21 août 2014

[Série] Succubus

Romans bit-lit de Richelle Mead, traduit par Benoît Domis, éditions Bragelonne.

Depuis le temps que l’on me parlait de bit-lit (à savoir, « littérature qui mord ») je m'étais fait la remarque fin 2010 qu'il fallait bien que j’en lise un opus pour me faire ma propre idée. Sauf que je n’osais pas en acheter. Les couvertures du genre, surtout en format poche, ont plutôt un effet rédhibitoire sur moi (ça ne s'est pas amélioré depuis).
J’ai été aidée par Syven pour passer le cap car elle a fait circuler Succubus Blues après l'avoir lu, ce qui m'a permis de découvrir ce titre début 2011. Ma grande erreur a été de ne pas m'arrêter à ce tome 1, bien mignon mais dont les défauts auraient dû me retenir d'attaquer la suite en 2014. Ca m'apprendra à me montrer trop curieuse...

Succubus Blues

 
J'assume cette lecture, j'avais besoin d'un truc léger et qui coule tout seul, elle est donc tombé à point nommé.
Ma première impression après lecture, c’est que c’est... mignon. Le succube n'est pas crédible comme démon ou du moins créature damnée, trop mignonne et attachante, rien à voir avec la version d'un Sire Cédric ! (oui, j'ai conscience que la comparaison est tout bonnement impossible)
En tout cas, même dans les pages de Piments & Muscade, nous avons invité des succubes plus convaincants (hum, là c'est lamentable : je ne perds jamais une occasion de prêcher pour ma paroisse...).

Pour tout dire, Georgina Kincaid, c’est le genre de fille qu’on aimerait avoir comme libraire, ou même comme voisine ou copine. Pour un démon, avouez que ça la fiche mal.
Ainsi, ce roman peut avoir deux effets sur d’anciens joueurs d’In Nomine Satanis : les faire hurler et refermer le livre ou les faire marrer. Il faut dire que ça va quand même très loin : l’archange et l’archidemon de Seattle traînent ensemble comme des vieux potes, au lieu de se mettre proprement sur la gueule comme ils sont censés le faire. Cela m’a beaucoup faire rire !

Bref, pour moi c'est bien de la chick-lit avec une touche fantastique / urban fantasy, ce roman est amusant, distrayant, inoffensif. Même les scènes de fesses sont convenues, pas de quoi choquer.
Je n’achèterai pas le tome 2 Succubus Nights, mais si je tombe dessus, je ne le bouderai pas non plus.

Libraire le jour, succube la nuit, Georgina Kincaid adopte l’apparence qui lui plait et peine parfois à gérer l’attirance qu’elle provoque sur les humains de son entourage. Le problème, c’est qu’elle ne gère pas non plus les effets de son statut et ne peut pas développer une relation sans mettre en réel danger son amant.
Pourtant les fantasmes romanesques du succube devront attendre : anges, démons et autres créatures ne sont plus en sécurité car quelqu’un a décidé de jouer les justiciers et sa notion du bien et du mal ne s’encombre pas des limites habituelles.

... quelques années plus tard... 


J'ai profité de mon orgie estivale de romans pour me replonger à deux pieds joints dans la série et je l'ai entièrement lue. Ce fut un sacré marathon car les romans sont longs (trop, surtout les 2 deniers qui auraient mérité d'être poolés en un seul) et que, plus ça va, moins ça va.
Je ne vais donc pas palabrer sur les tomes 2 à 6, juste mettre la fiche à jour avec leurs couvertures et 4ème de couverture (attention aux spoilers !).
Pour résumer, les 2ème et 3ème tomes passaient encore, car les intrigues restaient sympas. Ensuite, ça se dégrade sérieusement. L'auteur a fait traîner sa série en longueur, plus on avance, plus tout tourne exclusivement autour des pauvres malheurs de Georgina, qui devient littéralement passive-pleurnicheuse à plein temps sur les deux derniers volets de la série. Trop pour moi. 
Au point que lorsque son archidémon lui redresse les bretelles, je le trouvais encore bien trop gentil... De plus, je me répète, à quoi bon avoir un personnage âgé de plus de 1500 ans s'il ne se comporte jamais comme tel ?

