie furieuse et provoque la mort, dans des conditions atroces, de l’un de ses collègues. De retour en France, Sophie, membre de l’expédition, va étudier l’ovoïde.
En Suisse, un psychiatre réputé envoie, peu avant d’être assassiné, des documents obtenus auprès d’un moine roumain, dans lesquels il est question de la confrérie de l’Ordre du dragon.
Christian, le fils du psychiatre auquel étaient destinés les documents, va enquêter pour comprendre les raisons de la mort de son père.

Les plus du roman :
- l’intrigue, maîtrisée et efficace
- les ‘vampires’ (bon sang, ils font froid dans le dos !)
- la façon dont l’auteur revisite l’histoire et esquisse le portrait de ses « grands barbares » en y associant sa vision du mythe (et là c’est clair, c’est tellement crédible que ça en donne des frissons)
- l’originalité avec laquelle l’auteur a revisité un genre pourtant mille fois ressassé

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