17 février 2011

Les yeux d'Opale

Roman mi-fantasy mi-SF de Bénédicte Taffin, éditions Gallimard jeunesse.

Il y a une différence énorme entre ce roman et ceux des dernières fiches de lecture que j’ai rédigées : c’est vrai, Les yeux d’Opale me sont tombés des mains, pourtant je ne peux pas accuser le roman en lui-même ni son auteur, c’est juste un problème de rencontre qui ne s’est pas fait entre Opale et moi (et ce sera la même chose pour le roman suivant, L’homme qui voulait vivre sa vie).


Difficile pour moi d’expliquer ce qui n’a pas fonctionné. Malgré tout l’attrait de la présentation de deux cultures radicalement différentes, dont on sent qu’elles vont rentrer en contact, j’ai rapidement peiné à tourner les pages. Je suppose que je ne me suis pas assez attachée aux personnages pour avoir envie de les suivre (pourtant, j’adorais le concept des chimars).
J’ai trouvé qu’il y avait un sacré manque de descriptions des personnages, puisqu’on parle d’eux. Quand j’ai compris pourquoi, après avoir commencé à lire en diagonale pour savoir s’il fallait que je me force à poursuivre, j’ai définitivement refermé le roman (certains lecteurs ont adoré, perso je me suis sentie trahie).
J’ai aussi eu beaucoup de mal à trouver attachant ces adolescents (ado-lassants ?) que j’ai trouvés à la fois ennuyeux, trop sérieux, et plutôt immatures dans certaines réactions. Sachant qu’il n’y a aucun second degré pour apporter une touche d’humour ou de légèreté, cela ne m’a pas aidée à ressentir la moindre empathie pour eux.

Ensuite, dans les autres points négatifs, il y a des passages un peu étranges auxquels j’ai eu du mal à adhérer. Par exemple des IA qui contrôlent tout sur Onyx ne trouvent pas de planètes à visiter et le jeune héros de service Angus, pour qui l’université est juste un « passe-temps », fait mieux qu’elles en un temps record.
Là, j’ai franchement eu du mal à adhérer.
Mais moins qu’avec la base octale… Un truc, si vous lisez le roman, les annexes ne le disent pas explicitement :
- si le huit est devant, c’est une addition : huit-un = neuf
- si le huit est derrière, c’est une multiplication : deux-huit = seize
Ca vous aidera ! Si si !

Mais ce qui m’a le plus sortie de ma lecture - à plusieurs reprises – ce sont les calendriers. J’ai en effet besoin de bien visualiser les choses et j’ai du mal avec les approximations, donc à chaque fois j’ai eu un mal fou à bien visualiser les ordres de grandeur. Au bout d’un moment, j’ai arrêté de faire des efforts et du coup j’ai perdu en précision dans ma lecture… Ce qui n’est pas bien grave au final, puisque je n’ai pas terminé celle-ci.

Bref, la rencontre ne sait pas faite et j’ai abandonné à mon grand regret. Si vous voulez lire des avis bien plus positifs que le mien, je vous invite à jeter un œil sur les dissections batraciennes.

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