Cette série m'a tellement agacée, à la fin, que je regrette de m'y être remise et surtout d'avoir passé autant de temps dessus... Alors que certaines idées et le fil rouge sont malgré tout bien sympa. Je pense que ce qui m'a fait décrocher, surtout dans Succubus Revealed, c'est la manie systématique de l'auteur de tout faire passer par les autres personnages car sa narratrice est trop déprimée (ou trop conne ?... sincèrement, ça se discute !) pour réfléchir et agir par elle-même. Jusqu'à la toute dernière décision finale, qui lui est soufflée par l'ange Carter, alors qu'avec sa soi-disant expérience et un peu de bon sens, elle aurait pu faire son choix par elle-même... (surtout qu’elle traîne depuis le tome 3 une vision qui la met sur la voix, en plus).

Succubus Nights





L'amour, ça fait mal. Et nul ne le sait mieux que Georgina Kincaid, à qui il suffirait d'embrasser son petit ami pour le vider de sa force vitale. Car Georgina est un succube, un démon qui tire son pouvoir du plaisir des hommes. C'est vrai qu'il y a des compensations plutôt sympas : elle peut changer de corps à volonté et elle est immortelle. Mais ne pas pouvoir roucouler avec le seul homme qui l'accepte comme elle est, c'est trop injuste ! Dans la librairie où elle travaille, c'est aussi un peu chaotique. Son collègue Doug a un comportement pour le moins étrange et Georgina soupçonne quelque chose de bien plus démoniaque qu'une overdose d'expressos. Et voilà que son meilleur ami immortel, un incube irrésistible, l'appelle sur une mission de séduction plus que délicate. Une fois encore, Georgina va devoir remuer le ciel et l'enfer - et vite !

Succubus Dreams




Rien ne va plus pour Georgina, même sa liaison avec Seth ! Pour commencer, pas de sexe entre eux : Georgina étant un succube, elle pourrait tuer son amant par mégarde. Voilà qui douche les plus brûlantes ardeurs ! En plus, une entité maléfique s'en prend à elle durant son sommeil. Notre succube fait donc face à un double défi : reprendre le contrôle de sa vie amoureuse, et lutter contre un terrible ennemi. Si Georgina échouait, le monde des mortels pourrait ne plus jamais connaître le repos !

Succubus Heat




Georgina Kincaid est un vilain, vilain succube : depuis sa rupture avec l'auteur de best-sellers Seth Mortensen, elle est devenue si insupportable que son patron Jerome, l'archidémon de Seattle, décide de la " prêter " à l'un de ses rivaux... et de lui faire jouer les Mata Hari. Mais Jerome est enlevé et Georgina perd ses pouvoirs ! Point positif : rien ne l'empêche plus de coucher avec Seth sans l'estourbir - sauf un détail: sa nouvelle petite amie. Georgina semble être la seule à vouloir retrouver Jerome, et elle a peu de temps avant que l'enfer se déchaîne...

Succubus Shadows




Georgina Kincaid a beau avoir des superpouvoirs, l'organisation de mariages n'en fait pas partie. Surtout s'il s'agit de celui de son ex ! Heureusement qu'entre les activités déprimantes, comme regarder Seth en épouser une autre ou chercher une robe de demoiselle d'honneur, la libraire démoniaque a des distractions. Par exemple suivre les progrès d'un succube fraîchement débarqué à Seattle qui tente de corrompre le futur marié. Mais le danger rôde : une force mystérieuse envahit les pensées de Georgina et tente de l'attirer vers le côté obscur.

Succubus Revealed




Georgina a eu l'éternité pour comprendre le sexe opposé, et pourtant des hommes parviennent encore à la surprendre. Comme Seth Mortensen, qui a risqué son âme pour être avec elle. Mais avec un patron comme Lucifer, Georgina ne peut pas simplement raccrocher. Elle est même obligée d'accepter une mutation à Las Vegas. Le rêve de tout succube qui se respecte. Sauf que c'est louche : pourquoi les autorités de l'Enfer sont-elles si pressées de l'éloigner de Seattle et de Seth ?

2 commentaires:

  1. J'adoreeeeeeeeeeeee cette saga :)

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    1. Elle est super populaire. Pour ma part, je regrette vraiment de l'avoir lue, ce n'était pas pour moi et j'ai un peu (beaucoup) l'impression d'avoir perdu mon temps avec... :(

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