21 avril 2011

Confessions d'un automate mangeur d'opium

Roman d’uchronie steampunk matinée de polar de Fabrice Colin et Mathieu Gaborit, éditions Motifs pour la présente édition (initialement édité en 1999 aux Editions du Rocher)

Ce petit roman est arrivé sur ma pile à lire lors des Utopiales. J’ai trouvé l’objet-livre tout mignon, le titre amusant et Pingu s’est exclamée : « Oh, je l’ai lu dans sa première publication celui-là, il est sympa ! », du coup je suis repartie de la librairie du festival avecles confessions dans l’escarcelle.
Concernant le livre en lui-même (l’objet), pas de regret car il est vraiment joli, solide et du format idéal pour être promené partout.


Par contre, concernant le roman, je reste mitigée. D’un côté j’ai trouvé la lecture facile et sympa, avec un décor parisien XIXème bien campé, complètement revu pour y intégrer les évolutions liées à la découverte de l’Ether. D’un autre, j’ai trouvé que trop d’idées, d’axes, n’étaient pas aboutis par les auteurs (les effets secondaires de l’Ether par exemple, sujet d’étude de Théo dont j’ai cru qu’ils auraient une importance capitale pour l’intrigue, alors que finalement pas…). Je suis restée sur ma faim sur pas mal de points et j’ai aussi eu des questions en cours de lecture, des choses qui m’ont dérangées (ce qui signifie que je suis passée en « mode alpha », clin d’œil à CoCyclics, ça vire parfois à la déformation).
En fait, j’ai eu l’impression que les deux auteurs se sont partagés l’écriture (l’un prenant Margo, l’autre Théo, car le roman est écrit un coup avec la voix d’un personnage, un coup avec l’autre) et qu’ils n’ont pas parfaitement accordé leurs violons. C’est peut-être une impression erronée, mais elle est persistante. Puis le train de vie de Margo et le guépard apprivoisé en appartement, j’ai trouvé ça, comment dire… too much.
Du coup, je reste sur l’impression d’une lecture sympa, sans plus.
(puis je ne sais pas ce que les auteurs français ont avec Sarah Bernhardt, à chaque fois que je lis un roman qui se déroule à Paris fin XIXème, il faut qu’elle apparaisse dans le décor, ça fini par devenir un cliché !)

Paris en 1899… Alors que la force de l’Ether a révolutionné l’industrie et la société, Margo, jeune comédienne, apprend la mort de sa meilleure amie. Refusant la théorie d’un suicide, elle  décide d'enquêter et elle est aidée dans sa démarche par son frère, psychiatre. Rapidement, ils s’aperçoivent que le père d’Aurélie n’est pas seulement choqué par le décès de sa fille mais qu’il souffre d’une profonde culpabilité : c’est lui qui aurait trouvé l’automate responsable du drame. Automate qui semble attirer bien des convoitises…

Les plus du roman :
- les décors, vraiment soignés (immersion garantie !)
- l’envers de ces décors
- l’automate
- le rythme entraînant de l’intrigue
- les modes de déplacement

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